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( 26 janvier, 2016 )

Femmes en perdition,

De tout temps, aux quatre coins du monde et malgré la peur,

Des femmes se sont levées pour lutter, prendre les armes !

Pour défendre leur famille, leurs vies ou leurs valeurs,

Elles n’ont pas hésité, ont refoulé leurs larmes !

 

Aujourd’hui encore, bravant tous les dangers,

Certaines engagent leur vie et combattent la terreur !

Pour l’avenir de leurs filles, et pour leur liberté,

Elles s’opposent aux canons, se battent avec ardeur !

 

Dans les cités en ruines, ou au cœur des déserts,

Armées de vieux fusils, leur voile en étendard,

Elles refusent l’esclavage et lui préfèrent la guerre,

La rage dans le cœur, l’honneur dans le regard !

 

Pour leurs droits, leur bonheur, pour pas vivre à genoux,

Elles défient les pouvoirs, d’une photo ou d’un mot !

Quitte à mourir un jour, autant mourir debout,

Le voile ou la prison, elles choisissent les barreaux !

 

Face à tant de courage, à tant d’abnégation,

On ne peut que prier qu’elles en sortent victorieuses,

Face à leur engagement, leur détermination,

On se doit d’espérer pour elles, une fin heureuse !

 

Quel que soit le terrain où sévit la terreur,

La liberté, un jour, leur devra son retour !

Parce que ce sont des mères, parce que ce sont des sœurs,

Elles seules sauront, un jour, faire triompher l’amour !

 

…C’est c’que j’ai toujours cru, et toujours proclamé,

Car il n’y a que des femmes pour en libérer d’autres !

Tout ce qu’au fil du temps, notre « cause » a gagné,

Le fût grâce à des femmes, debouts, malgré l’opprobre !

 

Pourtant…il en est quelques-unes dans cette guerre sans nom,

Des femmes qui en conscience, soutiennent les bourreaux !

Planquées derrière leur voile, elles rejoignent les démons,

Leur prêtant allégeance pour « leur monde nouveau » !!!

 

Alors qu’ici, on lutte, pour soutenir des femmes

Victimes des violences d’un époux abusif,

D’autres se livrent corps et âmes

Aux monstrueuses lois d’un pouvoir oppressif

 

Bien sûr, je peux comprendre le joug des traditions,

Et le poids séculaire de croyances millénaires,

Mais quelle excuse ont celles qui n’ont pas cette pression

Pour perdre leur liberté, s’enfermer volontaires ?

 

Mon cœur est en prison, déborde de colère !

J’ai beau chercher un sens, je ne peux pas comprendre!

Comment, en femme libre, peut-on partir en guerre,

Soutenir la terreur, réduire des vies en cendres ?

 

Non ! Je ne comprends pas le choix de l’esclavage !

Je ne peux accepter cette philosophie,

Quand tant d’autres par le monde souffrent de tels ravages,

Quand tant d’autres sont brisées et privées de leur vie !

 

Sont-elles donc si naïves, ou si désespérées

Pour s’offrir en pâture à des hommes sans honneur ?

Ne comprennent-elles donc pas qu’elles cesseront d’exister,

Qu’elles n’ont, pour ces sauvages, pas la moindre valeur ?

 

Reléguées au plus bas d’la condition humaine,

Isolées, rabaissées, sans pouvoir et sans voix,

Leur choix est une insulte à la très longue chaîne

De celles qui de tous temps ont lutté pour nos droits !

 

Qu’un homme puisse répondre à l’appel des sirènes,

A leurs promesses de gloire, de richesses, d’idéal…

C’est naïf sans doute, mais de « nature humaine »,

A défaut d’accepter, on peut comprendre le mal !

 

Mais qu’une femme décide, en connaissance de cause,

D’abandonner ses droits, de condamner ses sœurs,

Ne m’inspire que mépris, et colère à haute dose,

Et me laisse dans le cœur, le goût amer de la rancœur !

 

Herrlisheim – 26 janvier 2016

( 20 janvier, 2016 )

Mes larmes

Elles perlent, roulent et se perdent sur mon visage

Et noient mon regard dans l’onde claire d’un lac salé,

Ou le consument dans le feu qui dévore mes rivages,

Sans que je puisse les contrôler, sans que je puisse les arrêter,

Mes larmes.

