( 6 août, 2017 )

Par tes yeux

Heureuse, le cœur en fête au bord de la barrière,

Ou perdue dans la foule qui vibre et qui frémit,

Il m’arrive quelquefois de r’garder en arrière

Pour voir comme tu le vois, le bonheur qui sourit…

 

Je croise des regards pétillants de plaisir,

Dans un sourire furtif, se noue une amitié,

Je surprends quelquefois une larme qu’on laisse courir

Et qui meurt en silence sous un ciel étoilé…

 

Quand dix mille mains ensembles, dansent sous les étoiles,

Quand dix mille petites flammes nimbent d’or les visages,

Qu’une nuée de foulards hisse haut ta grand’voile,

J’imagine ton cœur qui file vers les nuages…

 

Ressens-tu comme moi cette vague de tendresse ?

Ce tsunami d’amour qui gonfle et qui déferle ?

Entends-tu tous ces cœurs qui cognent d’allégresse

Et toutes nos impatiences quand d’un chant on t’appelle ?

 

De cette marée humaine qui ondule et qui danse,

Ressens-tu l’émotion, comprends-tu les silences ?

Et dans ce premier rang qui sourit à sa chance,

Vois-tu les yeux qui brillent de rêves en partance ?

 

Où s’en vont tes pensées lorsque nos voix s’unissent

Pour chanter avec toi un refrain d’autrefois ?

Vois-tu le temps passé qui défile et qui glisse ?

Le chemin parcouru de tes rêves jusqu’à…toi ?

 

As-tu peur quelquefois de cette étrange folie

Qui nous pousse par milliers sur les routes de France ?

Comprends-tu nos excès, ces parenthèses de vie

Qu’on prend comme un cadeau, un rêve, une chance ?

 

Qu’est-ce-qui provoque soudain l’émotion dans tes yeux ?

Qu’est-ce-qui te vole tes mots et trouble ton sourire ?

J’aimerais tant ressentir ce sentiment curieux

Qui semble te toucher comme un doux souvenir…

 

J’aimerais voir par tes yeux, la pluie dans un regard,

Et voir comme tu la vois la lumière d’un visage,

Surprendre une émotion, étonnée mais sans fard

Lorsqu’un de tes sourires aborde nos rivages…

 

Oui, j’aimerais quelquefois me glisser discrètement

Au cœur de tes pensées quand l’émotion t’étreint,

Ressentir une seconde de ton cœur les batt’ments,

Lorsque s’unissent nos voix, que se tendent nos mains !

 

J’aimerais voir par tes yeux, ressentir par ton cœur,

Quand une salle ou un stade se lève comme un seul homme

Pour t’offrir des bravos comme on offre des fleurs,

Et sous les ors centenaires une standing ovation…

 

Pour être un peu plus proche, pour te comprendre un peu,

J’aimerais trouver une place au creux de tes pensées,

Franchir la barrière, en prendre plein les yeux,

Et comprendre ce lien que nous avons noué…

 

 

Herrlisheim – 05 Août 2017

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