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( 5 août, 2015 )

Depuis quand n’ai-je pas dit je t’aime ?

Depuis combien de temps n’ai-je pas dit je t’aime ?

Moi qui l’ai tant rêvé, crié et même chanté !

Mais, murmuré les yeux dans les yeux comme un poème,

Voilà bien des rêves que ça n’est pas arrivé !

Et depuis combien de temps ne m’a-t-on pas dit je t’aime 

Ailleurs que dans des chansons ou dans mes rêves, parfois ?

Depuis quand n’ai-je pas séduit, ensorcelé, envoûté même ?

Depuis quand personne n’a-t-il posé son cœur sur moi ?

Quel est ce sort qui me rend invisible à l’amour ?

Quelle malédiction me tient loin des passions brûlantes ?

Quel sortilège me prive de caresses et de baisers velours ?

Quel démon m’interdit ces émotions troublantes ?

Depuis quand ne voit-on plus en moi que la bonne copine ?

Celle qu’on aime comme une sœur, qu’on enlace comme une amie,

Celle qu’on provoque un peu, celle avec qui on badine,

Celle qui sourit toujours mais dont le cœur est à l’agonie !

Je l’ai rêvé si souvent, cet amour idéal,

Tour à tour éternel, fugace ou passionné…

Solide comme un roc, pur comme un beau cristal,

Changeant au fil des âges et au long des années !

J’ai rêvé cent mille fois les tout premiers regards,

Imaginé aussi les gestes, les sourires complices,

 Ces petits jeux d’approche et ces moments à part,

 Inoubliables  instants où on se cherche avec malice !

J’ai fantasmé des nuits entières le premier rendez-vous

Quand rien n’est sûr encore mais que tout est possible,

Quand on retient ses gestes, quand les mots se font doux

Et que vers une étreinte tout doucement, on glisse !

Si souvent j’ai cru voir le feu dans un regard

Quand ce n’était qu’un reflet de mes désirs cachés.

Si souvent j’ai volé, si haut, tel un Icare

Pour un mot mal compris, un geste interprété !

Dans les danses j’ai projeté des moments bien plus tendres,

Pendant qu’une gentillesse f’sait exploser mon cœur

En poussière d’espérance, en éclats d’or et d’ambre,

Ou qu’un sourire m’ouvrait un ciel de pur bonheur !

Mais le temps a passé, les rêves s’en sont allés,

L’illusion s’est perdue quand les rides sont venues,

A chaque cheveu blanc  l’espoir s’est éloigné,

Eté après hivers, le mirage douc’ment a disparu !

Encore combien de temps avant que j’n’ai  plus une chance

De faire encore une fois le voyage de l’amour ?

De vivre la magie d’une rencontre, la force d’un silence ?

Me reste t-il une chance de dire  je t’aime un jour ?

 

Colmar – 5 Août 2015

( 17 juin, 2015 )

L’amour

Y a-t-il quelqu’un en ce monde qui sache ce qu’est l’amour ?

L’amour filial, l’amour pour ses enfants, ça, je sais bien !

L’amour des mots, de la nature, des belles histoires, je vois toujours !

Mais l’A – Mour, celui avec un grand A, romanesque, Hollywoodien ?

C’est la question…

A 15 ans, je le rêvais unique, éternel et passionné,

J’étais Scarlett, Angélique ou Mariane,

J’imaginais des rendez-vous secrets et des baisers volés

Sur l’envol endiablé d’une guitare tzigane !

Illusion….

A 16 ans, il était pour moi, un despote, un tyran,

Un roi cruel qui balaie tout sur son passage,

Qui nous laisse à genoux, meurtris et vides dedans

Et qui noircit nos vies et nos cœurs comme un ciel d’orage !

Déception…

A 20 ans, j’ai cru que douceur, humour et complicité

Seraient les clés d’un amour solide, durable,

Que loin du feu des étreintes passionnées,

L’amour grandirait, vieillirait, sincère et véritable !

Réclusion….

A 25, je l’ai compris, pas d’Amour sans Liberté !

Ce n’est qu’un jeu, cache-cache ou poker, mais juste un jeu !

Un pas en avant, deux en arrière, s’attendre, se chercher,

Se trouver et puis se perdre…et puis se noyer dans ses yeux !

Perversion…

A 30, c’est dans une famille, une tribu, un clan

Que j’ai pensé, enfin, construire une belle histoire !

Trouver dans la tendresse d’un amour confiant,

Le reflet de mes rêves, les rêves de ma mémoire !

Diversion….

