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( 29 février, 2016 )

L’amour qui ne dit pas son nom,

Puis-je le dire ?  En ai-je le droit ?

Est-ce une réalité ou juste une illusion ?

Est-ce ma solitude qui me porte vers toi ?

Ou le fruit défendu de mes désillusions ?

 

Pourquoi choisir de voir un signe du destin

Dans tous ces petits riens jetés là, par hasard ?

Pourquoi ne pourrais-je pas poursuivre mon chemin

Sans chercher dans mon ciel l’ombre de ton regard ?

 

Qu’y-a-t-il donc en toi qui enivre mon cœur ?

Quel est ce mauvais sort qui trompe ma raison,

Qui la rend maladroite, bancale et sans pudeur,

Qui lorsque je m’éloigne me jette comme en prison ?

 

Depuis bien des années, tu marches à mes côtés,

Tu es comme une bouée, lors de tous mes naufrages,

Invisible présence où je puise ma fierté,

Une lumière dans mes nuits, une flamme dans mes bagages !

 

Lorsque gronde l’orage sur mes étés fragiles,

C’est en toi que je trouve la force d’avancer,

C’est ta voix qui me porte vers des eaux plus tranquilles

Lorsque les vents contraires me jettent sur les rochers !

 

Tu es, quoiqu’on en dise, mon plus fidèle amour,

Celui qui ne meurt pas, celui qui ne trompe pas !

Un amour différent mais qui revient toujours,

Un amour qu’on ne nomme pas, un amour qu’on n’dit pas !

 

C’est l’amour idéal des rêves de mon enfance,

Dangereux sentiment, si on n’y prend pas garde,

C’est l’amour interdit, qui ne vit qu’en silence,

Celui que l’on camoufle, qu’on renie, que l’on farde !

 

C’est l’amour qu’on se cache à soi-même, quelquefois,

Celui qu’on ne reconnaît que face à son miroir !

C’est l’amour qu’on espère voir fleurir près de soi,

Mais dont on n’ose rêver qu’à l’abri des regards !

 

C’est l’amour dont on dit qu’il n’est pas de l’amour,

Même s’il en a la force, s’il en a les couleurs !

C’est un mirage, un rêve, de l’esprit un mauvais tour,

…Une folie peut-être, une tromperie du cœur…

 

Je ne peux pas le dire, je n’en ai pas le droit,

Et pourtant tu es là, à chaque coup du sort,

Tu n’es qu’une illusion, une petite part de moi,

Et pourtant c’est bien toi, qui me ramènes au port !

 

Alors même s’il est vrai que j’n’en ai pas le droit,

Que mon cœur me trompe, que mon esprit s’égare,

Cet amour qu’on n’dit pas, je te le dois, je crois,

Qu’importe qu’aux yeux du monde, il ne soit qu’illusoire…

 

De tous mes rêves, il est, le plus grand, le plus long.

Qu’elle se noie dans les larmes, ou nage dans le bonheur,

Il accompagne ma vie dans toutes ses saisons,

Et m’offre des arcs-en-ciel d’amour et de couleurs !

 

 

Herrlisheim – 28 février 2016

( 28 février, 2016 )

L’Amitié piétinée,

Au pays difficile de notre adolescence,

Quand le monde n’était qu’hostilité, angoisse, questions,

Nous étions deux amies à y chercher un sens,

Deux amies pour faire face, deux amies pour faire front !

 

De nos premiers regards à toutes nos nuits de veille,

Nous avions pas-à-pas construit une amitié,

De nos rêves partagés à nos vies sans soleil,

Nous avions cœur-à-cœur, appris à n’pas plier !

 

J’ai puisé dans tes yeux toute ma confiance en moi,

Tu as trouvé en moi, un écrin pour tes peurs,

J’ai combattu tes doutes, j’ai pleuré avec toi,

Tu étais un rempart qui protégeait mon cœur !

 

Et puis, sans crier gare, un jour tu es partie,

Sans un regard pour nous, sans r’garder en arrière !

Tu es partie construire une toute nouvelle vie,

Et tu nous as bannies, nous, tes amies d’hier…

 

Tu nous as plantées là, sans une explication

Et laissé derrière toi nos plus beaux souvenirs !

Tu ne nous as laissé que les doutes, les questions,

Et le vide de l’absence en guise d’avenir…

 

Comme un navire qui part, un jour, à l’aventure,

Tu as rompu tes amarres, et vogué sans remords !

