( 17 janvier, 2016 )

La promesse d’un bonheur

Exaltante et douce est la promesse d’un bonheur,

Lorsque fébrile et impatiente, j’attends que sonne l’heure…

Comme un enfant attend, joyeux, le Père Noël,

Sans savoir pourtant si la surprise sera belle !

Arc-en-ciel lointain au cœur de mes orages,

Un bonheur à venir, c’est un nouveau voyage….

Il suffit d’un rien, d’un souffle, d’un frémissement

Pour que mon cœur, déjà, attende le printemps !

Il suffit d’un regard ou d’un demi-sourire,

Pour comprendre que la vie, un instant, va frémir…

Comme un ado à l’aube d’un premier rendez-vous,

Mille fois je r’garde l’heure, je trépigne, j’oublie tout !

Je rêve, j’imagine, j’anticipe l’instant,

Je joue et je rejoue le bal des débutants.

Je change le scénario, pense à ce que j’vais dire !

J’ai le cœur qui chante, déjà plein de souvenirs…

 

Quand dans le gris du monde, pointe un petit bonheur,

Pas question d’le gâcher, faut être à la hauteur !

Comme un trésor perdu, il faut en prendre soin,

Même s’il n’est que promesse, s’il est encore lointain !

Au creux de mes pensées, du matin jusqu’au soir,

Il va grandir douc’ment, se nourrissant d’espoir…

Comme une fleur en hiver, bien au chaud dans la terre,

Il attendra son heure, gardera son mystère !

Comme la chrysalide protège le papillon,

Mon cœur le couve d’amour, de plaisir, d’émotions !

Car cette promesse-là, c’est déjà du bonheur,

Bien au-delà des doutes, des angoisses et des peurs !

Lentement passent les jours, rêveusement les nuits,

Jusqu’à l’ultime minute qui précède le jour J !

 

Et le cœur s’emballe, les jambes sont en coton,

Une larme perle en douceur, le voile tombe, je fonds !!

Comme j’aimerais alors que s’arrête le temps

Pour vivre à tout jamais ces « souvenirs devant »

Comme j’aimerais graver au bord de ma mémoire

Ce bouquet d’innocence au cœur de mon histoire !

Parce que j’aime cet instant d’angoisse et d’espérance,

Quand tout paraît possible, quand on effleure sa chance,

Je m’arrête souvent, tout au bord du bonheur,

Pour l’admirer de loin, pour m’en emplir le cœur !

Et plus longue est l’attente, plus grande est la promesse,

Plus, de cette seconde, je savoure l’ivresse !

…Il arrive même parfois, je sais, c’est insensé,

Que je préfère l’attente au bonheur consommé…

 

Herrlisheim – 17 janvier 2016

1 Commentaire à “ La promesse d’un bonheur ” »

  1. A-M dit :

    Merci encore un bel écrit rappelant hier, appelant le rêve.

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