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( 12 décembre, 2016 )

Lumières,

Plus étincelantes que les étoiles au firmament,

Elles scintillent et se balancent au gré du vent,

Elles apparaissent ensembles sur les places et dans les cités,

Fleurissent les vitrines, musardent sur les pavés…

 

Petites lucioles mutines qui égaient nos chemins,

Petites perles éclatantes du soir jusqu’au matin,

Elles chantent les jours heureux, réchauffent bien des cœurs,

Et chassent de l’hiver, les frimas et les pleurs…

 

Des plus sombres recoins, elles repoussent les ténèbres,

Aux branches des sapins, l’espérance elles célèbrent,

Elles accrochent aux regards des étoiles par milliers,

Nimbent d’or la rivière quand elles vont s’y noyer…

 

Elles rallument dans les cœurs l’âme de notre enfance,

Font pétiller la fête jusqu’au cœur des silences,

Joyeux feux d’artifice, étincelles colorées,

Les lumières de Noël, souvent, nous font rêver…

 

Pourtant, quand chaque année, je les vois refleurir,

J’entends pleurer mon cœur, j’entends mon âme gémir…

Mes rêves s’y accrochent, mes espérances s’y blessent,

Elles mêlent au fond de moi, nostalgie et tristesse…

 

Je me fonds dans la foule, joyeuse et bigarrée,

M’enveloppe de sa chaleur, des sourires échangés,

Je cherche l’insouciance dans les rues qui frissonnent,

Mais la mélancolie, seule à mon cœur résonne…

 

Je m’enivre aux parfums de miel et de sapin,

Aux châtaignes odorantes, je me brûle les mains,

Je souris aux artistes, j’admire le décor,

Mais mon cœur reste triste sous le ciel et ses ors…

 

Petite musique désuète, clochettes cristallines,

Rires clairs des enfants, clarinettes et comptines

Martèlent à mon esprit des souvenirs amers,

Meurtrissent de leur éclat, mon âme solitaire….

 

J’aim’rais de ces lumières, faire un bouquet d’étoiles,

Les poser sur ma vie pour en chasser le voile,

Les laisser s’épanouir, m’éclairer d’l’intérieur,

Me confondre avec elles, me perdre dans leur chaleur…

 

J’aimerais tant me réjouir bien au-delà des masques,

Trouver dans les lumières une légèreté fantasque,

Un chemin pour mes rêves, une porte vers l’avenir,

Ou la magie toute simple d’un beau et franc sourire !

 

Mais toujours cette tristesse au milieu de la fête,

Toujours ces larmes aux yeux que rien, jamais n’arrête,

Pourquoi suis-je incapable d’oublier un instant,

Ce vide, cette absence au cœur des sentiments ?

 

Qui saura dans mon cœur faire éclore l’émotion ?

Qui brisera enfin cette malédiction ?

Qui rallumera la flamme des plaisirs oubliés ?

Qui me prendra la main pour rire et pour danser ?

 

Qui saura d’un sourire, m’emmener dans la lumière ?

Qui répondra d’un geste à mes vœux, mes prières ?

Qui verra au-delà de toutes mes apparences ?

Qui d’une petite lumière fera un feu immense ?

 

Colmar – 12 décembre 2016

( 5 décembre, 2016 )

Le regret de tes yeux,

Quel est ce vide étrange qui s’étire devant moi,

Ce sentiment troublant qui ternit toutes mes joies ?

Comme si la vie, d’un coup, avait perdu son sel,

N’offrant plus qu’un désert de silences cruels…

 

La vie était si belle quand j’m’attendais à toi,

Quand j’accrochais mes rêves aux étoiles sur les toits,

Quand d’une petite audace, j’espérais conquérir

Un regard sur mon cœur, un geste ou un sourire…

 

J’espérais te toucher quand tu n’m’attendais pas,

T’émouvoir de mes mots, jetés de-ci de-là,

Je croyais que la chance croiserait mon chemin,

Et de mes rêves trop grands, j’voulais faire un destin !!

