( 30 mai, 2016 )

Fuir ce monde,

Comme j’aimerais pour toujours fuir ce monde en colère !

Oublier la violence, le sang et la misère,

Trouver dans un sourire un peu d’humanité,

Me perdre dans mes rêves de solidarité !

 

Partir sans un regard pour un très long voyage,

Ne mettre ni regrets, ni peine dans mes bagages,

Accoster sur une île d’amour et d’émotions,

Rester sourde à la haine et au son du canon !!

 

Mais que je parte au loin ou bien tout près d’ici,

Que je m’évade en songes au cœur de chaque nuit,

Que je ferme les yeux, détourne mes regards,

La vraie vie me retrouve et frappe sans retard…

 

C’est la une d’un journal, un matin de printemps,

C’est la télé qui hurle ses images de sang,

C’est ici, c’est ailleurs, c’est chaque jour sur la terre

Que les larmes naissent et meurent, que la haine se libère !

 

On se bat pour trois sous ou pour des idéaux,

On meurt pour une terre ou sa couleur de peau,

On détruit notre monde sans rêver l’avenir

Et on perd la mémoire, on oublie nos souv’nirs…

 

On écoute les fous qui hurlent leurs idées,

Qui incitent à la haine, empoisonnent nos étés,

On ne sait plus qui croire dans ce monde en détresse

Qui cherche le salut mais oublie la tendresse !

 

Ne restent entre les hommes que duperie et méfiance,

Plus d’honneur, de grandeur, de partage, de confiance,

L’autre est toujours l’ennemi, le coupable, la menace,

Celui qu’il faut abattre avant qu’il ne le fasse !

 

Comme autrefois nos pères, dans leurs cités de pierres

Protégeaient leurs richesses depuis les meurtrières,

Nous verrouillons nos plaines, nous bâtissons des murs

De béton et de haine, de cris et de murmures…

 

On ne tend plus la main, on n’ouvre plus nos cœurs !

On ne pense qu’à soi, à son propre bonheur,

Et si, pour ça il faut écraser son voisin,

On piétine sans remord les fleurs de son jardin !

 

Il n’y a plus de place dans ce monde qui meurt

Pour la joie, le partage, les rêves et les valeurs,

Il n’y a plus de temps dans ce monde pressé

Pour flâner, pour aimer, pour rire et partager !

 

Le monde est un jardin qui meurt jour après jour

Par manque d’attention, de lumière et d’amour !

Envahi par la haine, l’envie et le mépris,

Il étouffe et se noie sous les coups et les cris

 

…Comme j’aim’rais pour toujours fuir ce monde qui pleure,

Retrouver l’innocence et oublier la peur,

Comme j’aim’rais d’un sourire retrouver la confiance

Et dans notre avenir, le parfum de l’enfance !

 

Herrlisheim – 30 mai 2016

 

( 23 mai, 2016 )

Le chemin de ton cœur,

Qu’elle est longue la route quand on attend un signe, un regard !

Qu’il est long le chemin de mon cœur à ton âme !

Comment ne pas céder aux affres du désespoir ?

Comment ne pas r’noncer à cette vallée de larmes ?

 

Il y a si longtemps que j’espère une chance,

Que je cherche les bons mots pour qu’enfin tu me voies,

Que j’abreuve mes rêves aux sources de l’espérance,

Que j’attends une réponse, un petit signe de toi…

 

Je me tiens à l’écart, je t’observe de loin,

Je cherche ton regard, parfois, sur mes chemins…

Je t’espère dans mes mots, mes notes, mes refrains,

Je t’attends sans faiblir, au cœur de mon destin !

 

De toutes mes histoires, tu es la plus intense !

Celle dont j’attends le plus, celle qui nourrit mon âme,

Celle qui brûle mon cœur de toutes ses impatiences,

Lui offre tous ses soleils et ses plus belles larmes !

 

Chaque fois que tu es sourd à mes signes, mes partages,

Chaque fois que tu m’ignores sans que je sache pourquoi,

Mon ciel s’assombrit, se couvre de nuages

Et ma confiance se meurt dans tes silences froids…

 

Mais je te fuis parfois, exilée volontaire,

J’efface ton numéro, je brûle tes photos,

Je noie le son d’ta voix sous toutes mes colères,

Et à tous tes regards, enfin, je tourne le dos !