Elles sont les fruits de mes colères impuissantes

Quand je me cogne aux murs d’un monde sans humains,

Elles sont mes peines, elles sont mes haines fulgurantes

Quand les mots sont trop pâles pour dire tous mes chagrins,

Mes larmes.

Elles sont toutes les blessures de mon enfance,

La marque de ma sensibilité,

Elles sont les amours mortes de mon adolescence,

Et la couleur de mon humanité,

Mes larmes.

Elles disent toute ma rage, quand s’étale à l’écran

Le fruit inaccessible de mon désir du jour,

Elles pleurent mes espérances dispersées dans le vent

Quand je vois un bonheur s’échapper pour toujours,

Mes larmes.

Amères comme l’échec, la honte, la frustration,

Elles hurlent en silence quand je retiens mes cris,

Acides comme le regret, la peur, la déception,

Elles empoisonnent mon âme tout au long de mes nuits,

Mes larmes

Humiliantes quand elles violent mon orgueil et ma fierté,

Dégradantes quand elles exposent toutes mes faiblesses,

Perturbantes quand elles jaillissent contre ma volonté,

Mais si douces quand elles témoignent de toute ma tendresse !

Mes larmes.

Pudique et unique perle qui s’accroche à mes cils

Pour un geste d’amour, de générosité,

Ou rivière tumultueuse, larmes de crocodile,

Qui emportent avec elles, le flot de mes pensées,

Mes larmes.

Témoins de mes combats, et de toutes mes guerres,

Elles lavent de leur eau, les souvenirs cruels,

Elles tracent sur mon visage, leurs chemins éphémères,

Se perdent au creux d’une ride ou meurent dans la dentelle,

Mes larmes.

Elles savent aussi apaiser  mes blessures,

Libérer mon cœur des chaînes qui le blessent,

Adoucir mes angoisses et laver les injures,

Offrir à l’émotion, ses lettres de noblesses,

Mes larmes…

Elles sont ma pire faiblesse et mon plus grand courage,

Je les hais tout autant que je peux les chérir,

Si intimes et pourtant, souvent tout en partage,

Pour un beau souvenir, un bonheur, un désir,

Nos larmes…

 

Herrlisheim – 20 janvier 2016

 

( 17 janvier, 2016 )

La promesse d’un bonheur

Exaltante et douce est la promesse d’un bonheur,

Lorsque fébrile et impatiente, j’attends que sonne l’heure…

Comme un enfant attend, joyeux, le Père Noël,

Sans savoir pourtant si la surprise sera belle !

Arc-en-ciel lointain au cœur de mes orages,

Un bonheur à venir, c’est un nouveau voyage….

Il suffit d’un rien, d’un souffle, d’un frémissement

Pour que mon cœur, déjà, attende le printemps !

Il suffit d’un regard ou d’un demi-sourire,

Pour comprendre que la vie, un instant, va frémir…

Comme un ado à l’aube d’un premier rendez-vous,

Mille fois je r’garde l’heure, je trépigne, j’oublie tout !

Je rêve, j’imagine, j’anticipe l’instant,

Je joue et je rejoue le bal des débutants.

Je change le scénario, pense à ce que j’vais dire !

J’ai le cœur qui chante, déjà plein de souvenirs…

 

Quand dans le gris du monde, pointe un petit bonheur,

Pas question d’le gâcher, faut être à la hauteur !

Comme un trésor perdu, il faut en prendre soin,

Même s’il n’est que promesse, s’il est encore lointain !

Au creux de mes pensées, du matin jusqu’au soir,

Il va grandir douc’ment, se nourrissant d’espoir…

Comme une fleur en hiver, bien au chaud dans la terre,

Il attendra son heure, gardera son mystère !

Comme la chrysalide protège le papillon,

Mon cœur le couve d’amour, de plaisir, d’émotions !

Car cette promesse-là, c’est déjà du bonheur,

Bien au-delà des doutes, des angoisses et des peurs !

Lentement passent les jours, rêveusement les nuits,

Jusqu’à l’ultime minute qui précède le jour J !

 

Et le cœur s’emballe, les jambes sont en coton,

Une larme perle en douceur, le voile tombe, je fonds !!

Comme j’aimerais alors que s’arrête le temps

Pour vivre à tout jamais ces « souvenirs devant »

Comme j’aimerais graver au bord de ma mémoire

Ce bouquet d’innocence au cœur de mon histoire !

