( 5 juin, 2017 )

Mais je ne t’ai pas dit,

Je t’ai dit le plaisir d’enfin te retrouver

Après la nostalgie d’une trop longue absence,

Je t’ai dit l’émotion des refrains fredonnés

Qu’on croyait oubliés loin derrière nos silences,

 

J’ai dessiné pour toi les batt’ments de nos cœurs,

Quand un seul mot suffit à abattre nos murs,

Je t’ai dit nos folies, nos rires et nos bonheurs

A retrouver tes mots dans un souffle, un murmure…

 

Je t’ai dit l’énergie, la force et la tendresse

Que nos soirées de fête font renaître en nos cœurs,

Et l’oubli de la vie qu’on trouve dans l’ivresse

De promesses de partages, de plaisirs, de douceurs…

 

J’ai glissé dans mes mots toutes les espérances

D’un regard ou d’un mot, d’une seconde partagée

Quand au bord de la scène, on pense croiser la chance

Qu’un geste ou un sourire nous soit bien destiné…

 

Je t’ai dit les voyages, les hôtels et les trains,

Les longues files d’attente sous un soleil de plomb,

Je t’ai dit nos détours, nos doutes sur nos chemins

Pour une parenthèse de rires et de chansons…

 

J’ai raconté aussi les lumières de la ville

Quand la scène s’éteint sur un ultime refrain

Et la mélancolie de nos rêves fragiles

Qui, lorsque tu t’en vas nous reprend par la main…

 

Je t’ai montré parfois ce voile de tristesse

Qui nous vole un instant la joie des souvenirs,

Et puis, ce sentiment de s’être trompés d’adresse

Quand la vie nous reprend et fausse un peu nos rires…

 

Mais je ne t’ai pas dit les rencontres incroyables,

Les amitiés nouées au cœur des files d’attente,

Ni les heures partagées, les fous-rires mémorables,

Les soutiens, si souvent, l’affection souriante…

 

Je n’t’ai pas dit les mots au-delà des silences,

Les émotions comprises, les mains sur mon épaule,

Les petites confidences échangées en confiance,

Quand, certains soirs de peine, la vie n’est plus si drôle…

 

Je n’ai pas dit non plus, le plaisir des sourires

Qui m’accueillent à chacun d’ces drôles de rendez-vous,

Ni les partages d’images, de sons, de souvenirs,

Chaque fois que je suis loin de ce rêve un peu fou…

 

J’ai oublié de dire, la solidarité,

Les p’tits mots, les clins d’œil, quand frappe le vague à l’âme,

Et les encouragements, les messages retweetés,

Quand un rêve trop grand a besoin d’autres armes…

 

Bien sûr, je n’t’ai pas dit, les coups bas, les tricheries

Qui surgissent quelquefois et gâchent un peu l’image,

Mais ils sont sans valeur au regard des envies

De n’garder que l’meilleur de ces étranges voyages…

 

Qu’importe ce qu’on en pense, qu’importe si on en rit,

Nos mains se trouveront même par-dessus les murs,

Alors, pour ça aussi, je veux te dire merci,

Parce qu’au-delà de toi, des amitiés perdurent…

 

Herrlisheim – 05 juin 2017

( 5 juin, 2017 )

J’n’ai pas osé te dire,

Pianotés aujourd’hui au gré de mes orages,

A la plume autrefois sur du papier fleuri,

Depuis trois décennies, je trace au fil des pages,

Toutes les émotions, les bravos, les mercis…

 

Je t’ai dit le plaisir d’enfin te retrouver,

Après le manque qui mord tout au long de l’absence,

Je t’ai dit les folies où j’me suis égarée,

Quand pour te retrouver j’ai banni les distances…

 

Il est même arrivé, au cœur de mes hivers,

Que ce soit mes angoisses que mes mots te confient,

J’ai osé l’espérance, les rêves des matins clairs,

Et parfois les colères d’un monde à l’agonie !

 

Confident malgré toi des mots que je n’ose pas,

Tu as souvent rendu l’audace à mes envies,

Conseiller inconscient, tu as donné le la

Au chant de mes promesses, aux refrains de ma vie…

 

Je t’ai confié mes doutes et mes envies d’ailleurs,

Mes ambitions parfois d’une porte entrouverte,

Je t’ai offert mes joies comme on offre des fleurs,

Et ma reconnaissance de nos soirées de fête…

 

Pour chaque année de plus, je t’ai dit mes espoirs

De voir s’épanouir tes rêves et tes désirs,

Pour chaque année nouvelle de ce monde illusoire,

J’ai souhaité à ton cœur, des succès, des sourires…

 

J’ai fait souffler vers toi le vent des souvenirs,

Dessiné toutes les larmes des trop grandes émotions,

J’ai révélé mon cœur qui se brise, se déchire,

Quand se ferme la porte de nos récréations…

 

Sans me prendre la tête, sans me prendre au sérieux,

J’ai assumé mon cœur, j’ai fait tomber mes masques,

Je t’ai dit en riant mes délires malicieux,

Glissée dans les jupons d’une fille en rouge fantasque…

 

Mais quand sur mes chemins j’ai croisé une victoire,

Quand, imprimés, reliés, mes mots sont nés au monde,

Qu’ils ont pris leur envol loin de mon écritoire,

J’n’ai pas osé te dire ma gratitude profonde…

 

Je n’ai su que trouver trois lignes maladroites

Sur une carte postale glissée dans mon ouvrage,

Et confié à la chance si souvent scélérate

Le soin de te porter ce trop modeste hommage…

 

Mais loin de ton regard, j’ai retrouvé ce soir

Le courage de t’écrire tous les mots que j’n’ose pas,

Et même si t’es trop loin, et s’il est un peu tard,

Je te le dis encore, vraiment, merci pour ça !!

 

Herrlisheim – 04 juin 2017

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