( 28 mai, 2017 )

J’aurais écrit bien sûr,

J’aurais écrit, bien sûr,

 

J’aurais posé mes rêves sur une page d’innocence,

Traduit en quelques mots toutes mes espérances,

Pour laisser une trace des murmures de mon cœur,

pour offrir un espace à mes envies d’ailleurs…

 

J’aurais d’une main tremblante dessiné un écrin

Où déposer mes peines et mes petits chagrins,

J’aurais pour une larme trouvé des mots qui pleurent,

Et pour mes émotions, mille et une couleurs!

 

Dans quelques vers bancals, j’aurais mis mes sourires,

Dans une phrase enflammée partagé mes souv’nirs,

D’une plume acérée, j’aurais dit mes colères,

Dépeint à demi-mots toutes mes amours d’hier…

 

J’aurais fait des tornades de toutes mes impatiences,

Des explosions de verbes de toutes mes violences!

J’aurais dit mes fantasmes, exprimés mes désirs,

Dompté toutes mes angoisses, mes haines et mes délires…

 

J’aurais écrit bien sûr…

 

Mais aurais-je partagé tous ces petits voyages ?

Aurais-je laissé mes mots glisser loin d’mes rivages,

Sans d’autres mots croisés au soleil de mes nuits,

Sans l’appel inconscient d’un petit cahier gris…

 

Aurais-je trouvé en moi l’audace et la confiance

De libérer mes mots de leur piège de silence

Si au fil des années, des notes et des quatrains,

Je n’avais pas nourri mes rêves à tes refrains…

 

Aurais-je su ignorer la voix de la raison ?

Aurais-je su croire en moi et en d’autres saisons

Si tes mots au fer rouge au cœur de ma mémoire

N’avaient pas infléchi le cours de mon histoire…

 

Aurais-je suivi cette route ? Bousculé mon destin ?

Si j’n'avais pas rêvé de croiser ton chemin ?

Aurais-je vaincu mes doutes et osé l’aventure,

Si j’n'avais pas voulu un jour briser tes murs…

 

Alors j’écris bien sûr…

 

Je pose chaque jour mes mots sur une page blanche,

Jour après jour je t’offre mes rêves et mes dimanches,

Au fil des mots qui dansent, des mots qui pleurent parfois,

C’est ma reconnaissance qui s’envole vers toi…

 

Tu ne me connais pas, tu ne sais rien de moi,

Pas même que je suis là, au premier rang, parfois,

Mais tu as réveillé les rêves d’adolescence

Que la vie avait pris et réduits au silence…

 

Alors j’écris, bien sûr, c’est tout c’que je peux faire

Pour espérer t’atteindre sans fard et sans barrière,

Et tant pis si j’ai tort et si tu n’m'entends pas,

Ce rêve, je te le dois, alors merci…pour ça !!!

 

29 Mai 2017

 

 

 

 

 

 

( 26 mai, 2017 )

Mon petit grain d’folie,

Ah, tiens, le revoilà qui danse dans ma tête

Ce petit grain d’folie qui m’entraîne avec lui,

Qui me pousse sur les routes vers des soirées de fête,

Qui réveille ma jeunesse et qui blanchit mes nuits…

 

Il se nourrit d’un rien, d’une nouvelle, d’une rumeur,

Et glisse à mon oreille de joyeuses tentations,

Il donne à mes sourires l’éclat des p’tits bonheurs,

A mes dimanches de pluie un arc-en-ciel passion…

 

Hirondelle malicieuse au cœur de mes printemps,

Il me chante l’été pour mieux chasser l’hiver,

Coquelicot éclatant qui danse au gré des vents,

Il fleurit mon jardin, il abreuve mes déserts !

 

J’ai le sourire aux lèvres de l’aube au crépuscule,

Et l’impatience au cœur du soir à l’aube claire,

La vie prend des couleurs, la nostalgie recule,

Mon cœur est à la fête, s’impatiente et espère !

 

Je l’avais laissé là, un gris matin d’automne,

Sur les pavés luisants d’une ville endormie,

Nourri de souvenirs et de guitares qui sonnent,

Le voilà de retour en plein cœur de ma vie…

 

Il surgit ça et là au fil de mes pensées,

Allume mon regard d’un éclat de lumière,

Il promet des voyages, des rires, la liberté,

De joyeuses retrouvailles au bord de la barrière…

 

De souvenirs qui flashent en émotions fragiles,

Il brûle mes impatiences, allume mes soleils,

Il chasse le vague à l’âme d’la certitude tranquille

De lendemains qui chantent, de joyeuses nuits de veille…

 

De plaisirs en avance en virtuels partages,

Il affole ma raison et fait chanter mon cœur,

J’oublie le quotidien, mes rêves partent en voyage,

La longue absence s’efface, douc’ment au fil des heures…

 

Grâce à lui je m’évade, je brise mes habitudes,

Je m’offre une parenthèse loin du monde qui hurle,

J’oublie mes inquiétudes et toutes mes solitudes,

Et mon âme s’apaise à l’ombre d’un crépuscule…

 

Petit détour tendresse au fil de mon destin,

Ici ou bien ailleurs, sa voix m’emportera,

Alors je le suivrai, au gré de ses chemins

Et à son insouciance j’accorderai mon pas…

 

