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( 31 octobre, 2016 )

Il y aura,

Il y aura, bien sûr, la douceur du souvenir,

Ces pauses au temps qui passe, ces éclats de mémoire,

Il y aura, c’est certain, des rêveries, des sourires

Quand reviendront au cœur quelques pages de l’histoire…

 

Il y aura d’autres fêtes, des étés au soleil,

Il y aura d’autres bals jusqu’au bout de l’oubli,

Il y aura d’autres rêves pour mon cœur en sommeil,

Et au ciel des étoiles, pour repousser la nuit…

 

Il y aura des partages qui attiseront le feu,

Des mots sur l’émotion pour la revivre encore,

Il y aura des sourires, soudain, au fond des yeux,

Qu’un signe ou un clin-d ’œil aura su faire éclore !

 

Il y aura du bonheur glané sur mes chemins,

De grands éclats de rire, des parenthèses tendres,

Des combats, des colères, des peines et des chagrins,

Une vie tout entière qui saura me surprendre…

 

Mais il y aura aussi, du spleen et des soupirs,

Une nostalgie profonde, une folle impatience,

Il y aura cette tristesse au bord de mes sourires,

Cette douce mélancolie au cœur de mes silences…

 

Comme une goutte de lumière au fond d’un verre de vin,

Il y aura des ivresses que j’n’aurai pas voulues,

Une espérance folle de voler au destin

Quelques lignes nouvelles, quelques pages de plus !

 

Il y aura quelquefois, jusqu’au cœur de ma vie,

Le souvenir brûlant d’un regard fantasmé,

Il y aura même parfois, comme un peu de folie,

Quand mon âme cèdera à mes rêves insensés…

 

Il y aura tous ces mots qui noirciront mes pages,

Fragile réconfort, quand longues seront mes heures,

Il y aura ce désir, de refaire le voyage,

Impossible ambition, illusoire douceur…

 

Il y aura ce coffret de babioles fanées,

Petites Mad’leines de Proust de mes longues nuits d’hiver,

Une photo, un foulard, une carte postale froissée,

Qui ramèneront mon cœur à ses plaisirs d’hier…

 

Il y aura cette attente, pesante avec le temps,

Une inquiétude sourde au fil de mes saisons,

Il y aura le manque, sournois, évidemment,

Qui gâchera mes plaisirs, troublera ma raison…

 

Puis il y aura enfin, un nouveau rendez-vous,

Terrifiante promesse d’un insolent bonheur…

Il y aura cette seconde qui soufflera d’un coup

La profondeur du manque, le voile sur mon cœur…

 

 

Herrlisheim – 31 octobre 2016

( 23 octobre, 2016 )

Quand….

Quand on n’a que ses rêves pour affronter la vie,

Et des désirs trop grands pour vaincre la solitude,

Quand chaque aube nouvelle résonne de nostalgie,

Au fil du temps qui court vacillent les certitudes…

 

Quand l’avenir s’éloigne un peu plus chaque jour,

Quand les projets se brisent comme des jouets cassés,

Quand chaque nuit m’entraîne dans un sommeil trop lourd,

Au fil de mes cauchemars, mes fleurs se sont fanées…

 

Quand au fond du miroir, se voilent mes regards,

Quand chaque jour un peu plus, s’effacent mes sourires,

Quand dans mes souvenirs, je m’enfonce, je m’égare,

Au fil de ma mémoire, pâlissent les désirs…

 

Quand l’amour n’est qu’un rêve perdu à l’infini,

Quand mes chants ne sont plus que de tristes romances,

Quand je brise mes élans, me noie dans mes oublis,

Au fil des jours sans fin, m’emmure le silence…

 

Quand mes mots voudraient tant, quand mon cœur n’ose pas,

Quand j’y crois malgré tout, malgré toi, malgré moi,

Quand je veux voir un signe dans tout c’que tu n’dis pas,

Au fil de mes défaites, je perds confiance en moi…

 

Quand ma colère explose de toutes mes impatiences,

Quand je maudis ton nom, quand je fuis nos hasards,

Quand à nos rendez-vous, tu n’es qu’indifférence,

Au fil de ma détresse, je bâtis des remparts !

