( 21 juillet, 2017 )

Les impatiences de la fille en rouge

Ce soir la fille en rouge glisse dans mon miroir,

Elle bouscule mes pensées, m’entraîne loin de mes ports,

S’agace de mes errances dans le flou d’ma mémoire,

De mes hésitations, de mes doutes, mes remords…

 

Elle tire sur ses chaînes, se glisse hors de sa cage,

Revient des souvenirs que j’avais endormis,

Toute à ses impatiences, elle trépigne, elle enrage

De nous voir assises loin du rêve qui s’enfuit…

 

Elle m’arrache un sourire d’une photo retrouvée,

Caresse mes émotions d’un souv’nir qui surgit,

Elle me dit que j’ai tort de n’pas avoir osé

Provoquer une chance de montrer qui je suis…

 

Elle glisse dans mes rêves des images insensées,

Construit des scénarii de rencontres (d)étonnantes !

Elle brouille ma raison, fausse ma réalité,

Trouble mes émotions de rêves insolents…

 

Elle repousse les limites de mon imaginaire,

Et je ris malgré moi des folies qu’elle me souffle,

Pour elle rien d’impossible, ses frontières se libèrent,

Et à la retenir, je m’épuise, je m’essouffle !

 

Elle se moque de mes doutes, de toutes mes frustrations,

Me reproche ma réserve et les mots qui me manquent,

Elle dit que j’aurais pu vaincre mon émotion,

Et faire un pas de plus pour sortir de ma planque !!

 

Elle dit qu’on n’gagne rien à rester à attendre

Le mot tant espéré, le geste qui rassure,

Elle dit que le temps passe, que c’est à moi d’apprendre

A provoquer la chance, à contourner les murs !!

 

Mais je n’ai que mes mots à offrir en partage,

Mes rêves de papier, mes joies et mes espoirs,

Tous ces mots envolés, lancés vers les nuages,

Perdus dans l’infini, espérances illusoires…

 

Et d’année en année, de saison en saison,

Au fil des mots qui chantent, au cœur des mots qui pleurent,

J’n’ai pas trouvé l’histoire, j’n’ai pas trouvé le ton

Qui sache le faire sourire ou émouvoir son cœur…

 

Pourtant je tente encore, au gré des émotions

D’attirer un regard sur les mots que je trace,

A chaque nouvelle ballade, j’oublie la déception,

Je veux y croire encore, lucide, mais tenace…

 

…/…

 

Mais voilà déjà l’aube qui point et me sourit,

A mes attentes seul, me répond le silence !

Je chasse la fille en rouge aux frontières de ma nuit,

Pour trouver dans le jour de nouvelles espérances…

 

Herrlisheim – 4 juin 2017

( 16 juillet, 2017 )

Nos rendez-vous

Hier comme aujourd’hui, il est des rendez-vous

Dont on sort plus léger, peut-être aussi plus fort,

Et même le cœur en vrac et les rêves un peu flous,

De tous nos rendez-vous, je rêve quand je m’endors…

 

Un à un ils s’annoncent, quand s’achève l’hiver,

Illuminant nos jours de l’éclat d’une promesse,

Ils nourrissent d’un sourire les cœurs solitaires,

Des folies de l’été, nous redonnent l’ivresse…

 

Ils promettent les plaisirs des folies vagabondes,

L’émotion retrouvée de tous nos souvenirs,

Ils promettent des voyages loin du gris de ce monde,

Ils réveillent nos rêves d’un souffle d’avenir !

