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( 23 février, 2017 )

Une date et puis une autre…

Une date et puis une autre, tu distilles tes effets,

Attises nos espérances, réveilles nos impatiences,

T’arrêteras-tu chez nous ? On en rêve tu sais,

Prêtes à tous les voyages, du nord jusqu’en Provence…

 

Une date, c’est un hôtel, une route ou un train,

C’est un vagabondage au cœur de nos étés,

Une parenthèse joyeuse qui brise nos quotidiens,

Le plaisir d’être ensemble et de tout partager !

 

Dans ma tête, ça gazouille, ça chantonne, ça fleurit,

Les souvenirs virevoltent, bousculent ma mémoire,

Et mon cœur s’éveille de sa trop longue nuit,

Comme au printemps le fleuve libère ses eaux miroirs…

 

On attend tout l’hiver tes joyeux rendez-vous,

Presque certaines au fond, que tu n’résist’ras pas,

Complices de tes audaces, de tous nos entre-nous,

On partage le même rêve, on t’attend, on s’ra là…

 

Il nous suffit d’un signe, d’un mot, d’une rumeur,

Et nos esprits déjà, repartent sur les routes,

Nos ciels, tout doucement, reprennent des couleurs,

De souv’nirs en av’nir, on efface nos doutes…

 

On hésite bien un peu, on freine nos élans,

Il faut aller si loin pour te suivre quelquefois,

Il faut partir encore, et glisser sous le vent

Pour briser nos amarres et voguer avec toi !

 

L’attente est souvent longue comme un jour sans soleil,

Il faut dompter le temps qui étire ses heures,

Retrouver le chemin de nos nuits sans sommeil,

Pour savourer d’avance les plaisirs du cœur…

 

Danser sous les étoiles ou chanter sous la pluie,

Sous un soleil de plomb ou les pieds dans les flaques,

Repartir sur les routes, c’est notre grain de folie,

C’est libérer en nous une étincelle fantasque…

 

Une date c’est un sourire au cœur de nos violences,

C’est une pause, un répit, une île aux rives blondes,

Une fontaine de jouvence, bouffée d’adolescence,

C’est une bulle hors du temps, loin du monde qui gronde…

 

Alors je laisse là l’hiver et ses frimas,

J’écoute mes envies, je cède, je lâche prise,

Une date et puis une autre, je laisse là mes tracas,

Un rêve et puis un autre, j’oublie mes aubes grises…

 

Herrlisheim – 23 février 2017

( 20 février, 2017 )

La fille en rouge s’ennuie

Exilée dans un monde de rêve et de souv’nirs,

La fille en rouge s’ennuie dans son désert gelé,

Ses heures et puis ses jours se languissent et soupirent,

Quand dans ses nuits sans fin reviennent ses soirs d’été…

 

Elle a vu de l’automne passer le vent qui danse,

Avec les feuilles mortes s’envoler quelques rêves,

Aux lumières de la fête, rêvé d’une autre chance,

Et à l’aube de l’an neuf espéré une trêve…

 

La neige sur les coteaux  scintille de mille diamants,

Comme la perle salée qui glisse sur son visage,

Et dans la glace qui cède en mille et un craquements,

La fille en rouge redoute de sinistres présages !

 

Dans ses longues promenades dans les silences glacés,

Quand seules les cloches au loin, égrènent le temps qui passe,

Elle cueille un peu de paix et de sérénité

Pour apaiser son âme de ce manque si tenace !

 

Quand la vie facétieuse lui offre un p’tit bonheur,

Elle le cueille, le savoure, le chérit tendrement,

Mais derrière chaque rire, chaque batt’ment de son cœur,

La fille en rouge entend le manque grandissant…

 

Elle a offert au temps toutes ses impatiences,

Ouvert tout grand les bras à toutes les promesses,

Elle a choisi la vie, ses surprises et ses danses

Mais le silence la peine, mais l’absence la blesse…

 

Elle a repris sa vie où elle l’avait laissée,

Réveillé des projets, rallumé des soleils,

Redonné mille chances aux ambitions fanées,

Mais seule répond l’absence quand s’enfuit le sommeil…

 

Elle retourne à la source de ses saisons heureuses,

Glisse en mélancolie quand vient le crépuscule,

Quand la nuit elle se perd en rêveries mystérieuses,

Aux portes de sa folie, la fille en rouge bascule…

 

Je la tiens à l’abri de mes réalités,

Lui rappelle nos voyages, l’abreuve de souvenirs,

J’lui promets d’autres soirs sous des ciels étoilés,

Sans sur son visage triste faire éclore un sourire…

 

Alors, pour retrouver l’éclat de son regard,

Je partage ses rêves, j’ouvre tout grand sa cage,

J’offre à la fille en rouge la magie des hasards,

Et une longue robe rouge pour nos prochains voyages….

 

 

Herrlisheim – 20 février 2017

 

( 19 février, 2017 )

Y’a des jours comme ça

Le ciel sans nuage fait éclore des sourires,

La chaleur d’un soleil réveille nos désirs,

C’est une journée parfaite, un clin d’œil du printemps,

Mais y’a des jours comme ça, où le sort nous attend…

 

On s’éveille souriant aux premiers chants d’oiseaux,

On marche le nez en l’air, sans plus courber le dos,

On sourit aux passants, le cœur plein de promesses,

Mais y’a des jours comme ça, où la vie nous agresse…

 

Je laisse la brise légère jouer dans mes cheveux,

Au spectacle du monde, j’ouvre tout grands les yeux,

C’est une si belle journée pour sourire à la vie,

Mais y’a des jours comme ça, où on se sent maudits…

 

L’âme et le pas légers, je traverse mes heures,

L’esprit clair et tranquille, je laisse rêver mon cœur,

C’est un jour pour la chance, je le sais, je le sens,

Mais y’a des jours comme ça, où l’intuition nous ment…

 

J’ai voulu voir un signe dans la douceur de l’air,

Espéré en ma chance dans la fuite de l’hiver,

C’était une évidence, un sourire du destin,

Mais y’a des jours comme ça, où on rate tous nos trains…

 

J’ai cru, ce matin-là, qu’il suffirait d’y croire,

J’ai cru à mes audaces pour changer mon histoire,

J’ai cru à nos hasards, j’ai cru à nos silences,

Mais y’a des jours comme ça, où on n’mène pas la danse…

 

C’était juste un éclat trop vif dans un regard,

L’esquisse d’un geste tendre, un sourire en retard,

Une ombre qui se dresse en travers du chemin,

Car y’a des jours comme ça, où l’illusion s’éteint…

 

Et puis c’est une épine qui ralentit mon pas,

Un petit rien du tout, qui vient, pique et s’en va,

Une contrariété qui fausse l’harmonie,

Car y’a des jours comme ça, où on se sent trahie…

 

Avec le jour qui fuit, on rentre alors chez soi,

Réconforter son cœur auprès d’un feu de bois,

Mais le diable, on le sait, se niche dans les détails,

Et y’a des jours comme ça, où y’a plus rien qui vaille…

 

Un courrier malheureux, une ampoule qui claque,

C’est la goutte de trop, celle qui trouble la flaque,

C’est un échec de plus, c’est un silence trop lourd,

C’est sûr, les jours comme ça, j’pourrais perdre mon humour…

 

C’était une belle journée, parenthèse de douceur,

Au cœur d’un long hiver, l’espoir de jours meilleurs,

C’était une belle journée pour croire à l’impossible,

Mais y’a des jours comme ça, cruels et insensibles…

 

 

Herrlisheim – 19 février 2017

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