( 12 août, 2017 )

Chacune selon son cœur,

C’est une foule impatiente, bruyante, parfois rebelle

Qui se presse, souriante à tous tes rendez-vous…

Dans les rues, sur les places, on se croise, s’interpelle,

De joyeuses retrouvailles en plaisirs un peu fous…

 

D’ici ou bien d’ailleurs, on arrive en avance,

Heureuses de s’retrouver, on papote et on rit,

On investit la ville, on trompe nos impatiences,

Dans un joyeux désordre, drôle de charivari…

 

Pendant qu’au fil des heures, s’allonge la file d’attente,

Les passants nous observent avec curiosité,

Un peu moqueurs sans doute de la ferveur ambiante,

Un peu jaloux peut-être de c’bonheur affiché !

 

Mais au-delà des rires, des chants et des partages,

Chacune garde son rêve niché au fond du cœur,

Chacune a sa manière de faire ce beau voyage,

Chacune a sa façon de vivre ce bonheur…

 

Il y a les discrètes qui taisent leurs émotions,

Toujours à la lisière des foules et des lumières,

Elles misent sur le destin et sur leur discrétion

Pour attirer sur elles le regard qu’elles espèrent…

 

A l’autre bout du rêve, dansent les exubérantes,

Qui affichent haut et fort leur joyeuse addiction,

Toujours prêtes à chanter en tête des files d’attente,

Sous leur pimpante bannière, elles vivent fort leur passion !

 

Puis viennent les généreuses, fidèles, tout en partage,

Qui savent offrir leur aide, leur épaule ou leur cœur,

Elles consolent les chagrins, partagent leur voyage

D’une image, d’un coup d’fil à celles qui sont ailleurs…

 

A chaque grande occasion renaissent les inspirées,

Celles qui trouveront l’idée qui nous rassemblera

Autour d’un scénario, d’une chanson détournée

Pour un clin-d’œil surprise dont tu te souviendras…

 

N’oublions pas bien sûr, les fidèles, les premières,

Présentes aux premiers jours, qui n’ont jamais lâché,

Elles seront là demain comme elles l’étaient hier,

Elles sont les fondations où tu peux t’appuyer…

 

Et y’a les p’tites nouvelles, venues là par hasard

Qui découvrent étonnées, ce qu’elles n’attendaient guère…

Elles repartent souriantes, prêtes pour de nouveaux soirs,

Et grossiront demain, le flot de nos rivières…

 

Restent les entêtées, qui rusent soir après soir

Pour contourner tes murs et entrouvrir ta porte,

Pour un mot, une photo, elles patientent, pleines d’espoir,

Et battent le pavé jusqu’à c’qu’enfin, tu sortes…

 

On croise aussi parfois, hélas, c’est désolant,

Deux ou trois excessives que rien jamais n’arrête,

Hystériques souvent, un peu perdues sûr’ment,

Je n’ose imaginer à quoi elles seraient prêtes…

 

Et puis, il y a moi et mes contradictions,

Tour à tour audacieuse, réservée ou rebelle,

A mi-ch’min de mes rêves et de mes ambitions,

Je suis l’une et puis l’autre, et chacune d’entre elles…

 

Chacune à sa manière, chacune selon son cœur,

Nous sommes mille, nous sommes une à porter tes couleurs,

Chacune à sa manière, chacune selon son cœur,

Nous serons là demain pour porter tes valeurs…

 

Herrlisheim – 11 Août 2017

Pas de commentaires à “ Chacune selon son cœur, ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|