 

Chaque année malgré nous, quand pointe le printemps,

On scrute les nouvelles, on attend le message,

On perd un peu patience, on piétine, on attend,

Qu’un mot ou un clin-d’œil annonce le voyage…

 

Et quand enfin surgit la joyeuse nouvelle,

Commence le décompte qui affole les cœurs,

Comme l’enfant, fébrile, attend le Père Noël,

Y’a des yeux qui pétillent quand s’allongent les heures…

 

Quoique fasse le destin, quels que soient les coups durs,

Tout au bout du chemin, brille l’étoile d’une promesse,

Elle nous donne l’audace d’abattre tous nos murs,

Et donne au quotidien saveur et allégresse…

 

Chacun des rendez-vous qui rythme le temps qui passe

Est un souffle d’air pur, une bulle d’émotion,

C’est comme une p’tite lueur tout au bout d’une impasse

Une parenthèse de joie au cœur de nos saisons…

 

Qu’importe les années, qu’importe les distances,

L’étincelle brille toujours au fond de nos regards,

Nos cœurs battent au tempo de toutes nos impatiences,

Nos sourires se répondent, et c’est pas par hasard…

 

De rencontres éphémères en solides amitiés,

Le voyage nous mène toujours un peu plus loin,

De joyeuses retrouvailles en regards effleurés,

C’est une complicité dans un sourire en coin…

 

Il y a ce mot, cette note, qui ouvre enfin le bal,

Et qui brisent nos chaînes, qui ouvrent grand nos cages,

On les prend en plein cœur sous un ciel plein d’étoiles,

Premier pas d’un voyage au bord de tes rivages…

 

Alors la nuit s’allume, le temps suspend sa course,

On oublie quelques heures le monde qui s’égare,

On n’est plus des milliers sous la lune si rousse,

Mais on est seul sur terre perdu dans ton regard…

 

Et s’il arrive parfois, au détour d’un refrain,

Qu’une larme solitaire glisse le long d’une joue,

Il se trouve toujours un sourire, une main

Pour en faire une perle qu’à ma bannière je noue…

 

Hier comme aujourd’hui, bien au-delà des mots,

Il est des rendez-vous que le cœur sait attendre,

Aujourd’hui comme demain, par les mêmes idéaux,

Nous avons rendez-vous…mon cœur saura attendre…

 

Herrlisheim – 16 juillet 2017

( 10 juillet, 2017 )

Tant qu’il y aura,

Il y a les coups du sort, il y a les jours tout gris,

Il y a tous ces orages qui voilent mes soleils,

Il y a le temps qui passe et la vie qui s’enfuit,

Il y a mon cœur en vrac et toutes mes nuits de veille…

 

Il y a la nostalgie de toutes mes amours mortes,

Et la mélancolie de mes rêves envolés,

Il y a tous ces souv’nirs, juste là, à ma porte,

Mes angoisses pour un monde à l’avenir troublé…

 

Il y a des rêves trop grands, et des désirs cachés,

De folles ambitions perdues au fil du temps,

Il y a tous les échecs de mon cœur fatigué,

Et toutes les frustrations et les chagrins d’antan…

 

Il y a quelques remords, et des regrets aussi,

La confiance trahie et toutes mes lâchetés,

Il y a des blessures, profondes, jamais guéries,

Et des regards qui fuient au lieu de résister…

 

Il y a les colères et toutes les impatiences,

Les espérances déçues et les dimanches sans joie,

Il y a des solitudes, des soupirs, des absences,

Et des larmes qui roulent, sur la vie, quelquefois…

 

Mais il y a la douceur d’un matin de printemps,

Le plaisir d’une ondée sur un dimanche d’été,

Il y a mon cœur qui bat pour mille émotions

Et toutes mes nuits d’ivresse sous un ciel étoilé…

 

Il y a d’autres chemins, il y aura d’autres trains,

Des rencontres au long cours, au hasard des voyages,

Il y a des mains tendues qui forcent le destin,

La chaleur d’un regard au bord de mes rivages…

 

Il y aura d’autres rêves, il y aura d’autres flammes,

Des bonheurs partagés au gré des émotions,

Il y aura des sourires pour oublier les larmes,

Et des soirées de fête, de danse et de passion…

 

Discrets, presqu’invisibles, il y a les p’tits bonheurs

Qui offrent au quotidien un peu de légèreté,

Et puis les petites chances comme autant de couleurs

Au jardin de ma vie, au ciel de mes étés !