 

Quand au hasard des rues, je marche, solitaire,

Quand je cache mon chagrin derrière un rire qui sonne,

Quand de l’aube à la nuit, j’retiens des larmes amères,

Au fil de mes saisons, mon âme j’emprisonne !!

 

Quand pour ne pas glisser, j’enchaîne mes émotions,

Quand je fuis ton regard qui me poignarde au cœur,

Quand je cherche l’ivresse dans de futiles passions,

Au fil de mes erreurs, je nourris ma rancœur…

 

Quand je triche, quand je mens pour mieux tourner la page,

Quand je renie d’un mot, la force des sentiments,

Quand j’ignore tes appels, quand j’efface tes messages,

Au fil des illusions, j’espère vaincre le temps…

 

Mais quand d’un seul regard, tu fais fondre mon cœur,

Que d’un unique sourire, tu abats tous mes murs,

Quand tes mots se promènent, frôlent mes rêves qui pleurent,

Au fil de ma folie, c’est ton nom que j’murmure…

 

Herrlisheim – 23 Octobre 2016

( 20 octobre, 2016 )

Colère,

C’était un 11 janvier, vous en souvenez-vous,

Vous qui marchiez unis en tête des cortèges ?

Avec tout un pays ébranlé mais debout,

Vous promettiez qu’ensembles, nous sortirions du piège !

 

Où sont vos belles promesses messieurs les politiques ?

Où est votre unité, où est l’union sacrée ?

Sacrifiée au profit des calculs stratégiques ?

Perdue au fil de l’eau de votre destinée ?

 

Votre cynisme, messieurs, nous fatigue, nous agace !

Vos ambitions nous navrent, vos mensonges nous désolent !

Vous arrive-t-il parfois d’vous r’garder dans la glace ?

Voyez-vous dans vos actes, vos promesses qui s’envolent ?

 

Vous vous battez si bien pour votre propre gloire,

Au lieu de vous entendre pour celle d’un pays,

Oubliez vos egos, vos courses vers le pouvoir,

Rapp’lez -vous que des peuples, vous n’êtes que les commis !

 

Il y a ceux qui accusent, quoiqu’un autre fasse ou dise,

Ceux qui renient leur camp et souhaitent notre confiance,

Et puis ceux qui crient fort, gesticulent, ironisent,

…Et celle qui s’frotte les mains et patiente en silence !

 

« Ce n’est pas moi, c’est l’autre, c’est la faute du voisin,

Votez plutôt pour moi, j’ai toutes les solutions »,

Mais pas un n’est capable de tracer un chemin,

Pas un qui ne se batte que pour ses ambitions !!

 

Cessez donc vos querelles de coqs de basse-cour,

Vos guerres de territoires, vos combats de chapelles !

Cessez vos petites phrases, et tous vos grands discours,

Et du cours de l’Histoire, répondez à l’appel !

 

Vous n’êtes pas responsables des sursauts de l’Histoire,

Mais vous êtes coupables de ne pas vous unir,

A deux, dix ou bien cent à faire votre devoir,

Vous seriez bien plus forts pour affronter l’av’nir !

 

N’entendez-vous le peuple qui s’agite et qui gronde ?

Les liens qui nous unissent qui cèdent un-à-un ?

N’y en aura-t-il pas un qui se lève et réponde

Et pense à autre chose qu’à son propre destin ?

 

Je devine vos dilemmes, j’imagine vos doutes,

Les intérêts des uns, des autres sont si loin…

Il faudra bien pourtant, un jour tracer la route

Que chacun pourra suivre, quels que soient ses besoins…

 

A l’heure où notre monde craque de tous côtés,

Où l’humanité même se fissure et se perd,

Il est temps de trouver le moyen d’avancer,

D’offrir à nos enfants autre chose que la guerre !

