( 30 août, 2018 )

Entre deux,

Il y a eu la musique qui nous as rassemblés,

Des mots et puis des rimes qui nous ont chavirés,

Il y a eu des échanges, des rêves et des partages,

Un enthousiasme fou surgi dans ton sillage…

 

Il y a eu l’impatience de partir sur les routes,

Sans se poser d’questions, sans l’ombre du moindre doute,

Il y a eu toutes ces routes qui filaient sous nos roues,

Des hôtels et des trains, et d’drôles de rendez-vous…

 

Il y a eu l’explosion des cœurs qui se libèrent

A la toute première note du tout premier concert…

Il y a eu toutes nos danses, nos larmes d’émotion,

Le plaisir sans égal d’une parenthèse passion…

 

Il y a eu des étés de jolies déraisons,

Des points d’exclamation pour rythmer nos saisons,

Y a eu des rencontres, de joyeuses retrouvailles,

Le soleil et la pluie comme autant de batailles !

 

Et puis un soir d’automne, il y eut une dernière fois,

Un ultime voyage, et nos cœurs soudain froids,

Un peu triste peut-être, au bord d’une aube grise,

Nous avons, en silence défait toutes nos valises…

 

Comme à la fin d’une fête, on a tout bien rangé,

Ramassé nos souv’nirs faits de papier glacé,

Et gardé bien au chaud, au creux de nos mémoires,

Toutes nos nuits étoilées et nos rêves d’un soir !

 

De partages en clin d’œil pour rompre nos silences,

Le temps s’en est allé, brûlant nos impatiences…

La vie nous a repris, nous offrant des soleils

Et des nuages aussi, comme un destin qui veille…

 

Les saisons, une à une ont glissé sur nos cœurs,

Sans que pâlissent, jamais, nos souvenirs à fleur…

D’un soleil de printemps, on a fait un av’nir,

D’une main sur un piano, un rêve en devenir…

 

Car nous sommes entre deux, et le manque nous gagne,

Malgré la vie qui coule comme torrent de montagne,

Car nous sommes à la veille d’une nouvelle aventure,

Et les heures, soudain, se figent, s’étirent et durent…

 

Ressurgissent les plaisirs, refleurissent les images,

On voudrait tout savoir, déjà, des paysages

Qui nous emporteront, ici, ou bien ailleurs,

Qui réveilleront nos vies et feront battr’nos cœurs !

 

Trois notes de piano pour nous faire patienter,

Un accord de guitare, pour nous électriser…

Une photo qui voyage plus vite que la lumière,

Et nos yeux qui s’allument d’une flamme légère !

 

Et nos cœurs en avance échappent au quotidien,

Nos pensées vagabondent déjà loin vers demain,

L’entre deux va mourir sur un nouveau refrain,

Nous allons repartir, ensemble sur tes chemins…

 

Herrlisheim – 30 Août 2018

2 Commentaires à “ Entre deux, ” »

  1. ANNE-MARIE dit :

    Merci pour ces nouveaux mots. Encore une fois, tout est dit.

    Je me permets de partager ce poème qui n’a pas été retenu pour le concours de Carrefour spectacles, mais m’a permis de coucher ces quelques lignes.

    « On s’était dit rendez-vous… »

    Dès l’achat des billets, le rendez-vous est pris.
    Les jours trébuchent, courent, se noient, s’amusent, l’attente porte.
    Le moment est venu d’aller franchir la porte.
    Partager, respirer les morceaux appris.

    Tous différents mais unis devant la même piste.
    Dans un bel ensemble prêt à se « Casser la Voix ».
    Taper des mains, danser, sauter, se taire parfois.
    Ecouter, chanter, s’envoler avec l’artiste.

    De tout son talent celui-ci se donne sans compter.
    Accompagné évidemment de son équipe.
    Les notes, sonnent, résonnent, enveloppent et émancipent.
    L’interprète brille mais reste d’une franche humilité.

    Ses chansons parlent d’orages, de soleil, il se livre.
    Simplement il nous explique ses douleurs, ses craintes,
    Et dépose doucement de ses bonheurs l’empreinte.
    Toujours émerveillé de nous entendre le suivre.

    Chacun a son ressenti durant ce « voyage ».
    Les chansons, les rires, tout se mêle et désarme.
    Une « Musique vieille » surgit et fait couler les larmes.
    Pourtant c’est sa mémoire mais notre cahier d’images.

    Bien sûr vient le moment de se dire « Au revoir ».
    Toujours difficile, personne ne veut s’en aller.
    Alors on se promet dans ce ciel étoilé.
    Un autre « A tout à l’heure » pour continuer l’histoire.

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