 

Il y a des paysages plus beaux que tous les mots,

Des ciels aux mille nuances, de l’aube au crépuscule,

Des océans qui grondent, plus loin, plus fort, plus haut,

Et des rivières qui chantent quand l’orage recule…

 

Il y a des arcs-en-ciel, des brumes aux matins clairs,

Des pics enneigés, des plages au sable blond,

Il y a tous ces chemins, il y a toutes ces clairières,

Un monde à ma portée, au-delà des saisons…

 

Il y a toutes ces musiques qui chantent dans mon cœur,

Tous les mots partagés, en joie et en tendresse,

Y’a des sourires gratuits et des regards rieurs,

Des parenthèses sereines, des aubes tout en promesses…

 

Le temps est assassin, mais c’est sans importance,

Seul compte ce qu’on en fait tout au long du chemin,

Il se nourrit de rêves, d’amour et d’impatience,

Mais il suspend son vol pour un petit refrain…

 

Tant que mon âme simple saura s’émerveiller

D’un coucher de soleil, d’une aube lumineuse,

Au-delà des saisons et des calendriers,

Ma route sera belle, l’aventure, radieuse !!

 

 

Herrlisheim – 9 juillet 2017

( 5 juin, 2017 )

Mais je ne t’ai pas dit,

Je t’ai dit le plaisir d’enfin te retrouver

Après la nostalgie d’une trop longue absence,

Je t’ai dit l’émotion des refrains fredonnés

Qu’on croyait oubliés loin derrière nos silences,

 

J’ai dessiné pour toi les batt’ments de nos cœurs,

Quand un seul mot suffit à abattre nos murs,

Je t’ai dit nos folies, nos rires et nos bonheurs

A retrouver tes mots dans un souffle, un murmure…

 

Je t’ai dit l’énergie, la force et la tendresse

Que nos soirées de fête font renaître en nos cœurs,

Et l’oubli de la vie qu’on trouve dans l’ivresse

De promesses de partages, de plaisirs, de douceurs…

 

J’ai glissé dans mes mots toutes les espérances

D’un regard ou d’un mot, d’une seconde partagée

Quand au bord de la scène, on pense croiser la chance

Qu’un geste ou un sourire nous soit bien destiné…

 

Je t’ai dit les voyages, les hôtels et les trains,

Les longues files d’attente sous un soleil de plomb,

Je t’ai dit nos détours, nos doutes sur nos chemins

Pour une parenthèse de rires et de chansons…

 

J’ai raconté aussi les lumières de la ville

Quand la scène s’éteint sur un ultime refrain

Et la mélancolie de nos rêves fragiles

Qui, lorsque tu t’en vas nous reprend par la main…

 

Je t’ai montré parfois ce voile de tristesse

Qui nous vole un instant la joie des souvenirs,

Et puis, ce sentiment de s’être trompés d’adresse

Quand la vie nous reprend et fausse un peu nos rires…

 

Mais je ne t’ai pas dit les rencontres incroyables,

Les amitiés nouées au cœur des files d’attente,

Ni les heures partagées, les fous-rires mémorables,

Les soutiens, si souvent, l’affection souriante…

 

Je n’t’ai pas dit les mots au-delà des silences,

Les émotions comprises, les mains sur mon épaule,

Les petites confidences échangées en confiance,

Quand, certains soirs de peine, la vie n’est plus si drôle…

 

Je n’ai pas dit non plus, le plaisir des sourires

Qui m’accueillent à chacun d’ces drôles de rendez-vous,

Ni les partages d’images, de sons, de souvenirs,

Chaque fois que je suis loin de ce rêve un peu fou…

 

J’ai oublié de dire, la solidarité,

Les p’tits mots, les clins d’œil, quand frappe le vague à l’âme,

Et les encouragements, les messages retweetés,

Quand un rêve trop grand a besoin d’autres armes…

 

Bien sûr, je n’t’ai pas dit, les coups bas, les tricheries

Qui surgissent quelquefois et gâchent un peu l’image,

Mais ils sont sans valeur au regard des envies

De n’garder que l’meilleur de ces étranges voyages…

 

Qu’importe ce qu’on en pense, qu’importe si on en rit,

Nos mains se trouveront même par-dessus les murs,

Alors, pour ça aussi, je veux te dire merci,

Parce qu’au-delà de toi, des amitiés perdurent…

 