 

Ne soyons pas les peuples que l’Histoire retiendra

Comme ceux qui ont détruit de l’Homme la meilleure part,

N’oubliez pas qu’un jour, le monde nous jugera,

Alors, de l’avenir, soyons plutôt le phare…

 

Herrlisheim – 9 Octobre 2016

( 20 octobre, 2016 )

Au fil des mots qui pleurent,

Je t’ai ouvert mon cœur au fil des mots qui pleurent,

Mes espérances folles au gré des mots qui doutent,

A chaque coup du sort, à chaque nouvelle douleur,

J’ai cherché dans tes yeux où nous menait la route…

 

Des mauvais vents d’hiver aux couleurs de l’automne,

Je t’ai cherché en vain le long de mes chemins,

Je t’ai croisé parfois dans une guitare qui sonne,

Sans que jamais ton cœur ne batte auprès du mien !

 

J’ai espéré mille fois vaincre tous tes silences,

J’ai frappé à ta porte de mille et une façons

Sans abattre les murs de ton indifférence,

Sans faire battre ton cœur plus fort que de raison…

 

J’ai même prié les diables et tous les dieux du monde,

Piétiné ma fierté, fait taire mon orgueil,

J’ai trahi quelquefois mon âme vagabonde

Pour que de mon jardin, les roses enfin tu cueilles…

 

J’ai usé mes colères dans des combats sans gloire,

Apaisé mes souffrances dans des bras inconnus,

Je t’ai renié cent fois, chassé de ma mémoire,

Sans trouver le rivage où tu ne serais plus !

 

J’ai pillé quelques cœurs, volé des nuits d’ivresse,

Evité tes chemins, détourné mes regards,

J’ai offert mes sourires pour un peu de tendresse,

Mais tu reviens toujours habiter mes hasards…

 

De toute ma volonté, je te tiens à distance,

Te chasse de mes pensées, de mes rêves, de mon cœur,

Je t’interdis l’accès à toutes mes impatiences,

Mais c’est ton ombre, encore, sur chaque petit bonheur…

 

Tu voiles tous mes soleils comme en été l’orage,

Tu hantes mes sommeils, te glisses dans mes rêves,

Chaque journée sans toi ressemble à un naufrage

Où mon cœur se brise cent mille fois sur la grève…

 

Tu es de mes hivers, le plus froid, le plus sombre,

Et de tous mes déserts, celui qui me vaincra,

Tu es toutes mes faiblesses et tu es ma part d’ombre,

Et de tous mes regrets, celui qui restera !

 

De toutes mes solitudes, tu es la plus profonde,

Celle qui me brise les ailes, celle qui m’habite toujours,

Au fil des mots qui pleurent, au fil des mots qui grondent,

Tu es ma plus belle guerre, mon éternel amour.

 

Herrlisheim – 19 octobre 2016

( 18 octobre, 2016 )

Comme une fleur à mon jardin,

Comme l’écho de mon cœur au matin fatigué,

Le ciel pleure sur la ville, noyant mes souvenirs,

Ils sont bien là, pourtant, à mon âme tatoués,

Rassurante présence pour les nuits sans dormir…

 

Comme une page qui se tourne, il y a ce train qui part,

Qui me ramène chez moi, qui m’emmène vers l’av’nir,

Un départ comme une fuite, avant qu’il soit trop tard,

Avant que je m’égare au cœur des souvenirs !

 

Il est l’heure déjà, de tourner cette page,

Mais je retiens le temps, pour une minute encore…

La pluie se mêle aux larmes qui roulent sur mon visage,

J’ai du mal à partir, à regagner mon port !

 

Déjà le train s’éloigne et berce ma nostalgie,

M’arrache aux espérances laissées là, sur ce quai,

Et doucement mon cœur glisse en mélancolie,

Quand mon âme indocile, au passé, disparaît !

 

Il y avait un avant, il y aura un après,

Construit au fil des jours et de tous tes silences,

Il y aura dans mon cœur, si longtemps que j’vivrai,

La trace de ce partage qui sonne comme confidence…

 

Je pensais te trouver dans ces émotions là,

C’est moi qu’j’ai rencontré au fil des mots qui pleurent,

Tes larmes et puis les miennes se sont croisées là-bas,

Dans les notes qui s’envolent, dans l’éclat d’une douleur !