Aujourd’hui, j’ai vieilli et le temps a passé,

Et peut-être, oui, peut-être ai-je finalement compris

Qu’au fond, jamais, je ne me suis trompée,

Que l’Amour n’est pas « un », prévisible, défini

Mais qu’il est la somme de nos rêves,  nos espoirs,

Qu’il est toutes tes musiques, qu’il est toutes mes danses,

Qu’il est exactement ce que l’on veut y voir,

Un jardin ordonné ou une jungle sombre et noire…

Et qu’il soit feu de paille ou passion dévorante,

Ou bien sage et tranquille, serein et sans surprise,

Qu’il soit jour de tempête ou lumière éclatante,

Sur une plage au soleil ou au cœur de Venise,

C’est la même destination…

Et qu’on le veuille ou non, qu’on y croie ou bien pas,

Qu’on s’y accroche, qu’on s’en défende,

Qu’on le cherche sans fin, qu’on le fuie à chaque pas,

Qu’on le vive, qu’on le rêve, qu’on le pleure ou l’attende,

On n’y échappe jamais,

       On n’y renonce jamais,

             On ne l’oublie jamais

                    Ce n’est plus la question….

 

Colmar – 4 mars 2015

 

 

 

( 17 juin, 2015 )

Les étoiles filantes de ma vie

C’était pour un pari, comme on fait à 16 ans,

Un défi un peu fou qu’on se lance en riant !

Emportée par la fougue de mon adolescence,

Au premier à entrer, j’offrirais une chance !

Mes amies ont dit : NON ! Surtout pas celui là !

Il est trop dangereux, c’est toi qu’il croquera !

Mais mes yeux ont croisé l’éclat vert d’un regard,

Et au premier sourire, c’était déjà trop tard !

Mon cœur en mal d’amour d’un batt’ment s’est soumis,

Au charme ravageur, à mon tour, j’ai souri !

Quand à l’aube naissante vint le dernier baiser,

Je souriais aux anges, j’étais prête à aimer !

Mais ce premier amour, pour lui n’était qu’un jeu,

Pour lui sans conséquence, pour moi jeu dangereux !

J’ai promené ma peine pendant bien des années,

Hantée par son sourire, ses mains et ses baisers,

Et son regard brûlant m’a tenue prisonnière,

M’a poursuivie longtemps dans mes nuits solitaires !

 

Bien des années plus tard, en plein cœur de l’hiver,

Je cherchais le bonheur, au fond de quelques verres

Au hasard d’une soirée dont je n’attendais rien,

Rien d’autre que l’oubli de mon triste destin…

Perdue dans mes pensées, la tête ailleurs et le cœur lourd,

Je crois que je cherchais comme une issue de secours !

Quand mon cœur endormi, d’un rire s’est réveillé,

Quand mon regard perdu vers une flamme s’est tourné !

Au-delà de la flamme pour m’offrir du feu,

Deux yeux bleus me fixaient rieurs et malicieux…

Ainsi a commencé ce qui est à ce jour,

Sans doute mon plus ardent et mon plus bel amour !

Mais mon destin n’est pas, il est clair, d’être heureuse,

La vie m’a tout repris, c’est une garce, une menteuse !

Je l’ai haï, je crois, autant que je l’aimais

Et une partie de moi est à lui à jamais !

C’était il y a longtemps, c’était y’a plus d’vingt ans,

Mais comme dit la chanson, rien ne s’efface vraiment,

Et comme dans la chanson, il revient me chercher,

D’un coup de fil, d’un message il m’empêche d’oublier !

Je lui garde une place, une infinie tendresse,

Peut-être par amour ou par simple faiblesse !?

 

Pendant toutes ces années, quand il se jouait de moi,

J’ai trouvé dans un rêve, un sourire, une voix,

La balance idéale, la force, le réconfort

Dans les mots d’une idole, sa musique, ses accords !

Il faut dire qu’à mes yeux, ils se ressemblent tant,

Que j’aime l’un pour l’autre…ou bien inversement !

Pathétique et risible, puéril bien sûr…

…On combat comme on peut les peines et les blessures !

 

Et puis, plus récemment, dans une autre soirée,

J’ai croisé d’autres yeux qui m’ont fait chavirer !

Je n’m’y attendais pas, c’était si surprenant…

C’est pour moi ce sourire ? Wouah ! qu’est ce qu’il est craquant !

Méfiante et sur mes gardes, j’ai voulu résister,

…Jusqu’à l’instant fatal où nous avons dansé !

Ses yeux au fond des miens, ses mains posées sur moi…

Le temps s’est arrêté, j’y ai cru encore une fois !

Depuis lors on se croise, on s’observe…et j’attends !

Il m’arrive même de croire au jeu des sentiments,

Quand il cherche ma présence, quand il croise mon regard,

Ou quand certains matins, il se montre plein d’égards !

Et même si je sais que c’n’est qu’une illusion,

Je garde encore l’espoir de nouvelles émotions !

 

Voilà, ils sont tous là, les hommes de ma vie,

Ceux pour qui j’ai pleuré, ceux par qui j’ai souri,

Et si, dans d’autres lits, j’ai cherché le bonheur,

Aucun autre n’a su apprivoiser mon cœur !

Ils restent les geôliers de mon cœur enchaîné,

Les fantômes de ma vie, ma croix, ma destinée.

Et si l’un revenait, ironie de l’histoire,

Les autres ne me laiss’raient pas l’ombre d’un espoir !

Ils m’ont aimée un soir, je les aime toujours,

Car on n’guérit jamais, des blessures de l’amour !

 

 

Herrlisheim – 5 février 2015

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