( 19 janvier, 2018 )

La course du temps,

Et s’enchaînent les semaines, et défilent les heures,

Quand la vie nous entraîne dans sa course sans fin,

Entre un éclat de rire et un batt’ment de cœur,

Reste t-il une seconde pour choisir un destin ?

 

De l’aube au crépuscule, on court après le temps,

Les idées prisonnières des chaînes que l’on s’impose,

Pour ressembler un peu, à celle que l’on attend,

Pour une reconnaissance au doux parfum de rose…

 

On se perd dans une vie, pas tout à fait choisie,

Et on s’éloigne trop vite des rêves d’adolescence,

Un peu lâche peut-être, peu à peu on oublie

Les promesses qu’on s’est faites aux portes de l’enfance…

 

Comme l’hiver venu, on reste au coin du feu,

On se contente trop vite d’un confort illusoire,

On surjoue le bonheur, on triche, on crâne un peu,

Mais les regrets s’affichent au bord de nos miroirs !

 

Pour avoir l’illusion de vivre selon son cœur,

On étouffe nos désirs sous des succès sans gloire,

On voile le quotidien de trop vives couleurs,

On maquille nos sourires, on trafique nos victoires…

 

Combien de belles idées, de rêves, de désirs,

Que, prisonniers du temps, on remet à plus tard…

Combien de coups de chance, d’occasions de sourire

Laisse-t-on s’échapper sur un dernier regard ?

 

Et tous ces mots qui dansent au cœur de nos pensées

Qu’on ne retrouvera pas, le calme revenu,

Ces projets oubliés, ces ambitions volées

Que le temps assassin ne nous redonnera plus…

 

Dans cette course en avant, sans plus se retourner,

On égare nos valeurs, on oublie d’être heureux,

Et on oublie de vivre, et on oublie d’aimer,

Et tous ces petits gestes qui nous coûteraient si peu !

 

Du premier jour de l’an à la toute dernière heure,

On évite trop souvent la vague des émotions,

On fait taire d’un soupir les batt’ments de nos cœurs,

Et on claque la porte au nez de nos passions…

 

Dans cet étrange monde qui nous pousse sans cesse,

Où nous sommes moins vivants, parfois, qu’un logiciel,

Nous reste-t-il une âme pour un peu de tendresse,

Ou l’audace d’une pause pour admirer un ciel ?

 

Alors puisqu’aujourd’hui sur le monde qui s’éveille

Se lève la première aube d’une nouvelle année,

Puissions-nous retrouver, entre veille et sommeil,

L’essence de nos vies, de notre humanité !

 

Sans rejeter le monde et sa course sans fin,

Prendre le temps de vivre au-delà des contraintes,

Le temps de cultiver des roses à nos jardins,

Ou de tendre une main, sans regret et sans crainte…

 

Herrlisheim 31 décembre 2017/1er janvier 2018

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