Herrlisheim – 05 juin 2017

( 5 juin, 2017 )

J’n’ai pas osé te dire,

Pianotés aujourd’hui au gré de mes orages,

A la plume autrefois sur du papier fleuri,

Depuis trois décennies, je trace au fil des pages,

Toutes les émotions, les bravos, les mercis…

 

Je t’ai dit le plaisir d’enfin te retrouver,

Après le manque qui mord tout au long de l’absence,

Je t’ai dit les folies où j’me suis égarée,

Quand pour te retrouver j’ai banni les distances…

 

Il est même arrivé, au cœur de mes hivers,

Que ce soit mes angoisses que mes mots te confient,

J’ai osé l’espérance, les rêves des matins clairs,

Et parfois les colères d’un monde à l’agonie !

 

Confident malgré toi des mots que je n’ose pas,

Tu as souvent rendu l’audace à mes envies,

Conseiller inconscient, tu as donné le la

Au chant de mes promesses, aux refrains de ma vie…

 

Je t’ai confié mes doutes et mes envies d’ailleurs,

Mes ambitions parfois d’une porte entrouverte,

Je t’ai offert mes joies comme on offre des fleurs,

Et ma reconnaissance de nos soirées de fête…

 

Pour chaque année de plus, je t’ai dit mes espoirs

De voir s’épanouir tes rêves et tes désirs,

Pour chaque année nouvelle de ce monde illusoire,

J’ai souhaité à ton cœur, des succès, des sourires…

 

J’ai fait souffler vers toi le vent des souvenirs,

Dessiné toutes les larmes des trop grandes émotions,

J’ai révélé mon cœur qui se brise, se déchire,

Quand se ferme la porte de nos récréations…

 

Sans me prendre la tête, sans me prendre au sérieux,

J’ai assumé mon cœur, j’ai fait tomber mes masques,

Je t’ai dit en riant mes délires malicieux,

Glissée dans les jupons d’une fille en rouge fantasque…

 

Mais quand sur mes chemins j’ai croisé une victoire,

Quand, imprimés, reliés, mes mots sont nés au monde,

Qu’ils ont pris leur envol loin de mon écritoire,

J’n’ai pas osé te dire ma gratitude profonde…

 

Je n’ai su que trouver trois lignes maladroites

Sur une carte postale glissée dans mon ouvrage,

Et confié à la chance si souvent scélérate

Le soin de te porter ce trop modeste hommage…

 

Mais loin de ton regard, j’ai retrouvé ce soir

Le courage de t’écrire tous les mots que j’n’ose pas,

Et même si t’es trop loin, et s’il est un peu tard,

Je te le dis encore, vraiment, merci pour ça !!

 

Herrlisheim – 04 juin 2017

( 28 mai, 2017 )

J’aurais écrit bien sûr,

J’aurais écrit, bien sûr,

 

J’aurais posé mes rêves sur une page d’innocence,

Traduit en quelques mots toutes mes espérances,

Pour laisser une trace des murmures de mon cœur,

pour offrir un espace à mes envies d’ailleurs…

 

J’aurais d’une main tremblante dessiné un écrin

Où déposer mes peines et mes petits chagrins,

J’aurais pour une larme trouvé des mots qui pleurent,

Et pour mes émotions, mille et une couleurs!

 

Dans quelques vers bancals, j’aurais mis mes sourires,

Dans une phrase enflammée partagé mes souv’nirs,

D’une plume acérée, j’aurais dit mes colères,

Dépeint à demi-mots toutes mes amours d’hier…

 

J’aurais fait des tornades de toutes mes impatiences,

Des explosions de verbes de toutes mes violences!

J’aurais dit mes fantasmes, exprimés mes désirs,

Dompté toutes mes angoisses, mes haines et mes délires…

 

J’aurais écrit bien sûr…

 

Mais aurais-je partagé tous ces petits voyages ?

