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( 21 novembre, 2015 )

Ecrire,

Existe-t-il plus belle création que l’écriture ?

Connaissons-nous plus grand exploit ? Plus belle aventure ?

Ecrire ! En quelques signes, vaincre les distances et le temps !

Ecrire, pour ne rien oublier ou pour rester vivant !

Ecrire, pour dire ses révoltes et ses colères,

Ecrire pour peindre ses rêves, colorer ses chimères,

Ecrire pour faire rire ou pour faire sourire

Ecrire pour ne pas tout à fait mourir,

Ecrire pour partager un moment d’émotion,

Ecrire pour crier en silence ses passions,

Ecrire pour expliquer, montrer, pardonner,

Ecrire pour nos valeurs et notre liberté,

Ecrire pour dire je t’aime, ne m’oublie pas,

Ecrire pour dire j’suis là, ne pleure donc pas,

Ecrire, comme un trait d’union entre nous,

Ecrire, pour faire barrage aux barbares et aux fous,

Ecrire, pour ne jamais perdre la mémoire,

Ecrire, pour ne pas se perdre dans le noir,

Ecrire pour faire front, écrire comme on combat,

Ecrire pour résister, pour pas baisser les bras,

Ecrire pour avancer, pour oublier la peur,

Ecrire pour convaincre et vaincre la terreur,

Ecrire sans concession pour combattre l’ignorance,

Ecrire avec son cœur, terrasser la méfiance,

D’une plume acérée, défendre nos couleurs,

Au crayon de papier, laisser jaillir nos pleurs,

A l’encre ou à la craie, redessiner le monde,

Et en trois mots choisis, t’emporter dans ma ronde !

Ecrire en amateur, mot à mot, timidement,

Ou faire danser les phrases avec force et talent,

Par-delà les frontières et par-delà les âges,

Ecrire pour la lumière d’un monde tout en partage !

Brandissons nos crayons comme des étendards,

Unissons tous nos mots avant qu’il soit trop tard !

Nos vers contre leurs bombes, c’est peut-être illusoire,

Mais c’est ce qui restera, à la fin de l’histoire !

Et même si c’est naïf, et même si c’est vain

Ne renonçons jamais à écrire pour demain !

Car un jour peut-être, au milieu du chaos,

Nos mots touch’ront leur cible, trouveront un écho,

Et en lettres de vie, au-delà des frontières,

S’inscrira le mot Paix sur toutes les bannières !

 

 

Herrlisheim – 21 novembre 2015

( 17 novembre, 2015 )

Une minute…et le reste de ma vie !

Je ne connaissais ni tes rêves, ni tes désirs,

Mais je sais ton sourire, ton prénom, ton visage !

Je n’ai pas le pouvoir de te faire revenir,

Mais peut-être celui d’préserver ton image…

Je ne te connais pas, je ne sais rien de toi,

Mais tu es aujourd’hui de ma vie, de mon clan

Parce qu’on a pris ta vie, qu’on a fait taire ta voix !

Et c’est mon cœur qui saigne quand se glace ton sang !

Toi qui aimais comme moi te poser en terrasse

Pour partager un verre, raconter ta journée,

Te plaindre de ta vie, évoquer tes angoisses,

Consoler un chagrin ou des passants, gentiment te moquer !

Toi qui ouvrais ton bar de l’aube au bout d’la nuit,

Qui en plus d’un café, offrais tant de chaleur,

Qui voyais défiler les rêves, les succès, les soucis

Et donnais à ta rue sa vie et ses couleurs !

Toi qui passais par là, la tête dans les nuages,

Heureux de profiter d’un peu de liberté,

Pressé de t’préparer pour un petit voyage,

Ou de te réfugier au fond d’ton canapé…

Toi qui depuis des jours, attendais ce moment,

Cette soirée entre amis au cœur de la musique,

Toi qui te déchaînais dans la fosse en chantant,

Dont le cœur battait fort, en cette nuit magique !

Tu étais brune ou blonde, et tu aimais la vie,

Tu étais une maman, un frère ou un papa !

Tu étais un sourire, un regard qui pétille,

Tu étais l’avenir que tu ne vivras pas !

Toi qu’une rafale de haine a fauché en plein vol,

Toi qui a eu l’horreur pour dernière vision,

Et vécu la terreur pour ton dernier envol,

Avec quelques regrets pour ultime émotion !

Et toi qui es tombé, mais qui t’es relevé !

Toi qui à tout jamais devra vivre avec ça,

Toi qui devras combattre cette culpabilité

Qui te ronge malgré toi, qui ne recule pas !

Toi qui presseras le pas au milieu de la foule,

Toi dont le cœur s’arrête pour une porte qui claque !

Toi qui craindras peut-être jusqu’à l’orage qui roule

Qui  nourriras tes doutes dans tes nuits d’insomniaque !

Toi qui auras du mal à t’asseoir en terrasse,

Ou à pousser la porte d’une salle de concert,

Toi qui verras souvent dans l’autre une menace

Et qui bien trop souvent regard’ra en arrière !