A tous nos idéaux, à nos rêves, nos blessures,

Tu préfères d’autres rives, d’autres rêves, d’autres ports !

 

Je me souviens très bien de ce jour de printemps…

J’ai sonné à ta porte, n’ai trouvé que l’absence !

Mais malgré la blessure, j’ai attendu longtemps,

Que depuis ton exil, tu brises le silence !

 

J’ai compris ton désir et ton rêve d’amour,

J’ai compris le bonheur que tu cherchais ailleurs !

J’ai respecté ton choix, admiré sans détour

Ton courage de suivre les batt’ments de ton cœur !

 

Mais je n’ai pas compris, l’amitié piétinée,

Les souv’nirs enterrés, la confiance bannie!

J’ai pris comme une gifle la tendresse oubliée

Nos chemins délaissés, notre amitié trahie !

 

J’aurais pu, c’est certain, accepter ton silence,

Je t’aurais soutenue dans ton nouveau voyage,

Si tu m’avais offert un peu de ta confiance,

Tu n’aurais pas bâti ta vie sur un outrage !

 

Pourtant, j’ai refusé de me sentir trahie,

Au fil des saisons, j’ai attendu, en vain !

J’ai espéré un geste, un mot, un signe de vie,

J’ai même parfois cherché à te tendre la main !

 

Pendant bien des années, j’ai laissé entrouverts

La porte de mon cœur, le jardin des souv’nirs !

J’espérais ton retour au cœur de chaque hiver,

Prête à saisir la chance, à t’offrir un sourire !

 

Mais du cœur de l’hiver aux couleurs de l’automne,

Jamais n’est arrivé le moindre signe de toi…

Aujourd’hui, seuls la peine et le silence résonnent,

Lorsque certains jours, encore, je pense à toi !

 

Es-tu heureuse au moins sur tes nouveaux rivages ?

As-tu trouvé là-bas, les rêves que tu cherchais ?

As-tu trouvé ta vie dans tes nouveaux partages ?

Et dans l’oubli de nous, as-tu trouvé la paix ?

 

….

Serais-je encore capable de t’ouvrir mon cœur

Si tu étais demain au bord de mon chemin ?

J’avoue, je n’suis plus sûre d’avoir assez d’honneur

Pour oublier l’affront et reprendre ta main….

 

 

Herrlisheim – 28 février 2016

 

( 27 février, 2016 )

Un coin du voile,

Il a suffi de quelques images en noir et blanc,

De quelques notes, de quelques mots, d’un regard en gros plan

Pour que mon impatience jusque-là contenue

Bouscule ma raison, l’envoie se perdre aux nues…

 

Quelques minutes pour soul’ver un coin du voile,

Quelques secondes pour planter, dans nos yeux, des étoiles…

On espérait beaucoup, on s’attendait à tout,

Et tu nous as cueillies dans un regard tout doux…

 

Tu as marié tes mots à ceux d’une grande dame,

Réveillé le plaisir et rallumé la flamme !

Tes mots et puis les siens paraissent se comprendre,

Ils s’appellent, se répondent dans une valse tendre…

 

Plus de limite soudain à l’imagination,

Je cherche dans tes mots, tes plus belles émotions,

Je cherche la douceur au cœur de tes chansons,

Celles qui apaisent mon cœur, l’enlacent de frissons !

 

La tête dans les nuages, au cœur de mes envies,

Mon âme vagabonde, se perd en mélodies.

Je cherche à retrouver parmi tous tes mots bleus,

Ceux qui viendront chercher les larmes dans mes yeux…

 

Il en est quelques-uns dont je rêve, c’est certain !

Je les entends déjà, je murmure leurs refrains…

Les rimes de cette si douce, si belle chanson d’amour,

Berceront-elles mon cœur de leur tendresse velours ?

 

Un moment de douceur dans un monde en folie,

Une parenthèse tendre pour ponctuer ma vie…

Ses mots, et puis les tiens, qui dansent derrière le voile,

Tes rêves, et puis les miens, qui chantent dans les étoiles !

 

Jour après jour enfin, je décompte les heures,

A toutes les émotions, j’saurais ouvrir mon cœur,

Qu’importent les distances, qu’importent les détours,

Aux rendez-vous d’amour, je serai là, toujours !

