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( 21 juillet, 2017 )

Les impatiences de la fille en rouge

Ce soir la fille en rouge glisse dans mon miroir,

Elle bouscule mes pensées, m’entraîne loin de mes ports,

S’agace de mes errances dans le flou d’ma mémoire,

De mes hésitations, de mes doutes, mes remords…

 

Elle tire sur ses chaînes, se glisse hors de sa cage,

Revient des souvenirs que j’avais endormis,

Toute à ses impatiences, elle trépigne, elle enrage

De nous voir assises loin du rêve qui s’enfuit…

 

Elle m’arrache un sourire d’une photo retrouvée,

Caresse mes émotions d’un souv’nir qui surgit,

Elle me dit que j’ai tort de n’pas avoir osé

Provoquer une chance de montrer qui je suis…

 

Elle glisse dans mes rêves des images insensées,

Construit des scénarii de rencontres (d)étonnantes !

Elle brouille ma raison, fausse ma réalité,

Trouble mes émotions de rêves insolents…

 

Elle repousse les limites de mon imaginaire,

Et je ris malgré moi des folies qu’elle me souffle,

Pour elle rien d’impossible, ses frontières se libèrent,

Et à la retenir, je m’épuise, je m’essouffle !

 

Elle se moque de mes doutes, de toutes mes frustrations,

Me reproche ma réserve et les mots qui me manquent,

Elle dit que j’aurais pu vaincre mon émotion,

Et faire un pas de plus pour sortir de ma planque !!

 

Elle dit qu’on n’gagne rien à rester à attendre

Le mot tant espéré, le geste qui rassure,

Elle dit que le temps passe, que c’est à moi d’apprendre

A provoquer la chance, à contourner les murs !!

 

Mais je n’ai que mes mots à offrir en partage,

Mes rêves de papier, mes joies et mes espoirs,

Tous ces mots envolés, lancés vers les nuages,

Perdus dans l’infini, espérances illusoires…

 

Et d’année en année, de saison en saison,

Au fil des mots qui chantent, au cœur des mots qui pleurent,

J’n’ai pas trouvé l’histoire, j’n’ai pas trouvé le ton

Qui sache le faire sourire ou émouvoir son cœur…

 

Pourtant je tente encore, au gré des émotions

D’attirer un regard sur les mots que je trace,

A chaque nouvelle ballade, j’oublie la déception,

Je veux y croire encore, lucide, mais tenace…

 

…/…

 

Mais voilà déjà l’aube qui point et me sourit,

A mes attentes seul, me répond le silence !

Je chasse la fille en rouge aux frontières de ma nuit,

Pour trouver dans le jour de nouvelles espérances…

 

Herrlisheim – 4 juin 2017

( 16 juillet, 2017 )

Nos rendez-vous

Hier comme aujourd’hui, il est des rendez-vous

Dont on sort plus léger, peut-être aussi plus fort,

Et même le cœur en vrac et les rêves un peu flous,

De tous nos rendez-vous, je rêve quand je m’endors…

 

Un à un ils s’annoncent, quand s’achève l’hiver,

Illuminant nos jours de l’éclat d’une promesse,

Ils nourrissent d’un sourire les cœurs solitaires,

Des folies de l’été, nous redonnent l’ivresse…

 

Ils promettent les plaisirs des folies vagabondes,

L’émotion retrouvée de tous nos souvenirs,

Ils promettent des voyages loin du gris de ce monde,

Ils réveillent nos rêves d’un souffle d’avenir !

 

Chaque année malgré nous, quand pointe le printemps,

On scrute les nouvelles, on attend le message,

On perd un peu patience, on piétine, on attend,

Qu’un mot ou un clin-d’œil annonce le voyage…

 

Et quand enfin surgit la joyeuse nouvelle,

Commence le décompte qui affole les cœurs,

Comme l’enfant, fébrile, attend le Père Noël,

Y’a des yeux qui pétillent quand s’allongent les heures…

 

Quoique fasse le destin, quels que soient les coups durs,

Tout au bout du chemin, brille l’étoile d’une promesse,

Elle nous donne l’audace d’abattre tous nos murs,

Et donne au quotidien saveur et allégresse…

 

Chacun des rendez-vous qui rythme le temps qui passe

Est un souffle d’air pur, une bulle d’émotion,

C’est comme une p’tite lueur tout au bout d’une impasse

Une parenthèse de joie au cœur de nos saisons…

 

Qu’importe les années, qu’importe les distances,

L’étincelle brille toujours au fond de nos regards,

Nos cœurs battent au tempo de toutes nos impatiences,

Nos sourires se répondent, et c’est pas par hasard…

 

