( 4 mars, 2017 )

Mon rêve échappé

Il est là, insolent, au bord de ma mémoire,

Qui rôde et se pavane à fleur de souvenirs,

Un visage, un parfum, un flash dans mon miroir,

Je l’attrape, il m’échappe dans un éclat de rire…

 

Il est là, je le sens, il suffirait d’un rien

Pour revivre un instant ce délicieux voyage,

J’en ressens l’émotion, le plaisir m’en revient,

Mais impossible pourtant d’en revoir les images !!

 

Pour trouver le chemin qui saura me ram’ner

Au plus loin de mes nuits où scintillent ses lueurs,

Je chasse loin de moi les images, les pensées,

Efface le monde autour, ses chants et ses couleurs…

 

Derrière mes paupières closes, un visage familier,

Un sourire éclatant et un regard rieur…

Des mots que j’n’entends pas, des gestes d’amitié,

Mais le songe m’échappe, mais le rêve se meurt…

 

Il est bien là pourtant, je plonge plus loin encore

Dans les méandres brumeux des rêves et des pensées,

Je cherche l’étincelle qui éclairera plus fort

Mon chemin vers un monde que l’aube a effacé !

 

Comme l’éclair qui soudain, éclaire un ciel d’orage,

Le souv’nir me revient, il est là, je le tiens !

…Mais la seconde d’après, sur mon rêve, un nuage,

Le songe disparaît, il ne m’en reste rien…

 

Je lutte et me débats avec l’oubli qui gagne,

Je déchire le voile qui masque la lumière,

Mais il fuit loin de moi, petite bulle de champagne

Qui naît, glisse et explose à la surface du verre !

 

C’était doux et joyeux comme une soirée de fête,

C’était inattendu comme un soleil d’hiver,

Un havre où abriter mon cœur dans la tempête,

Quand la vie est trop grise ou qu’elle tourne à l’envers…

 

C’était une évidence, ça, je m’en souviens bien,

Aussi vrai qu’un printemps, sa douceur, ses promesses,

C’était tout en partages, en rires, en petits riens

C’était la vie plus belle, en sourires, en tendresse…

 

Mais il ne reste plus, à l’aube qui se lève

Qu’un sentiment étrange de paradis perdu,

Le goût tendre et sucré du plus joli des rêves,

Un délicieux parfum qui ne reviendra plus…

 

Alors, au jour qui fuit, je fermerai les yeux

Sur cette unique image qui affole mon cœur,

Et dans ma nuit profonde, un Morphée malicieux

Fera éclore mon rêve comme un bouquet de fleurs…

 

De ma nuit étoilée, je saurai retenir

Plus qu’une image floue, qu’un sentiment troublant,

Je saurai, cette fois, ce que voulait me dire

Ce songe qui me ronge, ce rêve qui m’attend…

 

Herrlisheim – 4 Mars 2017

 

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