 

Même si tes mots déjà sonnaient comme ton histoire

Faisant écho aux nôtres, dans leurs rêves, leurs espoirs,

Tu nous offres par ses mots un peu de ton enfance,

Merci pour le cadeau, merci pour la confiance !

 

On a compris, je crois, combien est importante

La longue dame brune, si belle, si présente,

Tu comprendras alors, ce que nos cœurs ressentent,

Quand sur nos sentiments, ce sont tes mots qui chantent…

 

 

Colmar – 27 février 2016

( 16 février, 2016 )

Des mots pour l’amour,

Tu voulais qu’en quelques mots velours

Je résume pour toi toutes les chansons d’amour…

Mais comment, en quelques rimes bien rondes

Puis-je dessiner c’qui fait tourner le monde ?

Si tu m’avais laissé un p’tit peu plus de temps,

J’aurais pu te confier mes pourquoi, mes comment…

 

Je t’aurais dit mon cœur qui bat à 100 à l’heure,

Quand Cupidon me frappe de ses flèches douceur,

Je t’aurais dit aussi, cet étrange sourire

Qui éclaire mon regard quand je te vois venir…

 

L’amour…c’est la douceur d’un matin de printemps,

Le souffle d’une brise d’été sous un ciel éclatant !

C’est les flammes joyeuses d’une belle flambée,

La neige étincelante qui recouvre les prés !

C’est la force d’un torrent dévalant la montagne,

Le murmure d’un ruisseau qui court dans la campagne !

C’est soudain comme l’éclair qui annonce l’orage,

Doux comme un soir d’été allongés sur une plage !

C’est un soleil couchant, brûlant et passionné,

Et la couleur de l’aube au cœur des draps froissés !

 

L’amour, ce sont nos pas sur le même chemin,

Et le froid qui me glace quand tu lâches ma main !

C’est nos regards tournés dans la même direction,

C’est, au même moment, les mêmes émotions !

L’amour, c’est un visage penché sur un berceau,

Et ces deux petits vieux qui se parlent sans un mot !

L’amour nous fait flotter si haut dans les nuages

Et puis nous précipite dans des gouffres sans âge !

 

C’est nos plus jolis mots et nos plus doux aveux

C’est nos plus grands courages, nos actes audacieux,

C’est aussi tous nos doutes, nos lâchetés et nos peurs,

C’est le pire qu’on puisse être, mais aussi le meilleur !

L’amour, c’est toutes nos chaînes et toutes nos libertés,

C’est les portes qui claquent et la vaisselle cassée !

L’amour c’est la confiance et c’est la jalousie,

C’est sourire à la vie, c’est chanter sous la pluie !

Et c’est aussi les larmes que sur mes joues tu cueilles,

Mes chagrins balayés comme en automne les feuilles !

C’est un ciel étoilé et tous les arcs-en-ciel,

C’est un bonbon citron avec une touche de miel…

 

Oui, si tu m’avais laissé quelques lignes de plus,

Je t’aurais offert plus que trois vers convenus !

…Mais l’amour n’a  besoin d’aucun mot !

L’amour n’a pas besoin de rimes ni du chant des oiseaux

Quand un regard suffit pour combler le silence,

Et qu’un seul sourire peut vaincre la distance

Entre deux cœurs au monde pour battre à l’unisson

Entre deux âmes nées pour les mêmes frissons !

 

Herrlisheim – 16 février 2016

( 13 février, 2016 )

Tourne la page,

 

Son prénom que tu murmures, dessines à l’infini

Sur toutes les pages blanches de ta nostalgie,

Son regard que tu cherches au-delà de la nuit

Pour apaiser tes doutes et ta mélancolie,

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est enchaîner ta vie…

 

Son sourire dans la foule qui éclaire ton chemin,

Sa voix au téléphone qui t’enchaîne, te retient,

Son visage qui surgit dans tes rêves mutins,

Et ta première pensée pour lui, chaque matin,

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est forcer le destin…

 

Ton cœur qui chavire pour un seul mot de lui,

Ton âme qui se perd quand il s’éloigne sans bruit,

Tes rêves qui s’ennuient quand il déserte ton lit,

Ton corps qui se flétrit quand parfois, il t’oublie,…

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est perdre tes envies…

 

