• Accueil
  • > Archives pour septembre 2016
( 12 septembre, 2016 )

Ce fut un beau voyage,

Etrange soirée, entr’éclats d’rires et émotion,

Entre douceur des larmes et nostalgie…déjà,

Entr’amitié partagée autour d’une passion

Et rêves qui s’envolent avec l’été qui va…

 

On savait tous les mots pour se « casser la voix »,

On maîtrisait les gestes, on connaissait les pas,

On savait quand nos mains s’envoleraient vers toi,

Et on savait nos cœurs qui battraient à tout va !!

 

On n’voulait pas pleurer, on voulait tout donner,

On voulait profiter jusqu’au dernier accord,

Construire des souvenirs pour ne rien regretter,

Et revenir au port sans l’ombre d’un remord !

 

On a laissé nos cœurs nous montrer le chemin,

Laissé là nos colères, oublié nos rancœurs…

On a tendu les bras, on a ouvert nos mains,

Et pris comme un cadeau cet étrange bonheur…

 

On a caché parfois, nos larmes derrière un rire,

Accepté un sourire, ou cru à un regard…

Avec pour seuls bagages, nos rêves en devenir,

On a hissé nos voiles et largué nos amarres…

 

Les étoiles, ce soir, ont débordé du ciel

Pour planter leur éclat jusqu’au fond de nos yeux,

Magicien de nos rêves à nul autre pareil,

Tu nous as embarqués au cœur du merveilleux…

 

Ce fut l’ultime escale d’un bien joli voyage,

Voyage en énergie, en émotion, aussi !

Voyage en amitiés nouées au fil des pages,

Voyage au cœur des mots et de tes mélodies…

 

C’était le temps soudain, qui suspendait son vol,

C’était fou, c’était fort, c’était bien plus encore !

C’était dans la tourmente, la certitude folle

D’oublier nos chagrins, de conjurer le sort…

 

A l’aube du dernier bal, il n’y a plus que silence,

Le voile est retombé sur nos rêves impudiques,

Après la dernière note, après la dernière danse,

Restent les souvenirs, sucrés et nostalgiques…

 

Nous reviendrons demain, nous perdre sur tes chemins,

Ou nous trouver, peut-être, au fil de tes mots tendres…

Demain, c’est tout à l’heure, tout à l’heure, c’est demain,

Au cœur des impatiences, nous rêverons à t’attendre…

 

Herrlisheim – 12 septembre 2016

( 3 septembre, 2016 )

Le souvenir de nous,

J’ai l’âme à marée basse et le cœur plein de rage,

Mon corps réclame tes bras et ma bouche tes baisers…

Ta tendresse comme un havre où poser mes bagages

Quand le monde est trop fou pour toute seule l’affronter !

 

J’ai besoin d’ton sourire pour calmer mes angoisses,

De ta voix qui m’assure que tout se pass’ra bien…

La force de ta confiance pour sout’nir mes audaces

Saurait vaincre mes doutes et m’ouvrir le chemin !

 

Quand le monde n’est que haine, destruction et colère,

Quand les cœurs sont si froids, les sourires hésitants,

Quand les regards méfiants sont durs comme la pierre,

Il ne reste que toi pour m’emmener sous le vent !

 

A qui confier mes doutes, mes angoisses ou mes peurs,

Si chaque jour un peu plus, tu oublies mon adresse ?

Qui saura m’écouter, qui apaisera mon cœur,

Si chaque jour une peu plus, tu m’refuses ta tendresse ?

 

Qui m’entraînera plus loin que notre sombre av’nir,

Qui verra l’arc-en-ciel au-delà des orages ?

Qui éclairera ma route d’espoirs en devenir

Si tu lâches ma main au cœur du voyage ?

 

Tu étais mon étoile quand j’trouvais plus ma route,

Le phare qui me guidait au cœur de mes tempêtes,

Aujourd’hui je te cherche, je t’espère coûte que coûte,

Mais ta lumière pâlit, tremblotante et secrète…

 

Au fil du temps qui passe, nous n’sommes plus qu’un souv’nir

Que mon chagrin chérit et pare d’éternité…

Un souv’nir douloureux qui m’empêche de dormir,

Une chaîne à mes chevilles qui m’empêche d’avancer…

 

Que m’importe les sourires, si ce n’sont pas les tiens,

Au diable les plaisirs, si c’n’est pas dans tes bras !