Vos sourires à jamais resteront dans nos cœurs,

Vos regards pétillants éclaireront nos chemins,

Vos portraits resteront un symbole du bonheur,

Le souv’nir de vos vies tiendra le doute au loin !

Je ne te dirai pas que j’n’ai pas de colère,

Je n’ai pas cette bravoure, je n’ai pas cette raison !

Je n’vais pas te promettre de vivre comme hier

De ne pas avoir peur, d’accorder mon pardon…

Mais comme je t’ai offert une flamme qui danse

Pour guider ton voyage vers un monde plus serein,

Je t’offre une minute de mon existence

Pour que tu entendes mieux la force de l’émotion !

Mais je te donne aussi, à compter de ce jour,

Chaque petit bonheur et chaque éclat de rire !

Je t’offre chaque note, chaque chanson d’amour

Et chaque aube naissante ouverte sur l’avenir !

Et je danserai plus haut, et je chanterai plus fort,

J’opposerai la vie, le soleil et les fleurs

Aux idéaux de guerre, aux étoiles de mort,

Et par delà la haine j’ laisserai battre mon coeur

 

Herrlisheim – 17 novembre 2015

( 17 novembre, 2015 )

Nuit de sang

Le nez sur mon clavier, j’écrivais quelques vers,

Je parlais de l’amour et des mots d’une chanson,

Je disais ma tristesse et mon cœur en hiver,

Et trouvais pour me plaindre cent mille et une raisons !!!

Je peignais mes fantasmes et mes envies d’ailleurs

Quand l’éclat d’un « gyro », la peur dans une voix

Ont capté mon regard, m’ont plongée dans l’horreur,

Et noyé dans le sang mes rêves et mes émois !

Figée devant l’écran, incapable de penser,

J’écoute et je regarde, mais je ne comprends pas !

On parle d’une attaque au cœur de la Cité,

Du cœur de mon Pays, où la mort s’abat…

Le cœur glacé, impuissante sur mon canapé,

J’assiste, muette, à des scènes d’un autre âge !

Je vois des gens courir, j’entends des hommes hurler,

Je comprends les mots « bombes », « armes » et « prise d’otages »…

Devant mes yeux qui voient sans rien comprendre,

Face à mes pensées qui n’arrivent plus à s’ordonner,

Le souffle coupé, comme le mond’entier, je viens d’apprendre

Que la terreur et la barbarie avaient encore frappé !

Lâchement, cachés derrière un dieu tell’ment absent,

Ils ont choisi de frapper le bonheur de la jeunesse !

Sans état d’âme, ils ont effacé les sourires confiants

Et emporté des centaines de vies pleines de promesses !

Je ne sais même pas ce que je ressens !

C’est un cauchemar, un mauvais film, un canular douteux ?

Non ! C’est surréaliste, mais c’est là, ici et maintenant,

Et les heures qui passent n’effacent rien du spectacle hideux !

Fauchés par les balles de quelques enfants soldats,

Fauchés en plein bonheur au pays des lumières,

Fauchés par la haine de barbares sans foi ni loi,

Fauchés par des mômes armés et au cri d’une prière…

Tombés face à la barbarie née de l’ignorance,

Tombés pour avoir profité de la douceur d’un soir,

Tombés pour avoir aimé la musique et la danse,

Tombés pour plonger tout un peuple dans le noir !

Ils ont soufflé la haine pour éteindre nos rires,

Ils ont semé la mort pour nous mettre à genoux,

Ils ont versé le sang pour lâchement s’enfuir,

Et ont visé le cœur de chacun d’entre nous !

Nuit de sang et de feu dans les rues de Paris,

Nuit blanche face aux flashes bleus sur l’écran d’la télé

Nuit noire dans mes pensées où la colère grandit,

Nuit de larmes qui coulent dans chaque message posté…

Mais des pavés nourris de leurs cris, de nos larmes

Renaitront des fleurs de joie, d’amour et d’innocence !

Ils ont volé pour quelques heures la lumière de nos âmes

Mais nous avons gardé la force de l’impertinence !

Pour chaque coup porté, naitra une chanson,

Chaque souffle arraché hissera haut nos voiles,

Pour chaque destin brisé, des milliers renaitront,

Pour chaque regard éteint, paraîtra une étoile…

 

Herrlisheim – 13/14 novembre 2015

( 9 novembre, 2015 )

Labyrinthe

Prisonnière de ma vie comme un papillon de la lumière,

Je panique et me cogne aux murs de l’existence !

Je cherche la sortie, mais la vie m’tire en arrière

Et m’rejette sur la rive, chaque fois que je m’élance !

Il y a si longtemps que je fais face au vent,

Si longtemps que je lutte pour me tenir debout,

Que j’essaie d’avancer, même à contre-courant,

Sans plier sous la peine, sans tomber sous les coups !

C’est comme un labyrinthe aux multiples allées

Où je tourne sans fin de l’aube au crépuscule,

Chaque fois qu’à l’horizon scintille la liberté,

Un autre mur se dresse et le monde recule !

Je m’arme de patience, j’affronte mon destin,

Je fais ce que je dois, je me rebelle, parfois !

