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( 29 février, 2016 )

L’amour qui ne dit pas son nom,

Puis-je le dire ?  En ai-je le droit ?

Est-ce une réalité ou juste une illusion ?

Est-ce ma solitude qui me porte vers toi ?

Ou le fruit défendu de mes désillusions ?

 

Pourquoi choisir de voir un signe du destin

Dans tous ces petits riens jetés là, par hasard ?

Pourquoi ne pourrais-je pas poursuivre mon chemin

Sans chercher dans mon ciel l’ombre de ton regard ?

 

Qu’y-a-t-il donc en toi qui enivre mon cœur ?

Quel est ce mauvais sort qui trompe ma raison,

Qui la rend maladroite, bancale et sans pudeur,

Qui lorsque je m’éloigne me jette comme en prison ?

 

Depuis bien des années, tu marches à mes côtés,

Tu es comme une bouée, lors de tous mes naufrages,

Invisible présence où je puise ma fierté,

Une lumière dans mes nuits, une flamme dans mes bagages !

 

Lorsque gronde l’orage sur mes étés fragiles,

C’est en toi que je trouve la force d’avancer,

C’est ta voix qui me porte vers des eaux plus tranquilles

Lorsque les vents contraires me jettent sur les rochers !

 

Tu es, quoiqu’on en dise, mon plus fidèle amour,

Celui qui ne meurt pas, celui qui ne trompe pas !

Un amour différent mais qui revient toujours,

Un amour qu’on ne nomme pas, un amour qu’on n’dit pas !

 

C’est l’amour idéal des rêves de mon enfance,

Dangereux sentiment, si on n’y prend pas garde,

C’est l’amour interdit, qui ne vit qu’en silence,

Celui que l’on camoufle, qu’on renie, que l’on farde !

 

C’est l’amour qu’on se cache à soi-même, quelquefois,

Celui qu’on ne reconnaît que face à son miroir !

C’est l’amour qu’on espère voir fleurir près de soi,

Mais dont on n’ose rêver qu’à l’abri des regards !

 

C’est l’amour dont on dit qu’il n’est pas de l’amour,

Même s’il en a la force, s’il en a les couleurs !

C’est un mirage, un rêve, de l’esprit un mauvais tour,

…Une folie peut-être, une tromperie du cœur…

 

Je ne peux pas le dire, je n’en ai pas le droit,

Et pourtant tu es là, à chaque coup du sort,

Tu n’es qu’une illusion, une petite part de moi,

Et pourtant c’est bien toi, qui me ramènes au port !

 

Alors même s’il est vrai que j’n’en ai pas le droit,

Que mon cœur me trompe, que mon esprit s’égare,

Cet amour qu’on n’dit pas, je te le dois, je crois,

Qu’importe qu’aux yeux du monde, il ne soit qu’illusoire…

 

De tous mes rêves, il est, le plus grand, le plus long.

Qu’elle se noie dans les larmes, ou nage dans le bonheur,

Il accompagne ma vie dans toutes ses saisons,

Et m’offre des arcs-en-ciel d’amour et de couleurs !

 

 

Herrlisheim – 28 février 2016

( 26 janvier, 2016 )

Femmes en perdition,

De tout temps, aux quatre coins du monde et malgré la peur,

Des femmes se sont levées pour lutter, prendre les armes !

Pour défendre leur famille, leurs vies ou leurs valeurs,

Elles n’ont pas hésité, ont refoulé leurs larmes !

 

Aujourd’hui encore, bravant tous les dangers,

Certaines engagent leur vie et combattent la terreur !

Pour l’avenir de leurs filles, et pour leur liberté,

Elles s’opposent aux canons, se battent avec ardeur !

 

Dans les cités en ruines, ou au cœur des déserts,

Armées de vieux fusils, leur voile en étendard,

Elles refusent l’esclavage et lui préfèrent la guerre,

La rage dans le cœur, l’honneur dans le regard !

 

Pour leurs droits, leur bonheur, pour pas vivre à genoux,

Elles défient les pouvoirs, d’une photo ou d’un mot !

Quitte à mourir un jour, autant mourir debout,

Le voile ou la prison, elles choisissent les barreaux !

 

Face à tant de courage, à tant d’abnégation,

On ne peut que prier qu’elles en sortent victorieuses,

Face à leur engagement, leur détermination,

On se doit d’espérer pour elles, une fin heureuse !

 

Quel que soit le terrain où sévit la terreur,

La liberté, un jour, leur devra son retour !

Parce que ce sont des mères, parce que ce sont des sœurs,

Elles seules sauront, un jour, faire triompher l’amour !

 

…C’est c’que j’ai toujours cru, et toujours proclamé,

Car il n’y a que des femmes pour en libérer d’autres !

Tout ce qu’au fil du temps, notre « cause » a gagné,

Le fût grâce à des femmes, debouts, malgré l’opprobre !

 

Pourtant…il en est quelques-unes dans cette guerre sans nom,

Des femmes qui en conscience, soutiennent les bourreaux !

Planquées derrière leur voile, elles rejoignent les démons,

Leur prêtant allégeance pour « leur monde nouveau » !!!

 

Alors qu’ici, on lutte, pour soutenir des femmes

Victimes des violences d’un époux abusif,

D’autres se livrent corps et âmes

Aux monstrueuses lois d’un pouvoir oppressif

 

Bien sûr, je peux comprendre le joug des traditions,

Et le poids séculaire de croyances millénaires,

Mais quelle excuse ont celles qui n’ont pas cette pression

Pour perdre leur liberté, s’enfermer volontaires ?

 

Mon cœur est en prison, déborde de colère !

J’ai beau chercher un sens, je ne peux pas comprendre!

Comment, en femme libre, peut-on partir en guerre,

Soutenir la terreur, réduire des vies en cendres ?

 

Non ! Je ne comprends pas le choix de l’esclavage !

Je ne peux accepter cette philosophie,

Quand tant d’autres par le monde souffrent de tels ravages,

Quand tant d’autres sont brisées et privées de leur vie !

 

Sont-elles donc si naïves, ou si désespérées

Pour s’offrir en pâture à des hommes sans honneur ?

Ne comprennent-elles donc pas qu’elles cesseront d’exister,

Qu’elles n’ont, pour ces sauvages, pas la moindre valeur ?

 

Reléguées au plus bas d’la condition humaine,

Isolées, rabaissées, sans pouvoir et sans voix,

Leur choix est une insulte à la très longue chaîne

De celles qui de tous temps ont lutté pour nos droits !

 

Qu’un homme puisse répondre à l’appel des sirènes,

A leurs promesses de gloire, de richesses, d’idéal…

C’est naïf sans doute, mais de « nature humaine »,

A défaut d’accepter, on peut comprendre le mal !

 

Mais qu’une femme décide, en connaissance de cause,

D’abandonner ses droits, de condamner ses sœurs,

Ne m’inspire que mépris, et colère à haute dose,

Et me laisse dans le cœur, le goût amer de la rancœur !

 

Herrlisheim – 26 janvier 2016

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