 

J’ai ri et j’ai souri, j’ai pleuré avec toi,

J’ai croisé mes chagrins, et je les ai domptés,

J’ai trouvé, c’est étrange, vas donc savoir pourquoi,

Une douce sérénité, une âme plus apaisée…

 

J’ai volé au destin, quelques jours, quelques heures,

Pour une parenthèse de tendres illusions,

J’ai fait tomber les murs de toutes mes fureurs,

Pour glisser avec toi au cœur d’une émotion…

 

…/…

 

Difficile à présent de tourner cette page,

De la ranger au creux des plus beaux souvenirs,

Difficile aujourd’hui de quitter tes rivages,

Pour reprendre la route qui mène à l’avenir…

 

Un rayon de soleil, soudain, perce les nuages,

Se pose sur mon cœur, apaise ma détresse,

Il est temps je le sais, sans regret, sans bagage,

De reprendre ma route, d’oublier ma tristesse…

 

Nous vivrons c’est certain, bien d’autres aventures,

Nous emprunterons ensembles, d’autres jolis chemins,

Mais de ce voyage là, je garderai, c’est sûr,

Une nostalgie sereine, comme fleur à mon jardin…

 

Herrlisheim – 18 octobre 2016

( 17 octobre, 2016 )

Et se brise la fille en rouge…

Avec le vent d’automne qui bouscule les nuages,

Et la pluie impatiente qui fait luire les pavés,

L’espoir en bandoulière pour un ultime voyage,

La fille en rouge revient dans ses rêves se glisser…

 

Dans son cœur l’émotion doucement prend sa place,

Dans sa tête y’a les mots qu’elle aimerait tant te dire,

Dans ses yeux, une étoile, dont elle retrouve la trace,

Et là, dans son miroir, le soupçon d’un sourire…

 

Parenthèse d’émotion, d’amitiés partagées,

Comme une pause, une escale, le souffle d’un soupir,

Avant que vienne l’hiver, ses longues heures glacées,

La fille en rouge se perd au cœur des souvenirs !

 

Elle vole au temps qui court, une page, quelques heures,

Elle laisse là sa vie, le monde et ses colères,

S’abandonne, lâche prise pour un étrange bonheur,

Où les rires et les larmes roulent, chantent et espèrent…

 

Silencieuse elle se glisse dans la foule qui frémit,

Elle libère son âme des souvenirs trop lourds,

Elle accueille ses larmes comme une trêve, un répit,

Et laisse ses émotions l’emporter au long cours !

 

Lutter est inutile, résister serait vain,

Ses mains se nouent pourtant quand les mots sont trop forts !

Et quand cette voix là, en plein cœur l’atteint,

La fille en rouge vacille, se perd plus loin encore…

 

Comme l’oiseau pris au piège d’une lumière dans le soir,

Elle se laisse emporter par la force d’un regard,

Dans l’ombre d’un sourire, elle accroche ses espoirs,

Dans l’illusion d’un geste, elle retient un hasard…

 

Les minutes, une à une, implacables, s’égrènent,

Dehors, la nuit s’installe, la ville change de visage,

Perdue dans les silences d’une tristesse sereine,

La fille en rouge s’échoue sur un dernier rivage.

 

Heureuse de ses partages, malheureuse à s’enfuir,

Elle ne peut totalement s’arracher à son rêve…

Elle sort dans la nuit claire, croise de tristes sourires,

Et dans une longue attente, retient encore la trêve…

 

Mais le temps suspendu la rattrape brusquement,

Perdue, le cœur en vrac, les pensées à l’envers,

Seule au coin de cette rue, bousculée par le vent,

La fille en rouge se brise comme les arbres en hiver !

 

C’était l’ultime escale, elle le comprend soudain,

D’un voyage qui s’achève loin des premiers rivages,

Elle y a trouvé la force d’affronter ses chagrins,

Perdu des illusions, quelques rêves sans partage…

 

Alors au cœur des rues où la vie chante et danse

Comme un ultime défi, une dernière espérance,

La fille en rouge s’éloigne, disparait en silence

Et laisse derrière elle toutes ses impatiences…

 

Elle garde au fond du cœur la douceur des silences

La force des émotions, la beauté du voyage

Je garde ses sourires, ses rêves en partance,

Et laisse la fille en rouge se perdre dans les nuages…

 

Herrlisheim – 17 octobre 2016

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