Aurais-je laissé mes mots glisser loin d’mes rivages,

Sans d’autres mots croisés au soleil de mes nuits,

Sans l’appel inconscient d’un petit cahier gris…

 

Aurais-je trouvé en moi l’audace et la confiance

De libérer mes mots de leur piège de silence

Si au fil des années, des notes et des quatrains,

Je n’avais pas nourri mes rêves à tes refrains…

 

Aurais-je su ignorer la voix de la raison ?

Aurais-je su croire en moi et en d’autres saisons

Si tes mots au fer rouge au cœur de ma mémoire

N’avaient pas infléchi le cours de mon histoire…

 

Aurais-je suivi cette route ? Bousculé mon destin ?

Si j’n'avais pas rêvé de croiser ton chemin ?

Aurais-je vaincu mes doutes et osé l’aventure,

Si j’n'avais pas voulu un jour briser tes murs…

 

Alors j’écris bien sûr…

 

Je pose chaque jour mes mots sur une page blanche,

Jour après jour je t’offre mes rêves et mes dimanches,

Au fil des mots qui dansent, des mots qui pleurent parfois,

C’est ma reconnaissance qui s’envole vers toi…

 

Tu ne me connais pas, tu ne sais rien de moi,

Pas même que je suis là, au premier rang, parfois,

Mais tu as réveillé les rêves d’adolescence

Que la vie avait pris et réduits au silence…

 

Alors j’écris, bien sûr, c’est tout c’que je peux faire

Pour espérer t’atteindre sans fard et sans barrière,

Et tant pis si j’ai tort et si tu n’m'entends pas,

Ce rêve, je te le dois, alors merci…pour ça !!!

 

29 Mai 2017

 

 

 

 

 

 

( 26 mai, 2017 )

Mon petit grain d’folie,

Ah, tiens, le revoilà qui danse dans ma tête

Ce petit grain d’folie qui m’entraîne avec lui,

Qui me pousse sur les routes vers des soirées de fête,

Qui réveille ma jeunesse et qui blanchit mes nuits…

 

Il se nourrit d’un rien, d’une nouvelle, d’une rumeur,

Et glisse à mon oreille de joyeuses tentations,

Il donne à mes sourires l’éclat des p’tits bonheurs,

A mes dimanches de pluie un arc-en-ciel passion…

 

Hirondelle malicieuse au cœur de mes printemps,

Il me chante l’été pour mieux chasser l’hiver,

Coquelicot éclatant qui danse au gré des vents,

Il fleurit mon jardin, il abreuve mes déserts !

 

J’ai le sourire aux lèvres de l’aube au crépuscule,

Et l’impatience au cœur du soir à l’aube claire,

La vie prend des couleurs, la nostalgie recule,

Mon cœur est à la fête, s’impatiente et espère !

 

Je l’avais laissé là, un gris matin d’automne,

Sur les pavés luisants d’une ville endormie,

Nourri de souvenirs et de guitares qui sonnent,

Le voilà de retour en plein cœur de ma vie…

 

Il surgit ça et là au fil de mes pensées,

Allume mon regard d’un éclat de lumière,

Il promet des voyages, des rires, la liberté,

De joyeuses retrouvailles au bord de la barrière…

 

De souvenirs qui flashent en émotions fragiles,

Il brûle mes impatiences, allume mes soleils,

Il chasse le vague à l’âme d’la certitude tranquille

De lendemains qui chantent, de joyeuses nuits de veille…

 

De plaisirs en avance en virtuels partages,

Il affole ma raison et fait chanter mon cœur,

J’oublie le quotidien, mes rêves partent en voyage,

La longue absence s’efface, douc’ment au fil des heures…

 

Grâce à lui je m’évade, je brise mes habitudes,

Je m’offre une parenthèse loin du monde qui hurle,

J’oublie mes inquiétudes et toutes mes solitudes,

Et mon âme s’apaise à l’ombre d’un crépuscule…

 

Petit détour tendresse au fil de mon destin,

Ici ou bien ailleurs, sa voix m’emportera,

Alors je le suivrai, au gré de ses chemins

Et à son insouciance j’accorderai mon pas…

 