Ses bras qui sont pour toi, l’unique port d’attache,

Ses mains qui brûlent ta peau quand on te les arrache,

Ses yeux qui fuient les tiens chaque fois qu’il devient lâche,

Ses écarts que t’oublies, comme ses jeux de cache-cache…

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est ton cœur que tu gâches…

 

Tes larmes quand tu comprends que son cœur est ailleurs,

Ton cœur qui devient roc quand tu sais son bonheur,

Ta colère qui gronde contre ses yeux menteurs,

Ta faiblesse qui t’enchaîne à ses ruses de voleurs,

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est perdre tes valeurs…

 

Tes passions feu de paille, tes amours de passage,

Toutes tes envies d’ailleurs, tes rêves de voyages,

Tes aventures d’un soir, sans rêve et sans partage,

Son emprise qui t’empêche  de tourner la page,

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est chercher son visage…

 

Ton regard qui s’éteint un peu plus chaque jour,

Ton reflet dans l’miroir, plus gris, plus terne, plus lourd,

Tes sourires sans joie quand tu parles d’amour,

Ta jeunesse qui se brise contre le temps qui court

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est perdre ton humour…

 

Cette image de toi que tu détestes tant,

Cette confiance qui fuit, douc’ment, au fil du temps,

Cette méfiance qui te perd face à tes sentiments,

Cette envie d’oublier, pour une heure, un instant…

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est un renoncement…

 

Cet orgueil piétiné, ces souvenirs qui pleurent,

Cette armure sans faille, ces émotions qui meurent,

Ces larmes qui n’coulent plus, cette vie sans couleur,

Ces mots que tu n’dis plus, ton manque de douceur,

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est oublier l’bonheur…

 

Ces fêtes où tu n’vas plus, pour pas te laisser prendre

Par un mot, par un rire ou par un geste tendre,

Et toutes ces nuits de pluie que tu passes à l’attendre,

Qui te trouvent au matin, hagarde, le cœur en cendres,

Ce n’est pas dire je t’aime, c’est refuser d’apprendre!

 

Je rêve d’un soir d’été, assise sur une plage,

Où, le regard perdu au-delà du rivage,

Tu verras l’avenir dans un nouveau voyage,

Et trouveras la force de déchirer la page,

Oui,

Pour lui dire que tu l’’aimes bien au-delà des âges,

Brise donc enfin tes chaînes, ouvre tout grand ta cage !!!

L’amour, pour être heureux, ne doit pas être sage,

L’amour doit être libre, sans chaîne et sans bagages…

 

Herrlisheim – 13 février 2016

 

 

( 13 février, 2016 )

C’est te dire que je t’aime,

Ton prénom que je murmure, que je dessine à l’infini

Sur toutes les pages blanches de ma nostalgie,

Ton regard que je cherche au-delà de la nuit

Pour apaiser mes doutes et ma mélancolie,

C’est te dire que je t’aime au-delà de la vie…

 

Ton sourire dans la foule qui éclaire mon chemin,

Ta voix au téléphone qui m’enchaîne, me retient,

Ton visage qui surgit dans mes rêves mutins,

Et ma première pensée pour toi, chaque matin,

C’est te dire que je t’aime par-delà le destin…

 

Mon cœur qui chavire pour un seul mot de toi,

Mon âme qui se perd quand tu t’éloignes de moi,

Mes rêves qui s’ennuient quand tu n’t’y promènes pas,

Mon corps qui se flétrit quand tu l’oublies, parfois…

C’est te dire que je t’aime bien au-delà de moi…

 

Tes bras qui sont pour moi, l’unique port d’attache,

Tes mains qui brûlent ma peau quand on me les arrache,

Tes yeux qui fuient les miens chaque fois que tu es lâche,

Tes écarts que j’oublie, comme tes jeux de cache-cache…

C’est te dire que je t’aime, il faut que tu le saches…

 

Mes larmes quand je comprends que ton cœur est ailleurs,

Mon cœur qui devient roc quand je sais ton bonheur,

Ma colère qui gronde contre tes yeux menteurs,

Ma faiblesse qui m’enchaîne à tes ruses de voleurs,

C’est te dire que je t’aime au-delà des valeurs…

 

Mes passions feu de paille, mes amours de passage,

Toutes mes envies d’ailleurs, mes rêves de voyages,

Mes aventures d’un soir, sans rêve et sans partage,

Cette emprise qui m’empêche  de tourner la page,

C’est te dire que je t’aime à travers leurs visages…

 