Qu’importe les regards, les rires un brin moqueurs,

Au diable l’ironie et l’incompréhension,

Mon petit grain d’folie sait bien où va mon cœur,

Quand il brise mes chaînes pour de belles évasions…

 

 

Herrlisheim – 26 mai 2017

( 13 mai, 2017 )

Pour chaque année de plus,

Hier nous la fêtions et elle s’enfuit déjà,

Emportant avec elle les fêtes et les sourires,

Elle rejoint toutes les autres, là où le cœur s’en va

Lorsque la vie nous blesse et nous pousse à s’enfuir…

 

Il en reste nos audaces et les promesses tenues,

Quelques regrets sans doute, une blessure, un chagrin,

Le sentiment parfois d’une occasion perdue,

La nostalgie peut-être de deux ou trois matins…

 

Il en reste des rencontres, des victoires, des partages,

Et l’écho de nos rires pour les dimanches de pluie,

Il en reste l’émotion cueillie sur un visage,

Un souffle d’éternité sur une photo jaunie…

 

C’est une ride de plus pour raconter l’histoire,

Quelques fils argentés, un regard plus serein,

C’est la force qui nous pousse au-delà du miroir,

L’urgence de vivre mieux chacun de nos lend’mains !

 

Une année qui s’en va, c’est un peu de tristesse,

Une angoisse quelquefois du temps qui nous échappe,

C’est voir s’éloigner un peu de sa jeunesse,

C’est dans chaque silence, la vie qui nous rattrape !

 

C’est aussi le terreau où bâtir l’avenir,

La somme de nos hasards qui nous ouvre un chemin,

Le courage d’aimer mieux, sans plus se retenir,

Le force de regarder, en face notre destin !

 

C’est la sagesse peut-être, celle des grands voyageurs,

Qui savent les dangers et les plaisirs aussi,

C’est l’audace maîtrisée d’enfin ouvrir son cœur,

Sans craindre les blessures de regrets infinis !

 

Une année qui s’en va, c’est une année nouvelle,

Un espace pour construire de nouveaux souvenirs,

C’est une chance de plus, d’avoir une vie plus belle,

C’est un rêve peut-être qui pourra revenir…

 

Que cette année de plus qui commence aujourd’hui

T’apporte la richesse d’un voyage au long cours,

Qu’elle t’offre des étoiles pour éclairer tes nuits,

La force de la tendresse pour les moments plus lourds…

 

Pour chaque ciel d’orage au cœur de tes étés,

Je t’offre un arc-en-ciel pour réchauffer ton cœur,

Pour chaque sourire qui manque, chaque rendez-vous raté,

Je t’offre mes silences pour poser ta douleur !

 

Et pour chaque bataille, chaque audace, chaque victoire

Que cette année de plus à ta vie offrira,

Que s’éloigne un peu plus au fond de ton miroir

La nostalgie sépia de l’année qui s’en va….

 

Pour chaque année de plus, je te souhaite le meilleur,

Des souvenirs qui chantent, des mélodies qui dansent,

Des rêves en devenir, pour ton cœur, des douceurs,

Et un havre de paix où poser tes silences…

 

Herrlisheim – 14 mai 2017

( 13 mai, 2017 )

L’attente,

Quelques minutes encore avant que sonne l’heure,

Angoissante émotion d’une poignée de secondes,

Cinq minutes pas plus, je sens monter la peur,

La panique me gagne, m’emporte dans sa ronde !

 

Je vois ma  main trembler, je sens mon cœur cogner,

J’ai les jambes en coton, les idées à l’envers…

Deux/trois minutes encore, et enfin je saurai

Si ce jour est une chance ou un nouveau revers…

 

A l’horloge, les aiguilles semblent immobilisées,

Leur tic-tac me torture, raille mon impatience,

Le téléphone me nargue dans son silence buté,

Son écran comme un œil qui sape ma confiance !

 

Je refais un café, encore une cigarette,

Je me lève et je tourne, comme un fauve dans sa cage,

Je relis toutes mes notes, plus si sûre d’être prête

A larguer les amarres pour ce nouveau voyage !

 

Le fantasme est si grand, le rêve si ancien,

L’occasion plus fragile qu’une bulle de savon,

Et plus longue est l’attente, plus le doute revient,

Et plus mon cœur s’éloigne des rives de la raison !

 

Au clocher de l’église, l’horloge sonne deux fois,

Il est trente à présent, et pourtant rien ne vient !

Trop beau pour être vrai ? Un rêve, encore une fois ?

L’espérance s’effrite, le vague à l’âme revient…

 

Et la journée se meurt, la nuit étend ses ailes,

Le silence m’étouffe, l’angoisse me tétanise,

Ai-je tout imaginé ? N’était-ce pas réel ?

Me suis-je trompée de jour ? Ai-je commis cette bêtise ?

 

Je rallume l’ordi, recherche le message,

Etait-ce bien ce soir que j’avais rendez-vous ?

Mon horizon se voile, se couvre de nuages,

La confiance s’envole, et mon cœur devient fou…

 

Trois notes familières, et soudain tout bascule,

Mais ma main tremble tant…je vais manquer l’appel !

Je respire un grand coup, fais taire mon cœur qui hurle,

Allo ? Oui, c’est bien moi, j’attendais votre appel…

 

Herrlisheim – 14 mars 2017

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