 

Je voudrais rester digne et ne plus rien attendre,

Voguer vers d’autres rives plus douces et accueillantes,

J’aimerais rester de marbre face à ton sourire tendre,

Ne plus jamais céder aux passions enivrantes…

 

Comment de ma mémoire, effacer nos souv’nirs ?

Comment fuir ton regard qui s’balade dans mes rêves ?

Comment trouver ailleurs les vagues du plaisir ?

Et qui saura m’offrir la douceur d’une trêve ?

 

J’ai beau fermer ma porte et verrouiller mon cœur,

Tu es de toutes mes fêtes et de tous mes chemins !

J’ai beau chercher ailleurs une aube pour mes pleurs,

C’est toujours ton visage qui hante mes lendemains !

 

Dans chacune de mes danses, j’sens tes bras qui m’enlacent,

Et dans chaque baiser, tes lèvres caressent les miennes !

Quelles que soient mes ivresses, jamais tu ne t’effaces…

…Il faudra bien qu’un jour, mon amour te parvienne !

 

Mais que la route est longue quand j’attends ton regard,

Que d’épines au jardin qui me mène à ton cœur !

Me reste t-il du temps ?  Il est déjà si tard…

Saurais-je encore t’aimer, le jour où sonn’ra l’heure ?

 

Herrlisheim – 23 mai 2016

( 19 mai, 2016 )

Cruelles espérances,

Il est des espérances, si fortes, si puissantes,

Qu’elles pourraient m’abattre ou me faire renoncer !

Il est des rendez-vous où si grande est l’attente,

Qu’il faut se faire violence pour ne pas reculer !

 

Il est des impatiences, assassines et cruelles

Qui dévorent mes pensées, qui me brûlent le cœur !

Il est de ces attentes qui me rognent les ailes,

Qui troublent ma raison, qui allongent mes heures !

 

Insaisissable, imprévisible, il arrive que la vie

M’offre la promesse furtive d’un nouvel horizon,

Etincelle minuscule d’une espérance grandie

Aux feux de la tendresse et du chant du violon !

 

C’est un je ne sais quoi, qui, un soir, me fait croire

Qu’il y aura des possibles, un signe du destin…

Et qui l’instant d’après, me plonge dans le noir,

Me torture et m’emmène bien loin de mes chemins !

 

Mon cœur tout fou, tout fou désirait tant, attendait tout,

Quand la voix d’la raison, sournoise, semait ses doutes…

Serais-je bien à ma place à c’rendez-vous au cœur des mots ?

Saurais-je maîtriser mon cœur en larmes et mon âme en déroute ?

 

Mille fois, l’esprit en feu, j’ai failli reculer !

Grotesque statue de pierre aux portes du palais,

Chaque pas en avant forçait ma volonté,

De chaque batt’ment de cœur, un sanglot s’échappait !

 

Gigantesque douleur, terrible certitude

Qui étouffe  mon souffle, qui étrangle ma voix !

Sombre et insondable gouffre de ma solitude,

Où au cœur de la foule, je sombre et je me noie !

 

Le monde autour de moi, devient flou puis s’efface,

Les contours, les couleurs, se fondent dans mes larmes !

Je ne vois plus que toi, là, tout près, just’en face…

A portée de mon cœur, mais si loin de mes drames !

 

Je ne fais pas un pas, je te fixe, en silence,

Je cherche à accrocher ton regard, ton sourire…

Mais ils glissent sur moi, parfaite indifférence

Qui m’arrache un sanglot, qui m’incite à m’enfuir…

 

Perfide blessure d’orgueil ou naufrage du cœur

Qui me laisse suppliante, au bord de tes rivages…

Entre sombre colère et sournoise douleur,

Entre larmes sincères et sentiment de rage…

 

Je reviendrai pourtant, espérer ton sourire,

Quand le temps, à son heure, aura séché mes larmes !