Mon regard qui s’éteint un peu plus chaque jour,

Mon reflet dans l’miroir, plus gris, plus terne, plus lourd,

Mes sourires sans joie quand on parle d’amour,

Ma jeunesse qui se brise contre le temps qui court

C’est te dire que je t’aime au-delà des discours…

 

Cette image de moi que je déteste tant,

Cette confiance qui fuit, douc’ment, au fil du temps,

Cette méfiance qui me perd face à mes sentiments,

Cette envie d’oublier, pour une heure, un instant…

C’est te dire que je t’aime par-delà des tourments…

 

Cet orgueil piétiné, ces souvenirs qui pleurent,

Cette armure sans faille, ces émotions qui meurent,

Ces larmes qui ne coulent plus, cette vie sans couleur,

Ces mots que je n’dis plus, mon manque de douceur,

C’est te dire que je t’aime, par-delà la rancœur…

 

Ces fêtes où je n’vais plus, pour pas me laisser prendre

Par un mot, par un rire ou par un geste tendre,

Et toutes ces nuits de pluie que je passe à t’attendre,

Qui me trouvent au matin, hagarde, le cœur en cendres,

C’est te dire que je t’aime sans jamais rien apprendre…

 

Je rêve d’un soir d’été, assise sur une plage,

Où, le regard perdu au-delà du rivage,

Je verrai l’avenir dans un nouveau voyage,

Et trouverai la force de déchirer la page,

Oui,

Pour te dire que je t’aime bien au-delà des âges,

Je briserai mes chaînes et j’ouvrirai ma cage !!!

 

Herrlisheim – 13 février 2016

( 10 février, 2016 )

L’Amitié,

Elle prend racine dans l’insouciance des jeux d’enfants

Ou dans la complicité mutine de l’adolescence.

Elle grandit à petits pas prudents, douc’ment, au gré du temps,

Et se nourrit de sourires, de tendresse et de confiance,

L’amitié

 

Elle est celle qui ne critique pas et qui juge peu,

Mais la seule pourtant qui en aurait le droit !

Elle comprend, elle protège, écoute les aveux,

Partage les grands bonheurs, les larmes aussi, je crois,

L’amitié

 

Elle ne se commande pas, elle s’offre, tout en partage

Dans une main tendue, un regard échangé.

Elle est de tous les rêves et de tous les voyages,

Elle est le port d’attache sur une mer déchaînée,

L’amitié

 

Elle est un roc contre le monde et sa fureur,

Elle est un puits de bienveillance où noyer toutes les larmes,

La cerise douce et croquante sur le gâteau du bonheur,

Celle qui, sans hésiter, pour nous défendre, prendra les armes,

L’amitié

 

Elle a les exigences des grandes aventures,

Et les folles ambitions d’une douce éternité.

Elle est le passé, le présent et le futur

Et une unique chance pour notre humanité,

L’amitié

 

Elle est fidélité, compréhension, tendresse,

Et elle donne à la vie ses chants et ses couleurs.

Elle aime et comprend tout, même nos maladresses,

Et soulage nos douleurs, apaise nos fureurs,

L’amitié

 

Elle se joue du silence, ignore les absences,

Et accueille d’un sourire, l’infidèle qui revient !

Elle tolère les écarts, sait faire preuve de patience,

Et en retour, jamais, elle ne demandera rien,

L’amitié

 

Quelle que soit la distance, quel que soit le voyage,

Dans les cœurs, c’est certain, il se fera à deux…

Loin des yeux, loin du cœur, ce n’est pas son adage,

Elle garde la porte ouverte, une place au coin du feu,

L’amitié

 

Plus puissante que la haine, plus précieuse que l’amour,

Elle est le seul rempart contre la solitude,

Elle a toutes les couleurs d’un voyage au long cours,

Et bannit de nos cœurs, les doutes, l’incertitude,

L’amitié

 

De Montaigne à « St Ex », on l’a chantée souvent,

On l’a trahie aussi, par manque d’attention…

Trop souvent imitée par de faux sentiments,

Elle trouve sa vérité loin des feux d’la passion,

L’amitié

 

Elle m’a blessée parfois, d’un mensonge en plein cœur,

Mais reste ma force vive, mon guide et mon courage !

