( 4 juin, 2016 )

Lorsque je pense à toi,

Tu as volé mon cœur par une froide nuit d’hiver,

Pour me montrer un ciel cent mille fois étoilé,

Et puis, tu m’as laissée, perdue et solitaire,

Au bord d’un chemin creux, obscur et désolé…

 

Nos deux cœurs côte-à-côte semblaient une évidence

Et ma main dans la tienne paraissait à sa place,

Mais ta main m’a lâchée, quand ton cœur, en silence

De tous nos souvenirs a effacé les traces !

 

Douceur d’un murmure lorsque je pense à toi,

Comme un bonbon sucré qui caresse mes lèvres,

Comme une chanson qui court, me bouscule malgré moi,

Une mélodie d’amour quelquefois un peu mièvre…

 

Abyssal vertige du manque qui me saisit

Quand mon regard te cherche et ne trouve que l’absence,

Comme la chute sans fin qui m’entraîne chaque nuit

Aux frontières incertaines de ton indifférence !

 

Troublante mélancolie quand mon cœur se souvient

De ton regard sur moi qui me rendait vivante,

Etrange nostalgie quand mon corps se souvient

De tes mains sur ma peau, possessives et brûlantes…

 

Violente désillusion à chaque aube nouvelle

Quand l’horizon recule comme mirage au désert,

Insondable tristesse, chagrin lourd et cruel

Quand la vie, insolente, ignore mes prières !

 

Ivresse pathétique dans des bras étrangers

Quand je cherche pour un soir l’oubli de ton sourire,

Improbable plaisir pour mon cœur fatigué

Quand on m’offre une trêve qui chasse ton souvenir…

 

Puériles espérances quand je croise ton regard

Comme un printemps qu’on rêve et qui ne fleurit pas

Ephémères émotions au cœur de mes brouillards

Quand ton sourire me frôle mais ne s’arrête pas…

 

Je la trouvais pourtant bien jolie notre histoire,

Nous aurions pu longtemps suivre le même chemin,

Mais ton cœur en colère n’a pas voulu y croire,

Et tu as, sans un mot pillé nos lendemains…

 

Depuis, dans ma mémoire se promènent des regrets

Un goût d’inachevé, le rêve d’une autre chance…

Lorsque je pense à toi, tu sais, c’est au présent,

Et je conjugue l’avenir en tendresse, en confiance…

 

C’est le regret amer de l’été qui s’enfuit,

Impatience pourtant parce que j’y crois encore,

Délire d’une âme en peine à l’automne de la vie,

Pour une dernière saison qui soit saison d’amour…

 

 

Herrlisheim – 05 juin 2016

 

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