 

On est naïf, parfois, quand on rêve trop fort,

Quand on s’égare trop loin des lumières du port,

On se perd au hasard de dangereux rivages,

On oublie même parfois, les raisons du voyage…

 

J’ai fait taire ma raison, j’ai mus’lé ma méfiance,

Parce qu’elles étaient, croyais-je, des obstacles à ma chance,

J’ai brisé mes défenses, j’ai oublié ma place,

Et laissé libre cours à deux ou trois audaces…

 

J’ai attendu mille fois, le cœur tremblant, l’âme impatiente

Que d’un signe tu captures mon offrande hésitante,

J’ai attendu un mot contre toute évidence,

J’ai maudit mon étoile de toutes ses violences…

 

Je suis tombée cent fois, j’ai heurté bien des murs,

Mon orgueil s’est brisé aux sanglots qui murmurent,

Je t’ai tourné le dos pour camoufler mes larmes,

J’ai haï mon reflet quand je rendais les armes…

 

J’ai brisé bien des rêves à ton indifférence,

J’ai perdu des sourires, égaré ma confiance,

Mais je me suis rel’vée, pour revenir, toujours,

Chercher dans ton regard, l’aube d’un nouveau jour…

 

D’espérances un peu folles en rêveries incertaines,

J’ai écouté les voix de perfides sirènes,

J’ai allumé des feux de passions dévorantes,

J’ai souri aux chimères de mes nuits enivrantes…

 

Je n’ai plus aujourd’hui, même l’ombre d’un chemin

Où diriger mes pas, où inscrire mon destin,

J’ai raté mon envol, je tombe comme une pierre,

Je retrouve mon désert, aride et solitaire…

 

Je trouverai d’autres routes, bien sûr, au fil des jours,

J’accroch’rai d’autres rêves à d’autres nuits velours,

Je trouverai des soleils, je dans’rai sous la pluie,

J’offrirai des voyages aux étés de ma vie…

 

Mais il y aura toujours, au bal de l’existence,

Une ombre sur la fête qui planera en silence,

Quels que soient mes plaisirs, mes jeux, mes rêves bleus,

Il y aura dans mon cœur, le regret de tes yeux…

 

 

Herrlisheim – 05 décembre 2016

( 2 décembre, 2016 )

J’en ai écrits des mots,

J’en ai écrits des mots, j’en ai noircies des pages,

Pour dire toute l’émotion de ce joli voyage,

J’ai pris tant de chemins, emprunté bien des trains

Pour la magie d’une nuit qui oublie ses lendemains…

 

J’ai aimé ces voyages au pays des souv’nirs,

J’ai aimé les silences et les éclats de rire,

J’ai aimé retrouver, planqué dans ma mémoire,

Les blessures oubliées au fil de mon histoire !

 

Des frimas de l’hiver au début de l’automne,

J’ai offert un printemps à mon cœur qui frissonne,

J’ai fait taire ma raison, fait tomber mes armures

Et laissé libre cours à mon âme qui murmure…

 

Elle s’est glissée sans peine au cœur des mots velours,

S’est blottie, apaisée, bien loin du temps qui court,

A laissé les ballades bercer mes impatiences,

Et les mots révoltés réveiller ma conscience…

 

Les mots se sont posés comme un baume sur mon cœur,

Ont adouci mes peines, emporté des douleurs,

Ont libéré les larmes trop longtemps retenues

Et brisé mes défenses trop longtemps contenues…

 

J’ai offert ma grand’voile au vent de l’amitié,

Nourri mes espérances de rêves partagés,

J’ai noyé mes chagrins sous un flot de tendresse

Pour danser sous la pluie loin du monde qui me blesse !

 

De soirées un peu folles en matins un peu gris,

De tous mes rêves bleus aux étoiles de mes nuits,

J’ai ouvert grand les bras à toutes mes émotions,

J’ai pris tous les bonheurs sans une hésitation…

 

Au temps qui passe trop vite, j’ai volé quelques heures,

Au poids de mes années, j’ai offert la douceur

D’une parenthèse de paix, d’un havre au vent contraire,

D’un peu d’adolescence au cœur de mes hivers…

 

Je n’aurais jamais cru qu’un bouquet de chansons

Puisse libérer mon cœur de toutes ses prisons,

Je n’aurais pas rêvé trouver dans ces mots-là,

La source où rafraîchir la fièvre de mes combats…

 

Pourtant, de train en train, de voyage en voyage,

J’ai laissé derrière moi mes trop lourds bagages,

J’ai retrouvé je crois celle que je fus un jour,

Avant de m’égarer au fil de mes détours…

 

Et me voilà ce soir, assise dans le noir,

Je suis prête, je crois, à revivre l’histoire

A feuilleter jusqu’à l’aube l’album des souvenirs,

Avant de le ranger dans ma boite à sourires…

 

J’en ai écrits des mots, j’en ai noircies des pages,

Ce soir, c’est la dernière, je retrouve mes rivages,

J’ai pris tant de chemins, emprunté bien des trains,

Ce soir je rentre au port, l’âme et le cœur chagrins….

 

J’écrirai d’autres mots, j’écrirai d’autres pages

En attendant l’ivresse de nos prochains voyages,

Y’aura d’autres chemins, je prendrai d’autres trains

Et d’autres rendez-vous enchant’ront mes lend’mains…

 

Herrlisheim – 02 décembre 2016

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