( 3 septembre, 2016 )

Le souvenir de nous,

J’ai l’âme à marée basse et le cœur plein de rage,

Mon corps réclame tes bras et ma bouche tes baisers…

Ta tendresse comme un havre où poser mes bagages

Quand le monde est trop fou pour toute seule l’affronter !

 

J’ai besoin d’ton sourire pour calmer mes angoisses,

De ta voix qui m’assure que tout se pass’ra bien…

La force de ta confiance pour sout’nir mes audaces

Saurait vaincre mes doutes et m’ouvrir le chemin !

 

Quand le monde n’est que haine, destruction et colère,

Quand les cœurs sont si froids, les sourires hésitants,

Quand les regards méfiants sont durs comme la pierre,

Il ne reste que toi pour m’emmener sous le vent !

 

A qui confier mes doutes, mes angoisses ou mes peurs,

Si chaque jour un peu plus, tu oublies mon adresse ?

Qui saura m’écouter, qui apaisera mon cœur,

Si chaque jour une peu plus, tu m’refuses ta tendresse ?

 

Qui m’entraînera plus loin que notre sombre av’nir,

Qui verra l’arc-en-ciel au-delà des orages ?

Qui éclairera ma route d’espoirs en devenir

Si tu lâches ma main au cœur du voyage ?

 

Tu étais mon étoile quand j’trouvais plus ma route,

Le phare qui me guidait au cœur de mes tempêtes,

Aujourd’hui je te cherche, je t’espère coûte que coûte,

Mais ta lumière pâlit, tremblotante et secrète…

 

Au fil du temps qui passe, nous n’sommes plus qu’un souv’nir

Que mon chagrin chérit et pare d’éternité…

Un souv’nir douloureux qui m’empêche de dormir,

Une chaîne à mes chevilles qui m’empêche d’avancer…

 

Que m’importe les sourires, si ce n’sont pas les tiens,

Au diable les plaisirs, si c’n’est pas dans tes bras !

Tu n’as rien à m’offrir, crois-moi, je le sais bien,

Mais mon cœur perd la tête, chaque fois qu’il pense à toi !!

 

Et s’écoulent les jours, les semaines et les heures,

Le temps qui passe m’enferme dans ma solitude,

Et peu-à-peu s’apaisent, les batt’ments de mon cœur

Qui n’bat plus pour personne, ou bien par habitude…

 

Mon avenir se perd dans une brume intense,

Mes rêves disparaissent un peu plus chaque jour,

Mon univers étouffe sous le poids du silence,

Et mes sourires s’éteignent, mon regard devient lourd !

 

Je me perds et me cogne aux murs de ton absence,

Je perds le goût d’aimer chaque fois que tu m’ignores,

Les flèches empoisonnées de ton indifférence

Brisent mon cœur blessé qui pourtant t’aime encore…

 

Bientôt je n’aurai plus ni rage ni colère,

De mon cœur amoureux, j’ignorerai l’appel,

Mon âme s’endormira au creux de mes hivers,

Le souvenir de nous comme seule aube nouvelle…

 

Herrlisheim – 03 septembre 2016

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