( 8 mars, 2017 )

Perfide mélancolie,

Perfide mélancolie qui m’enchaîne, qui m’emmure,

Qui me tient si souvent sous sa chape de plomb,

Sournoise mélancolie qui chuchote, qui murmure

Qui m’entraîne avec elle vers des gouffres sans fond…

 

Elle frappe à ma fenêtre chaque dimanche de pluie,

Elle s’invite dans mon cœur à grands coups de souv’nirs,

Elle insiste, elle s’incruste, colonise ma vie,

Elle voile mon regard et fausse mes sourires…

 

Posée sur mon épaule du matin jusqu’au soir,

Elle freine mes élans et mes éclats de rire,

Elle me pousse quelquefois à m’asseoir dans le noir

Pour revivre en pensées, mes voyages, mes plaisirs…

 

Elle est sur mes talons dans toutes mes promenades,

Attire mon attention sur un mot, un détail

Qui me ramène au cœur d’autres jolies balades

Qui m’entraîne malgré moi vers d’anciennes batailles…

 

Elle m’attend au détour de chaque aube nouvelle,

Elle masque mes soleils d’un voile de tristesse,

Elle déroule le film des fantasmes éternels

Et creuse, de rêves en manques, le puits de ma détresse !

 

Il suffit quelquefois d’un parfum qui m’effleure,

D’une photo retrouvée ou d’une petite chanson

Pour qu’elle attise l’absence, ternisse mes bonheurs,

Et noie mes espérances sous son perfide poison…

 

En projetant sur mes nuits, l’ombre de mes désirs,

Elle fissure mes audaces, enlaidit mon décor,

Elle m’enchaîne en son cœur, noircit mon avenir,

M’assassine de regrets, de colère, de remords !

 

Elle plante un paysage romanesque, enchanté

D’une vie plus glamour, plus douce, plus facile,

A faire pâlir d’envie toutes mes réalités,

A abattre en plein vol mes illusions fragiles…

 

Avec ses « si seulement », ses « si », ses « pourquoi pas »,

Elle distille le doute, elle sape ma confiance…

Ses mirages m’égarent, je soupire tout bas,

J’en oublie mes succès et mes rêves qui dansent !

 

Elle plante dans mon cœur, des désirs, des secrets,

Délave les couleurs de tous mes arcs-en-ciel,

Son poids coupe les ailes de mes jolis projets,

Sa voix à mon oreille se fait souvent cruelle…

 

Elle vit à mes crochets, m’habite trop souvent,

Mais lorsque de mes rêves, j’aurai fait l’avenir,

Je saurai la chasser et vaincre ses tourments

Pour hisser ma grand’voile, sans peine et sans faillir !!

 

 

Herrlisheim – 8 Mars 2017

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