Qu’importe les regards, les rires un brin moqueurs,

Au diable l’ironie et l’incompréhension,

Mon petit grain d’folie sait bien où va mon cœur,

Quand il brise mes chaînes pour de belles évasions…

 

 

Herrlisheim – 26 mai 2017

( 13 mai, 2017 )

Pour chaque année de plus,

Hier nous la fêtions et elle s’enfuit déjà,

Emportant avec elle les fêtes et les sourires,

Elle rejoint toutes les autres, là où le cœur s’en va

Lorsque la vie nous blesse et nous pousse à s’enfuir…

 

Il en reste nos audaces et les promesses tenues,

Quelques regrets sans doute, une blessure, un chagrin,

Le sentiment parfois d’une occasion perdue,

La nostalgie peut-être de deux ou trois matins…

 

Il en reste des rencontres, des victoires, des partages,

Et l’écho de nos rires pour les dimanches de pluie,

Il en reste l’émotion cueillie sur un visage,

Un souffle d’éternité sur une photo jaunie…

 

C’est une ride de plus pour raconter l’histoire,

Quelques fils argentés, un regard plus serein,

C’est la force qui nous pousse au-delà du miroir,

L’urgence de vivre mieux chacun de nos lend’mains !

 

Une année qui s’en va, c’est un peu de tristesse,

Une angoisse quelquefois du temps qui nous échappe,

C’est voir s’éloigner un peu de sa jeunesse,

C’est dans chaque silence, la vie qui nous rattrape !

 

C’est aussi le terreau où bâtir l’avenir,

La somme de nos hasards qui nous ouvre un chemin,

Le courage d’aimer mieux, sans plus se retenir,

Le force de regarder, en face notre destin !

 

C’est la sagesse peut-être, celle des grands voyageurs,

Qui savent les dangers et les plaisirs aussi,

C’est l’audace maîtrisée d’enfin ouvrir son cœur,

Sans craindre les blessures de regrets infinis !

 

Une année qui s’en va, c’est une année nouvelle,

Un espace pour construire de nouveaux souvenirs,

C’est une chance de plus, d’avoir une vie plus belle,

C’est un rêve peut-être qui pourra revenir…

 

Que cette année de plus qui commence aujourd’hui

T’apporte la richesse d’un voyage au long cours,

Qu’elle t’offre des étoiles pour éclairer tes nuits,

La force de la tendresse pour les moments plus lourds…

 

Pour chaque ciel d’orage au cœur de tes étés,

Je t’offre un arc-en-ciel pour réchauffer ton cœur,

Pour chaque sourire qui manque, chaque rendez-vous raté,

Je t’offre mes silences pour poser ta douleur !

 

Et pour chaque bataille, chaque audace, chaque victoire

Que cette année de plus à ta vie offrira,

Que s’éloigne un peu plus au fond de ton miroir

La nostalgie sépia de l’année qui s’en va….

 

Pour chaque année de plus, je te souhaite le meilleur,

Des souvenirs qui chantent, des mélodies qui dansent,

Des rêves en devenir, pour ton cœur, des douceurs,

Et un havre de paix où poser tes silences…

 

Herrlisheim – 14 mai 2017

( 13 mai, 2017 )

L’attente,

Quelques minutes encore avant que sonne l’heure,

Angoissante émotion d’une poignée de secondes,

Cinq minutes pas plus, je sens monter la peur,

La panique me gagne, m’emporte dans sa ronde !

 

Je vois ma  main trembler, je sens mon cœur cogner,

J’ai les jambes en coton, les idées à l’envers…

Deux/trois minutes encore, et enfin je saurai

Si ce jour est une chance ou un nouveau revers…

 

A l’horloge, les aiguilles semblent immobilisées,

Leur tic-tac me torture, raille mon impatience,

Le téléphone me nargue dans son silence buté,

Son écran comme un œil qui sape ma confiance !

 

Je refais un café, encore une cigarette,

Je me lève et je tourne, comme un fauve dans sa cage,

Je relis toutes mes notes, plus si sûre d’être prête

A larguer les amarres pour ce nouveau voyage !