Elle éclaire mes chemins pour me rendre meilleure,

Et m’offre un havre de paix au milieu des orages,

L’amitié…

 

Herrlisheim – 10 février 2016

 

( 8 février, 2016 )

Les raisons d’aimer,

Posé comme un repère, comme un phare dans la nuit,

Il y a bien longtemps que tu éclaires ma vie…

Je t’ai cherché, je crois, dans chacun des visages

Que j’ai croisés au cours de mon si long voyage !

 

Je te connais un peu, tu ne sais rien de moi,

Pas même que je suis là, au premier rang, parfois…

Quand tu tournes vers moi, un sourire, un regard,

Je sais qu’c’est pas pour moi, mais j’fais semblant d’y croire…

 

Quand tout autour de moi, vacille mon univers,

Je m’accroche à tes mots pour quitter mes hivers,

Il y en a pour chaque jour, et pour chaque occasion,

De ma tête à mon cœur, ils chantent mes émotions !

 

Ils étaient là pour moi quand c’était important,

Ils ont guidé mes pas à chaque mauvais coup d’vent,

Ils ont séché mes larmes, apaisé mes colères,

Et bercé mes amours de mélodies légères…

 

Je n’serai jamais « fan », je ne suis pas groupie,

J’aime et je ris sans toi, je sais vivre ma vie !

Mais je ne sais pas pourquoi, depuis tant de saisons,

Tu es l’unique objet de toutes mes déraisons…

 

Malgré le temps qui passe, et malgré ton silence,

Il suffit d’une seule note pour combler ton absence !

Un seul mot par ta voix, et déjà je m’enflamme,

Une image, un souv’nir, et j’en perdrais mon âme !

 

D’où vient cet attachement qui te rend si précieux ?

Quel est ce lien étrange, ce sentiment curieux ?

Nous sommes-nous croisés dans une autre existence,

Etions-nous âmes sœurs dans l’antique Byzance ?

 

…Désolée, je m’égare, j’imagine, je délire…

Romanesque dérive, le temps d’un éclat d’rire…

Oui, mais comment pourrais-je expliquer autrement,

Cette vague d’émotions chaque fois que je t’entends ?

 

Ma tête me dit parfois, que c’ n’est plus de mon âge,

De frémir, de rougir, pour un mythe, une image…

Mais mon cœur, lui, refuse, d’apaiser mes tourments,

Il tape, cogne et murmure, de bien doux sentiments !!

 

Et si je sais très bien, QUAND fut noué ce lien

Qui me lie à ta voix, à tes mots, tes refrains,

Je ne sais pas COMMENT, je ne sais pas POURQUOI

Depuis tant de saisons, je m’envole malgré moi !

 

Mais devons-nous toujours tout savoir, tout comprendre ?

N’y a-t-il pas danger à vouloir tout apprendre ?

Le mystère qui nourrit mon imagination

Me fait rêver plus haut que toute explication…

 

Inscrite dans les étoiles, par hasard, d’un coup de dés,

Il n’existe, je crois, aucune raison d’aimer !

C’est une poussière de lune, un souffle d’éternité,

Une étrange alchimie qui scelle nos destinées…

 

 

Herrlisheim – 08 février 2016

 

( 7 février, 2016 )

Tic-tac,

Tic-tac, tic-tac…et tournent les aiguilles sur l’horloge de ma vie,

Tic-tac, tic-tac…à chaque tour de cadran, c’est un rêve qui s’enfuit !

Tic-tac, tic-tac…et une ride de plus, et des cheveux blanchis !

Tic-tac, tic-tac…et l’angoisse de la fin qui hante parfois mes nuits !…

 

Entre le premier tic, et le tac de la fin,

On a si peu de temps pour flâner en chemin…

Il faut, de tic en tac, monter dans tous les trains

Pour pas perdre son étoile, pour suivre son destin !

 

J’aimerais bien pourtant, arrêter le mouvement,

Entre un tic et un tac, prendre une pause, un moment,

Suspendre le cours des choses, les savourer pleinement,

Dans une parenthèse, installer un printemps !

 

Mais les tics et les tacs s’enchaînent jour après jour,

Entraînant avec eux nos rêves et nos amours…

Aucun arrêt possible dans ce compte à rebours,

Aucune marche arrière, aucune chance de retour !

 

On laisse derrière nous, des sourires, des visages,

Et des bonheurs fugaces  tout au bord d’un rivage,

Parce qu’entre tic et tac, trop court est le voyage,

On trouve rarement le temps de poser nos bagages…

 

Au printemps de la vie, on pense avoir le temps

De musarder au fil de nos rêves et du vent…

Mais au long des années, deviennent assourdissants

Les tic-tacs qui, sans trêve, nous poussent en avant !