Je reviendrai brûler mon âme à nos souv’nirs,

Quand d’un seul regard, tu renoueras le charme…

 

Il est des espérances si fortes, si puissantes,

Qu’elles renaissent de leurs cendres chaque fois qu’on les abat,

Car de mes impatiences, de mes rêves, mes attentes,

Fleurira ton chemin où je poserai mes pas…

 

Herrlisheim – 19 Mai 2016

( 19 mai, 2016 )

Je t’aime,

Trois petits mots qui chantent lorsque je pense à toi,

Je t’aime !

 

Trois mots d’amour velours murmurés malgré moi,

Je t’aime !

 

Malgré l’absence, malgré le temps qui court,

Je t’aime !

 

Par-delà les années, les jamais, les toujours,

Je t’aime !

 

Au-delà de mes rêves et de mes impatiences,

Je t’aime !

 

Malgré l’indifférence, en dépit des silences,

Je t’aime !

 

En dépit de mon cœur qui se perd, qui se meurt,

Je t’aime !

 

Jusque dans mes chagrins et dans mes nuits qui pleurent,

Je t’aime !

 

Dans mon oubli de toi, mes amours sans mémoire,

Je t’aime !

 

De passions éphémères en tendresse illusoire,

Je t’aime !

 

A oublier de vivre, à refuser d’aimer,

Je t’aime !

 

Dans tous mes souvenirs, dans toutes mes nuits d’été,

Je t’aime !

 

Bien plus loin que mes mots, bien plus haut que mes chants,

Je t’aime !

 

Quoiqu’en disent les sages et tous les bien-pensants,

Je t’aime !

 

De mes rires à mes larmes, sans honte et sans pudeur,

Je t’aime !

 

A chaque aube qui se lève, à chaque jour qui se meurt,

Je t’aime !

 

A perdre la raison, à brûler mes passions,

Je t’aime !

 

A nourrir mes désirs de toutes mes illusions,

Je t’aime !

 

Jusque dans mes colères, mes angoisses et mes haines,

Je t’aime !

 

Dans mon orgueil blessé, dans mes joies, dans mes peines,

Je t’aime !

 

Envers et contre tout, envers et malgré moi,

Je t’aime !

 

Au mépris du bonheur qui m’appelle quelquefois,

Je t’aime !

 

Je t’aime comme on se noie, comme on mène une guerre,

Je t’aime !

 

Dans toutes mes victoires, mes défaites, mes prières,

Je t’aime !

 

De mon premier regard à mes nuits sans sommeil,

Je t’aime !

 

Comme un cri dans la nuit, une brûlure du soleil,

Je t’aime !

 

Trois mots dans un murmure, un regard, un sourire,

Je t’aime !

 

Trois mots que j’aim’rais tant enfin t’entendre dire,

Je t’aime !!

 

Herrlisheim – 19 mai 2016

( 16 mai, 2016 )

Vite te retrouver

Dans ma bulle d’émotions, je flotte dans le soir,

Avec un aigle noir, je plane dans les étoiles…

Petites perles d’amour au cœur de notre histoire,

Mes larmes, comme un cadeau, ma tendresse dévoile !

 

Sur les ailes de mon cœur, je balade mes souvenirs,

Je laisse la bride légère à ma mélancolie,

Mes regrets, mes tristesses, je les laisse mourir

Au fil de la tendresse, au parfum de la nuit…

 

Je croise des regards, j’y lis bien des sourires

Noyés dans l’eau salée des émotions qui pleurent,

J’y vois de la tendresse qui rêve de fleurir,

Et de l’amour, la flamme, et ses mille couleurs…

 

Quand deux mille petites flammes toutes ensembles prennent vie,

C’est un bond en arrière, à l’aube de notre histoire,

C’est la lumière du cœur et de la nostalgie

Qui s’élance vers toi, tremblante et illusoire…

 

Petites lucioles qui luttent pour repousser la nuit,

Petites lueurs d’amour revenues du passé

Qui te montrent le chemin qui t’a mené ici,

Et te raconte l’histoire qu’on a tous partagée…

 

Comme moi, as-tu trouvé dans la nuit qui s’allume

Tes émotions intactes, ton plaisir renouvelé ?

Comme moi, as-tu senti ce souffle dans la brume,

Cette bouffée de tendresse et de sincérité ?