Parce que j’aime cet instant d’angoisse et d’espérance,

Quand tout paraît possible, quand on effleure sa chance,

Je m’arrête souvent, tout au bord du bonheur,

Pour l’admirer de loin, pour m’en emplir le cœur !

Et plus longue est l’attente, plus grande est la promesse,

Plus, de cette seconde, je savoure l’ivresse !

…Il arrive même parfois, je sais, c’est insensé,

Que je préfère l’attente au bonheur consommé…

 

Herrlisheim – 17 janvier 2016

( 10 janvier, 2016 )

Résistance

Elles étaient un symbole, et elles étaient deux sœurs,

Elles sont tombées ensembles, vaincues par la terreur !

C’était il y a longtemps, c’était il y a quinze ans,

Mais leur chute meurtrière nous a glacé les sangs !

 

Ils étaient journalistes, ils étaient comme des frères,

Ils sont tombés ensembles, parce qu’ils voulaient pas s’taire !

C’était il y a un an, on s’en souvient encore,

Le monde encore une fois a côtoyé la mort !

 

Ils étaient policiers, ils étaient des passants,

Ils sont tombés ensembles, mauvais lieu, mauvais moment !

C’était l’hiver dernier, on n’a pas oublié,

Qu’un tour en ville peut désormais s’avérer meurtrier !

 

Elles étaient écolières à l’autre bout du monde,

Elles sont tombées ensembles, face à la bête immonde !

C’était l’hiver aussi, on les attend toujours,

Elles voulaient juste apprendre, reviendront-elles un jour ?

 

Ils étaient d’un pays, celui de leur Histoire,

Ils sont tombés ensembles, en fuyant vers l’espoir !

Chaque jour, chaque nuit, au fond des océans,

Leur silence est un cri qui nous vient du néant !

 

Ils étaient jeunes et beaux, ils étaient l’avenir,

Ils sont tombés ensembles en plein milieu d’un rire !

C’était il y a deux mois, dans les rues de Paris,

Leurs visages est dev’nu un symbole aujourd’hui !

 

Aux quatre coins du monde, sans honte et sans honneur,

Frappent les assassins, au nom d’un Dieu vengeur !

Aux quatre coins du monde, ignorant le message,

Ils répandent une terreur aux multiples visages !

 

Ils volent à nos enfants, leurs rires, leur innocence,

En usant de mensonges, ils trahissent leur confiance !

Ils transforment nos enfants en bêtes sanguinaires

Qui troquent leur avenir pour une gloire éphémère !

 

Ils veulent nous enfermer, nous priver de lumière,

Nous faire dresser des murs sur toutes nos frontières !

Ils veulent nous opposer les uns contre les autres,

Nous faire voir dans l’autre, juste un mauvais apôtre !

 

Ils nous veulent ennemis, pour mieux nous contrôler,

Ils nous veulent méfiants, égoïstes, apeurés…

Saurons-nous résister, saurons-nous leur répondre ?

Saurons-nous nous lever des quatre coins du monde ?

 

Ils sont nés des amours de l’Hydre, et de Cerbère,

Et aucune arme au monde ne vaincra leur colère !

Ils érigent la haine en ultime valeur,

Opposons-leur l’amour, la joie et la douceur !

 

Que ce soit nos seules armes face à leur ignorance,

Au-delà de nos peurs, entrons en résistance !

Continuons à rêver, à rire et à chanter,

Au-delà de nos larmes, continuons à aimer !

 

Pour que le sang versé ne le soit pas pour rien,

Pour que les vies volées ne le soient pas en vain,

Opposons-leur toujours nos libertés de penser,

Opposons-leur la vie dans sa diversité !!!

 

 

 

Herrlisheim – 10 janvier 2016

 

( 5 janvier, 2016 )

Les refrains de ma jeunesse

Je les croyais disparus, égarés au fil de mon histoire

Quand ils n’étaient qu’endormis au creux de ma mémoire.

Réveillés par le tout dernier envol d’un troubadour,

Ils reviennent déposer sur mon cœur leurs mélodies velours !

Je pensais qu’ils n’avaient fait qu’effleurer mes pensées

Quand de leurs mots d’amour ils y avaient germés.

Grâce à l’audace et la passion d’un enfant de la balle,

Ils ont jailli dans ma tête comme en Provence le chant des cigales !

Ils ont le goût sucré de mes souvenirs d’enfance,

La fraicheur de mes premières amours d’adolescence.