 

Le fantasme est si grand, le rêve si ancien,

L’occasion plus fragile qu’une bulle de savon,

Et plus longue est l’attente, plus le doute revient,

Et plus mon cœur s’éloigne des rives de la raison !

 

Au clocher de l’église, l’horloge sonne deux fois,

Il est trente à présent, et pourtant rien ne vient !

Trop beau pour être vrai ? Un rêve, encore une fois ?

L’espérance s’effrite, le vague à l’âme revient…

 

Et la journée se meurt, la nuit étend ses ailes,

Le silence m’étouffe, l’angoisse me tétanise,

Ai-je tout imaginé ? N’était-ce pas réel ?

Me suis-je trompée de jour ? Ai-je commis cette bêtise ?

 

Je rallume l’ordi, recherche le message,

Etait-ce bien ce soir que j’avais rendez-vous ?

Mon horizon se voile, se couvre de nuages,

La confiance s’envole, et mon cœur devient fou…

 

Trois notes familières, et soudain tout bascule,

Mais ma main tremble tant…je vais manquer l’appel !

Je respire un grand coup, fais taire mon cœur qui hurle,

Allo ? Oui, c’est bien moi, j’attendais votre appel…

 

Herrlisheim – 14 mars 2017

( 18 avril, 2017 )

Les tentations de la fille en rouge,

Du fond de ma mémoire, elle surgit certains soirs

Elle m’entraine avec elle vers ses mélancolies,

Elle apparaît, diaphane, au bord de mon miroir,

Et fait battre mon cœur de toutes ses nostalgies…

 

Elle glisse nos souvenirs au fil de mes pensées,

Dévoile mon impatience d’un vieux cliché jauni,

Bouscule mes émotions d’un refrain oublié,

Dans la danse vaporeuse d’un jupon cramoisi !

 

Lorsque dans son exil, la fille en rouge s’ennuie,

Elle me tire par le cœur, cherche mon attention,

Elle réveille d’un sourire l’espérance endormie,

Malmène ma raison, ravive mes passions !

 

Sournoise quelquefois, malicieuse toujours,

Elle plante dans ma tête des désirs d’évasion,

Elle me pousse en avant, loin devant moi, elle court,

Déjà prête à céder à toutes les tentations…

 

Son insistance têtue m’agace certains soirs,

Quand j’aimerais oublier le manque lourd et glacé,

Quand elle fait miroiter au cœur de mes nuits noires,

De folles aventures au doux parfum d’été…

 

Quand j’hésite, quand je doute, et repousse ses avances,

La fille en rouge me parle d’un été de voyages,

D’amitiés retrouvées, de rêves en partance,

D’une douce parenthèse dans ce monde sans partage !

 

Elle m’entraine avec elle au fil de ses délires,

Me rappelle des soleils et des ciels étoilés,

Elle fait sortir de l’ombre, mes plus doux souvenirs,

M’enchaîne à ses désirs de plaisirs retrouvés…

 

Je la chasse, je l’expulse très loin de mes chemins,

Je ferme mon esprit à sa voix de sirène,

Mais d’une pierre d’étoile jetée dans mon jardin,

Elle éclabousse mes rêves d’une émotion sans peine…

 

D’un souv’nir qui surgit, elle me cueille en douceur,

Elle accroche une larme au fond de mon regard,

Sur mes lèvres elle dépose un sourire rêveur,

Et m’emmène avec elle au cœur de ses hasards…

 

Alors, je lui promets de nouvelles aventures,

Du vent dans ses cheveux, des étoiles dans ses yeux,

Un souffle de bonheur aussi doux qu’un murmure,

Et nos cœurs qui palpitent comme deux cœurs amoureux…

 

Je lui fais le serment des plus jolis voyages,

De soirées fabuleuses pour apaiser son âme,

J’offre à sa nostalgie la promesse d’un rivage

Où l’aube sera douce, où claire sera la flamme !

 

Je lui dis le plaisir de nouvelles espérances,

La force des émotions, des sourires partagés,

Alors la fille en rouge calme ses impatiences,

Et s’éloigne doucement, le cœur plus léger…

 

Colmar – 18 avril 2017

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