Mais à chaque chaîne brisée, une autre me retient,

A chaque pas en avant, un abîme s’ouvre à moi !

Je résiste aux tempêtes, comme un phare en pleine mer,

J’affronte à bras le cœur cette vie d’ouragans,

Et quand revient le calme, je m’relève et j’espère

Un chemin sans ornière, une brise de printemps !

Au coin de chaque allée de ce labyrinthe fou,

J’entrevois la lumière d’une plaine ensoleillée,

Mais ce n’est qu’un mirage de plus en plus flou,

A mesure que j’avance, recule ma liberté !

Une épreuve après l’autre, je trace mon chemin,

Sans r’garder en arrière, la tête et le cœur hauts !

Je m’accroche à mes rêves, je rêve mes lendemains

Pour toujours voir en l’autre, c’qui est grand, c’qui est beau !

J’accroche mon regard aux étoiles de ma vie,

Et garde dans le cœur, comme précieuses lumières,

La chaleur d’un sourire sur ma mélancolie,

La douceur d’une caresse sur mon âme en poussière !

De roses mon chemin n’est certes pas semé,

Je suis loin de la vie dont je rêvais enfant !

Rattrapée malgré moi par ma réalité

Comment y croire encore, comment y croire vraiment ?

De jours sombres en épreuves, et de pièges en coups bas,

J’essaie de ne pas glisser vers la désillusion !

Et même si je trébuche, je ne tomberai pas,

Tant que vivront en moi, mes plus belles émotions !

Tant pis si je me griffe et m’écorche le cœur

Aux épines de ma vie, des occasions manquées.

Tant pis, j’avance quand même, je défie toutes mes peurs,

Et je verrai un jour, le soleil se lever !

Si parfois, certains soirs, le courage me fuit,

Dans le secret d’mon cœur, j’imagine ta tendresse,

Je projette mes rêves sur l’écran de mes nuits,

Et puise dans les souvenirs, l’ivresse d’une promesse !

Au cœur du labyrinthe, je ne veux pas mourir

Sans ressentir le feu de ton regard sur moi,

Avant que vienne l’hiver, avant que de vieillir,

J’abattrai tous les murs qui me séparent de toi !

 

Colmar – 09 Novembre 2015

( 3 novembre, 2015 )

La vie sans toi

Quelques mots dans un magazine et ton sourire en couverture,

Une annonce à la télé, le suspense d’une nouvelle aventure…

D’une image, tu combles, pour une minute ton absence,

Par petites touches ici et là, tu nous dis simplement ta présence !

Tu vis ta vie au long cours, on vit la nôtre…par ici,

Tu partages avec nous, tous tes projets, tous tes défis,

On t’offre tous nos rêves, on s’enflamme, on anticipe…

Et on s’prend à rêver qu’on est d’la même équipe…

Du bout du cœur, parfois, on ose te dire

Combien comptent pour nous tes regards, tes sourires,

Mais le plus souvent, on garde au fond de nous

Nos rêves de toi, nos désirs de tout !

Lorsque la vie, avec malice, nous joue un mauvais tour,

Lorsqu’on se cogne aux murs trop hauts de nos amours,

Qu’on trébuche, qu’on s’écorche le cœur et l’âme,

Comme une caresse, tes mots apaisent et sèchent nos larmes !

En pleurs en plein soleil, ou dansant sous la pluie,

Le bonheur léger ou teinté de mélancolie

Ou la tristesse brisée sur un éclat de rire,

Il y a toujours en nous, une part de ton sourire !

Comme la bougie éclaire la nuit de sa lueur,

Comme la flamme réchauffe le corps de sa douceur,

Comme l’étoile du berger qui guide le marin,

Tu es là, dans nos vies, à chaque crois’ment d’chemin !

On pourrait, c’est certain, vivre sans ta présence !

Mais qui saurait alors faire chanter nos silences ?

Une à une nos saisons glisseraient vers l’hiver,

Mais il en manqu’rait une pour que nos cœurs s’éclairent !

Bien sûr, on bâtirait un monde à notre image,

Bien sûr, même sans toi, on ferait le voyage !

Mais ne manquerait-il pas un…petit quelque chose

Pour fleurir nos jardins d’un peu plus que de roses ?

On saurait d’un sourire, tout donner par amour,

On pourrait, d’un regard, tout détruire pour toujours,

Et d’un geste, on dirait, nos révoltes, nos colères,

Mais qui nous offrirait des mots pour nos prières ?

Nos vies sans ton regard manqueraient de saveurs,

Nos peines seraient plus lourdes, plus fades nos bonheurs…

Nos rêves seraient plus sages, plus modestes, moins bohêmes,

Pas vraiment différents, mais pas vraiment les mêmes…

Bien différentes aussi seraient nos solitudes

Sans tes mots pour oser bousculer l’habitude !

C’est un lien bien étrange qui nous relie à toi,

Troublant comme l’amour, puissant comme la foi !

C’est un parfum unique, enivrant et sucré

Une précieuse musique, une brise en été !

 

Colmar – 03 Novembre 2015

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