De rencontres éphémères en solides amitiés,

Le voyage nous mène toujours un peu plus loin,

De joyeuses retrouvailles en regards effleurés,

C’est une complicité dans un sourire en coin…

 

Il y a ce mot, cette note, qui ouvre enfin le bal,

Et qui brisent nos chaînes, qui ouvrent grand nos cages,

On les prend en plein cœur sous un ciel plein d’étoiles,

Premier pas d’un voyage au bord de tes rivages…

 

Alors la nuit s’allume, le temps suspend sa course,

On oublie quelques heures le monde qui s’égare,

On n’est plus des milliers sous la lune si rousse,

Mais on est seul sur terre perdu dans ton regard…

 

Et s’il arrive parfois, au détour d’un refrain,

Qu’une larme solitaire glisse le long d’une joue,

Il se trouve toujours un sourire, une main

Pour en faire une perle qu’à ma bannière je noue…

 

Hier comme aujourd’hui, bien au-delà des mots,

Il est des rendez-vous que le cœur sait attendre,

Aujourd’hui comme demain, par les mêmes idéaux,

Nous avons rendez-vous…mon cœur saura attendre…

 

Herrlisheim – 16 juillet 2017

( 10 juillet, 2017 )

Tant qu’il y aura,

Il y a les coups du sort, il y a les jours tout gris,

Il y a tous ces orages qui voilent mes soleils,

Il y a le temps qui passe et la vie qui s’enfuit,

Il y a mon cœur en vrac et toutes mes nuits de veille…

 

Il y a la nostalgie de toutes mes amours mortes,

Et la mélancolie de mes rêves envolés,

Il y a tous ces souv’nirs, juste là, à ma porte,

Mes angoisses pour un monde à l’avenir troublé…

 

Il y a des rêves trop grands, et des désirs cachés,

De folles ambitions perdues au fil du temps,

Il y a tous les échecs de mon cœur fatigué,

Et toutes les frustrations et les chagrins d’antan…

 

Il y a quelques remords, et des regrets aussi,

La confiance trahie et toutes mes lâchetés,

Il y a des blessures, profondes, jamais guéries,

Et des regards qui fuient au lieu de résister…

 

Il y a les colères et toutes les impatiences,

Les espérances déçues et les dimanches sans joie,

Il y a des solitudes, des soupirs, des absences,

Et des larmes qui roulent, sur la vie, quelquefois…

 

Mais il y a la douceur d’un matin de printemps,

Le plaisir d’une ondée sur un dimanche d’été,

Il y a mon cœur qui bat pour mille émotions

Et toutes mes nuits d’ivresse sous un ciel étoilé…

 

Il y a d’autres chemins, il y aura d’autres trains,

Des rencontres au long cours, au hasard des voyages,

Il y a des mains tendues qui forcent le destin,

La chaleur d’un regard au bord de mes rivages…

 

Il y aura d’autres rêves, il y aura d’autres flammes,

Des bonheurs partagés au gré des émotions,

Il y aura des sourires pour oublier les larmes,

Et des soirées de fête, de danse et de passion…

 

Discrets, presqu’invisibles, il y a les p’tits bonheurs

Qui offrent au quotidien un peu de légèreté,

Et puis les petites chances comme autant de couleurs

Au jardin de ma vie, au ciel de mes étés !

 

Il y a des paysages plus beaux que tous les mots,

Des ciels aux mille nuances, de l’aube au crépuscule,

Des océans qui grondent, plus loin, plus fort, plus haut,

Et des rivières qui chantent quand l’orage recule…

 

Il y a des arcs-en-ciel, des brumes aux matins clairs,

Des pics enneigés, des plages au sable blond,

Il y a tous ces chemins, il y a toutes ces clairières,

Un monde à ma portée, au-delà des saisons…

 

Il y a toutes ces musiques qui chantent dans mon cœur,

Tous les mots partagés, en joie et en tendresse,

Y’a des sourires gratuits et des regards rieurs,

Des parenthèses sereines, des aubes tout en promesses…

 

Le temps est assassin, mais c’est sans importance,

Seul compte ce qu’on en fait tout au long du chemin,

Il se nourrit de rêves, d’amour et d’impatience,

Mais il suspend son vol pour un petit refrain…

 

Tant que mon âme simple saura s’émerveiller

D’un coucher de soleil, d’une aube lumineuse,

Au-delà des saisons et des calendriers,

Ma route sera belle, l’aventure, radieuse !!

 

 

Herrlisheim – 9 juillet 2017

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