Une à une, sans effort, leurs paroles me parviennent,

Mot à mot, note à note, du passé ils me reviennent !

Légers et insouciants comme le bal de l’été,

Ils m’entrainent avec eux dans une ronde endiablée!

Doux et tendres, parfumés de mélancolie,

C’est un slow que je danse, je plonge en nostalgie !

Mes révoltes renaissent quand la batterie s’égare,

Mes larmes perlent encore quand pleurent les guitares…

C’est la boum du samedi l’été de mes quinze ans,

Les vacances, sac au dos, entre amis, sans parents !

C’est le hit écouté chaque soir en cachette,

Sur la radio de poche que j’cachais sous la couette !

C’est le tube de l’été si souvent fredonné,

Ou quelques mots d’amour que j’avais recopiés !

C’est ce joli refrain que j’avais parodié

Pour ma meilleure amie lorsqu’elle s’est mariée…

Ou cette douce mélodie chantonnée sur une plage

Autour d’un feu de camp qui éclaire mon visage !

C’est aussi, c’est certain, cette mélopée qui pleure,

Que sur un vieux phono, j’ai écoutée des heures…

Chacun est un souvenir, un sourire, un chagrin,

Une p’tite Madeleine de Proust au cœur du quotidien !

Chacun est la musique d’une part de ma vie

Comme ces photos fanées où j’me trouvais jolie…

Ils sont un fil d’Ariane qui me lie à l’enfance,

Qui offre aux bons moments comme une deuxième danse !

Petites perles d’amour pour mes instants précieux

Lorsqu’ils chantent dans mon cœur, ils font briller mes yeux !

Petites bulles de champagnes, doux îlots de tendresse,

Ce sont toutes les chansons, les refrains de ma jeunesse !!!

 

Herrlisheim – 05 janvier 2016

 

( 2 janvier, 2016 )

L’An Neuf,

Il surgit du néant dans une explosion de lumière,

S’installe avec fracas dans le rire et la bonne humeur,

Grâce à lui, tout à coup, on y croit, on espère,

Et pour le monde entier, on souhaite le meilleur !

On trouve dans son sillage tout un train d’espérance,

Les projets refleurissent, les rêves reprennent vie,

On se prend tous à croire à de nouvelles chances,

Les échecs, les revers, d’un coup, on les oublie !

On voit dans l’avenir comme une page blanche,

Un espace vierge et pur où écrire notre histoire.

Qu’on attende de la vie, l’amour ou une revanche,

Quand vient le Nouvel An, renaissent tous les espoirs !

On se prend à rêver que tout sera possible,

Face à notre miroir, on défie le destin.

On nourrit d’espérance jusqu’à nos âmes sensibles,

On s’enivre d’optimisme, au moins jusqu’au lendemain…

C’est le temps des sourires et des bons sentiments,

Le temps des vœux offerts sur une carte postale.

C’est le temps des amis pas vus depuis longtemps

A qui on fait un signe, sincère et amical !

C’est aussi, rions-en, les bonnes résolutions

Qui ne survivront pas au-delà de minuit…

Mais ça peut être aussi, des réconciliations,

Un pardon accordé, une main tendue sans bruit !

L’An Neuf est un  repère dans la course du temps,

Une pause, une escale dans notre long voyage…

Au cœur de l’hiver, c’est un nouveau printemps,

Une occasion peut-être, de changer le paysage !

Les grincheux nous diront que ça ne change rien,

Qu’on n’arrête pas ainsi le cours du temps qui passe,

Que ce n’est qu’un soupir dans une ronde sans fin,

Et que rien à l’An Neuf, ne changera de place !

Ca ne change pas le monde, c’est vrai, ils n’ont pas tort…

Oubliées dès demain toutes nos bonnes intentions…

La vie nous reprendra, bousculera nos efforts,

Nous obligera peut-être à faire taire nos passions…

A ces mauvais coucheurs, ces ours mal léchés,

Je réponds que l’An Neuf est juste une occasion,

Une parenthèse sereine dans un monde déchaîné,

Pour retrouver nos rêves et toutes nos émotions !

Je leur dis qu’on pourrait, dans chaque aube nouvelle

Voir cette page blanche où inscrire l’avenir !

Nous pourrions, chaque jour, construire une vie plus belle

Si on n’attendait pas l’An Neuf pour se sourire !

 

Herrlisheim – 02 janvier 2016

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