( 27 décembre, 2015 )

Enfin te trouver,

Lorsque l’aube venue, la nuit s’efface douc’ment,

Que s’éveille ma raison, que sur mon cœur elle prend le pas,

Quand mes rêves s’enfuient, se fondent dans le néant,

Je sais, sans doute aucun, que tu ne viendras pas !

Naïve, un peu rêveuse, au cœur de l’âge tendre,

Je ne t’espérais pas, je m’attendais à toi !

Tu étais l’avenir à cueillir sans attendre,

L’aventure d’une vie, une destinée de roi !

De mes premiers émois à mes passions brûlantes,

J’ai cru te reconnaître dans chaque nouveau sourire.

J’ai espéré l’amour dans chaque nuit impatiente,

Et dans chaque murmure, vu un monde à bâtir !

Je t’ai cherché sans fin, dans chaque nouveau visage,

J’ai laissé au destin, le choix du jour, de l’heure…

Quel que soit le moment, quel que soit le rivage,

J’ai laissé grande ouverte la porte de mon cœur !

Des frimas de l’automne aux longues nuits d’été,

J’ai offert une chance à bien des voyageurs…

Pour une caresse tendre, pour un baiser volé,

Je me suis enflammée, oubliant ma pudeur !

Combien d’amours sans goût, combien de feux de paille

Ont consumé mon cœur  et desséché  mon âme ?

Combien de mots d’amour, combien de vaines batailles

Ont durci mon regard et fait couler mes larmes ?

Dois-je parcourir le monde ? Elargir mon regard,

Pour enfin te trouver, toi qui m’es destiné ?

Suis-je encore en avance, ou bien très en retard ?

Es-tu déjà passé ? Nous sommes nous croisés ?

Suis-je passée à côté ? Ne t’ai-je pas reconnu,

Ou t’ai-je laissé partir, ne t-ai-je pas vu venir ?

Avec le temps qui courre, j’avoue, je ne sais plus

Où poser mes valises pour croiser ton sourire !

L’automne de ma vie a blanchi mes cheveux,

Et mon âme d’enfant doit lutter chaque jour

Pour ne pas remarquer mes rides aux coins des yeux,

Et continuer à croire qu’elle trouv’ra ton amour !

…J’ai aimé bien souvent, et j’ai été aimée,

J’ai connu des bonheurs, vécu des jours de joie…

Bercée par la douceur d’amours attentionnées,

J’ai même cru mon voyage terminé, quelquefois…

Mais c’n’était pas l’amour que mon cœur attendait,

Ce n’était ni tes bras, ni ton regard sur moi !

Ce n’était pas tes lèvres que les miennes effleuraient,

C’n’était pas notre histoire, parce que c’n’était pas toi !

Mais malgré les défaites, et malgré les erreurs,

Je te cherche toujours, tu es là, quelque part…

Un jour viendra peut-être où je trouverai ton cœur,

Malgré l’aube qui point et les rêves qui s’égarent !!!

 

Herrlisheim – 27 décembre 2015

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