( 12 octobre, 2018 )

Nuits de veille,

Pour deux ou trois chansons qui m’ont surprise ce soir,

Et qui bousculent soudain mes amours endormies,

Le sommeil me fuit, et s’éveille ma mémoire,

Sur toutes mes nuits de veille et de mélancolie.

 

Et dansent les aiguilles leur ronde perpétuelle

Autour du vieux cadran de l’antique réveil,

Et glissent les heures noires, silencieuses sentinelles

Des souvenirs anciens de monts et de merveilles…

 

Les ombres glissent et se fondent au bord de ma mémoire,

Les fantômes de ma vie frôlent mes impatiences,

Pour une danse oubliée, l’étincelle d’un espoir,

Mes illusions se perdent à l’aulne de tes silences,

 

J’aime ces nuits sans sommeil quand le passé murmure,

Et me ramène au bord des bonheurs oubliés,

Soufflant la nostalgie sur mon âme en armure

Qui oublie trop souvent toutes ses nuits étoilées…

 

A l’abri de la vie et de ses vents contraires,

Dans la chaleur dorée d’une flamme qui danse,

J’oublie le quotidien, ses pluies et ses revers,

Et retrouve la douceur des nuits de mon enfance !

 

Je revois la fillette aux rêves bien trop grands

Qui s’inventait une vie de frisson, d’aventure,

Qui laissait s’envoler au gré de tous les vents,

Ses espoirs, ses prières et ses amours futures…

 

 

J’aime retrouver l’écho des souvenirs heureux,

Des grands chagrins parfois, des moments de tendresse,

J’aime quand un vieux refrain me met les larmes aux yeux

Et rappelle à mon cœur ses élans de jeunesse…

 

Enveloppée de nuit, de calme et de silence,

Je voyage, sereine, sur les ailes du temps,

Les questions d’autrefois sont dev’nues évidences,

Et de mes émotions je retrouve le chant !

 

Je retrouve le goût des rêveries éphémères,

Les chemins de traverse que je ne suivrai pas,

Tout au bout de la nuit, je cherche la lumière

Qui baignera ma vie d’un indicible éclat…

 

Jusqu’à l’aube qui point, j’explore chaque chemin

Qui d’envol en naufrage m’ont menée jusqu’ici,

De toutes mes certitudes aux clins-d ’œil du destin,

Je feuillète une à une les pages de ma vie…

 

Pour deux ou trois chansons tatouées là, sur mon cœur,

L’insomnie me ramène à mes plus beaux rivages,

Pour deux ou trois chansons qui ont séché mes pleurs,

Sur l’écran de la nuit, je repars en voyage…

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