Tu n’as rien à m’offrir, crois-moi, je le sais bien,

Mais mon cœur perd la tête, chaque fois qu’il pense à toi !!

 

Et s’écoulent les jours, les semaines et les heures,

Le temps qui passe m’enferme dans ma solitude,

Et peu-à-peu s’apaisent, les batt’ments de mon cœur

Qui n’bat plus pour personne, ou bien par habitude…

 

Mon avenir se perd dans une brume intense,

Mes rêves disparaissent un peu plus chaque jour,

Mon univers étouffe sous le poids du silence,

Et mes sourires s’éteignent, mon regard devient lourd !

 

Je me perds et me cogne aux murs de ton absence,

Je perds le goût d’aimer chaque fois que tu m’ignores,

Les flèches empoisonnées de ton indifférence

Brisent mon cœur blessé qui pourtant t’aime encore…

 

Bientôt je n’aurai plus ni rage ni colère,

De mon cœur amoureux, j’ignorerai l’appel,

Mon âme s’endormira au creux de mes hivers,

Le souvenir de nous comme seule aube nouvelle…

 

Herrlisheim – 03 septembre 2016

( 2 septembre, 2016 )

Je sais,

L’éclat de ton regard qui s’éteint un instant,

Ton sourire en retard, ton pas un peu plus lent,

Un silence trop loin et ta voix qui frémit,

Et je sais ta tristesse du bonheur qui s’enfuit…

 

Je reconnais le mal jusque dans tes absences,

Tes poings serrés me disent l’ampleur de ta souffrance !

Les mots que tu n’dis pas hurlent ta solitude,

Comme ceux chantés trop fort pleurent tes servitudes…

 

Je connais ces dérives, je connais ce voyage,

J’en sais toutes les impasses et les sombres rivages,

Je sais du désespoir, toute la profondeur,

Et l’étau qui le soir, vient étouffer ton cœur !

 

Je connais les histoires, je connais les mensonges,

Et ce rêve d’amour que tu revis en songes…

Je sais l’orgueil blessé, les regrets, les remords,

Et la rancœur aussi, quand l’orage est trop fort !

 

Je sais les compromis, et toutes les promesses

Que tu te fais chaque soir pour retrouver l’ivresse,

Je sais ton cœur qui saigne, les larmes que tu retiens,

Et toutes tes colères, à chaque aube qui revient !

 

Je sais ton mal de vivre et tes rêves brisés,

Et même tes nuits d’ivresse sous un ciel étoilé,

Je sais les feux de paille, les amours éphémères

Qui voilent ta détresse de souvenirs amers…

 

Je sais les jours sans fin et toutes les nuits de veille,

Je sais ta peur des rêves, quand te prend le sommeil,

Et ta haine de la vie, si injuste, si cruelle,

Et le dégoût de toi, quand ton corps se rebelle !

 

Je sais ta joue posée, là, sur son oreiller,

Son parfum qui te hante, qui te tient éveillé,

C’est encore un peu d’elle, le fantôme de son âme,

Présence dont tu ne peux encore rompre le charme…

 

Et je sais sa photo, posée sur le bureau

Qui semble te défier et te traiter de sot

Que d’un geste rageur, tu fracasses sur le mur

Pour ne plus percevoir son moqueur murmure…

 

Oh oui, je sais tout ça, je connais ce chemin,

Comme je sais que le jour, se lèvera demain…

Pas la peine de parler, j’ai bien compris tu sais,

Je sais bien que tu souffres autant que tu l’aimais…

 

Oui, je sais tes combats pour remonter la pente,

Tes sourires de façade, tes pensées déchirantes,

Je n’ai pas les réponses, mais je sais les questions,

Les doutes et les angoisses qui brisent tes émotions…

 

Je sais, mais je n’sais pas, adoucir tes tourments,

Je ne trouve ni les mots, ni les gestes apaisants…

Je sais que seul le temps, guérira tes blessures,

Quand le cri de ta peine, redeviendra murmure…

 

En attendant, je sais, que je n’peux rien t’offrir,

Que mes bras pour ta peine, mon cœur pour tes soupirs…

Une main tendue vers toi, ma voix au téléphone,

Jusqu’à ce qu’un printemps à ton cœur fredonne…

 

 

Herrlisheim – 02 septembre 2016

|