 

Arc-en-ciel de lumière, explosion de couleurs,

Et nos voix qui s’unissent, qui chantent haut et clair…

Etincelles colorées qui te souhaitent le meilleur,

Et nos cœurs qui t’appellent, nos sourires qui t’espèrent…

 

Et puis, ce sont tes mots qui viennent toucher mon cœur,

Et ta voix qui m’effleure, tes notes qui m’enlacent,

C’est mes mains qui se lèvent, ma voix se joint au chœur,

Et je chante, et je danse, au rythme de tes audaces…

 

Je n’avais pas compris que le manque fut si grand,

Avant que de t’entendre fredonner nos souv’nirs,

Je n’ai pas vu venir ce sentiment violent,

Avant qu’il ne m’emporte au cœur de mes délires…

 

Aux émotions si pures où tu m’as emmenée,

Succèdent celles de te suivre dans tes mots, pas à pas,

Parenthèse de plaisir dans une nuit étoilée,

Dieu, que ça fait du bien de te retrouver là…

 

J’ai vu dans ton regard, les mêmes émotions,

Dans l’ombre de ton sourire, cru voir le même plaisir…

Avons-nous partagé ces mêmes sensations ?

Garderons-nous ensembles, les mêmes souvenirs ?

 

Mais déjà, une à une, s’éteignent les lumières,

Sur une dernière note, sur ta voix qui murmure.

Ta silhouette se fond dans l’ombre d’une prière,

« Dis, quand reviendras-tu ? »…Je serai là, bien sûr !

 

Au cœur de la nuit claire, ne reste que le silence,

La tristesse d’un sourire à mes larmes mêlée,

Et quand l’aube surgit, ne reste que l’absence,

Et le rêve vivant de vite se retrouver…

 

« Happy concert »

Lille/Herrlisheim – 14/16 mai 2016

( 9 mai, 2016 )

Une année de plus,

Une année qui vient, une année qui va,

Et le temps qui court, nous échappe déjà…

Le temps de l’amour ou le temps perdu,

Aucune différence, une fois qu’il n’est plus !

 

Une année qui passe, c’est quatre saisons,

D’hiver en automne, des rêves, des frissons.

C’est une brise d’été sur nos projets fous,

Un souffle de printemps sur nos rendez-vous.

 

Une année qui passe, c’est mille occasions

De vivre ses rêves, d’oser ses passions.

Et plus le temps court, et plus le temps passe,

Plus les rêves nous poussent à toutes les audaces !

 

Une année de plus, c’est cent mille sourires,

Des soirs de partage pour mille souvenirs !

C’est mille émotions, mille petits bonheurs,

Quelques peines aussi, qui fissurent le cœur…

 

Une année c’est court quand l’bonheur fleurit,

Quand d’un rêve à l’autre, il s’épanouit !

Une année c’est long quand nos cœurs se blessent

Sur un rêve qui meurt, sur une vaine promesse !

 

Une année de plus, une année plus loin,

C’est la vie qui gagne d’autres lendemains,

C’est l’enfant d’un coup, qui prend son envol,

Quelques rides au cœur que le temps nous vole !

 

Une année de plus, c’est une page blanche,

Pour écrire l’avenir comme un beau dimanche,

C’est des nuits d’été, des danses, des silences,

Un nouveau chemin, une nouvelle chance…

 

Une année encore, des mots qui s’enlacent,

De nouvelles chansons, de nouvelles audaces !

Une année encore, pour d’autres défis,

Pour mener plus haut ses plus grands paris !

 

Une année encore, apprendre à donner,

Profiter du monde ou s’émerveiller…

Une année encore, trouver le chemin

Qui mène au bonheur des matins sereins !

 

Une année passée, une année qui pleure

Qu’on regrette parfois, pour toutes nos erreurs !

Une année qui vient, une année qu’on fête

Un soir de printemps par une nuit parfaite…

 

Une année de plus que j’aimerais ce soir

Te souhaiter joyeuse comme une belle victoire,

Une année encore pour te dire que j’aime

Tous tes rendez-vous, tes chemins bohèmes…

 

Une année encore, entre toi et nous,

Pour un rêve plus loin, pour un projet fou !

Une année de plus, on l’a bien trop dit,

Mais on l’dit quand même, Bravo et Merci!

 

Herrlisheim – 08 Mai 2016

 

 

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