 

Entraîné dans leur course, le rythme s’accélère,

Il donne le vertige, nous fait perdre nos repères !

Sur la grand roue du temps, on s’essouffle, on se perd,

Chaque nouveau tic-tac nous blesse, nous désespère…

 

Et puis arrive le jour, où entre deux accords,

On espère qu’après tic, tac viendra encore…

On sait qu’elle nous observe, qu’elle attend une aurore,

Où dans un dernier tac, elle nous prendra, la mort…

 

Alors, vivons plus fort, alors vivons plus grand !

Oublions le tic-tac, ne laissons pas son chant

Couvrir toutes nos musiques, gâcher tous nos printemps !

Oublions pour mieux vivre, le tic-tac du temps !

 

Qu’importe le temps qui court, je saisirai ta main !

Sur tes pas, sans compter, j’accorderai les miens,

Je t’offrirai mes rêves, mes horizons lointains,

Au diable les tic-tacs, je serai là, demain !!

 

 

Herrlisheim – 07 février 2016

 

( 6 février, 2016 )

Tout ce que je ne vous dis pas,

Il y a, cachés dans le flot tumultueux de mes discours,

Tant de non-dits et tant de silences !

De sombres colères parfois ou des regrets si lourds,

Que je ne saurais même pas les dire en confidences…

 

Par respect, par crainte ou par pudeur,

Je retiens souvent, tout au bord de mes lèvres,

Les secrètes pensées qui font saigner mon cœur

Ou les envies d’ailleurs qui s’égarent dans mes rêves !

 

Et combien d’états d’âme, de larmes et de chagrins

N’ai-je pas partagés pour ne pas déranger,

Combien de coups du sort, de croche-pied du destin

Ai-je gardés pour moi pour ne pas inquiéter ?

 

Et que dire des projets ou de mes ambitions

Dont je n’ose pas parler, même quand c’est important,

Peut-être par défiance, ou par superstition,

Ou parce que moi-même, je n’y crois pas vraiment…

 

Je ne dis rien non plus, de mes petits bobos,

De mes journées de pluie ou de mes inquiétudes !

Quand le doute sournois, se glisse dans mes mots,

Je préfère les cacher à votre sollicitude !

 

Et quand les vents mauvais bousculent mes sentiments,

Je ne dis toujours rien, seule, je lutte et me bats

Comme quand mon âme retrouve sa légèreté d’enfant,

Pour un regard trompeur, un sourire, une voix…

 

Fermées à double tour, les portes de mon cœur

Quand un fantasme fou fait trembler ma raison,

Quand mon esprit déraille, se laisse prendre aux leurres

Que mes rêves insensés offrent à ma déraison 

 

J’avoue, je ne sais pas, non plus vous dire je t’aime !

Vous qui, depuis toujours partagez toutes mes danses,

Vous, à peine arrivés, juste de passage même,

Je vous offre mon cœur…mais toujours en silence !

 

Je vous cache, je le sais, l’essentiel de ma vie !

Ce n’est pas par méfiance, par orgueil déplacé,

Ni par peur des regards, sur mes choix, mes folies,

Mais pour rester debout, pour ne pas trébucher !

 

Et puis, il est des rêves qu’on ne peut exposer,

Qui ne résistent pas à la lumière des mots,

Qui explosent comme une bulle dans un beau ciel d’été

Dès qu’on y met des mots, qu’on les exprime tout haut !

 

Je préfère partager mes sourires, mes bonheurs,

Mes opinions, souvent, mes conseils, quelquefois,

Je préfère nous laisser le bénéfice du cœur,

Et vous offrir, peut-être, le meilleur de moi !

 

Car, plus autour de moi, on gémit, on se plaint,

Plus le monde vacille, plus la vie s’assombrit,

Plus je garde en mon cœur, mes soucis, mes chagrins

Pour ne jamais briser, le rire de mes amis !

 

Et, quand les nuits sans lune, m’étouffe le silence,

Que le poids de mes rêves, soudain, devient trop lourd,

J’offre à mon cœur blessé en panne de confidences,

Toute une page blanche pour peindre mes amours…

 

 

Herrlisheim – 06 février 2016

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