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( 18 septembre, 2015 )

J’y croyais si fort, j’y crois encore

Une fois n’est pas coutume, je me suis réveillée

Un grand sourire aux lèvres, le regard pétillant…

J’avais le cœur en fête, d’la joie dans les pensées

Comme une veille de Noël lorsque j’étais enfant !

Je sentais naître en moi, un sentiment étrange,

Une forme de certitude, une sereine assurance

Comme ces instants précieux, où le souffle des anges

Efface tous nos doutes, nous fait croire à la chance !

D’où vient cette impression qui nous trouble l’esprit ?

Est-ce un rêve trop puissant qui nous trompe et nous leurre,

Est-ce un désir trop fort, un soupçon de folie,

Ou l’imagination qui aveuglent nos cœurs ?

Pourquoi sommes-nous parfois si sûrs de l’avenir,

Pourquoi croire si fort qu’on va être exaucés,

Que la chance cette fois, va vraiment nous sourire

Et que l’rêve caressé, enfin va arriver ?

Comment, sans raison, en dépit du bon sens

Pouvons-nous ressentir une telle confiance ?

Comment, malgré la vie et toute notre expérience,

Jetons-nous dans le vent toute notre clairvoyance ?

Rêveuse impénitente, mais lucide malgré tout,

Je savais bien, pourtant, que tu n’me verrais pas,

Vraiment, j’n’espérais rien, mais j’m’attendais à tout

Tant tu nous fais penser que l’audace paiera !

Je m’étais préparée, j’avais tout planifié,

J’avais bien réfléchi, trouvé l’angle idéal…

Pas de questions « ordinaires » qui pourraient te lasser,

J’me voulais plus maligne, bien plus originale…

Je voulais tant offrir un écrin à mon rêve,

Je voulais tant avoir les bonnes cartes en mains…

Plus d’hésitation, plus d’abandon, plus de trêve,

Je voulais, d’un p’tit clic, colorer mon destin !

Comme une bouteille à la mer, j’ai lancé mon message !

Comme une coquille de noix sur l’océan glacé

Se bat contre les vagues, les courants et l’orage,

Mon message a lutté contre vents et marées,

S’est glissé, faufilé sur l’autoroute virtuelle

Pour se faire une place au milieu des questions,

Et venir éclater, bien visible, bien réel

Juste là, devant toi, cherchant ton attention

J’étais si fière de moi, si sûre de te toucher,

Que mes rêves furent doux, mon réveil euphorique !

Mon manque de confiance, d’un coup s’est envolé

Et la journée entière fut irréelle, magique !

Bien sûr, le soir venu, tu n’as pas répondu,

Parmi les mille questions, t’as pas choisi la mienne !

Bien sûr j’ai l’cœur serré, je suis un peu déçue,

Et en colère aussi d’avoir cru les sirènes !

L’appel de mes délires, le cri de mes urgences

M’ont fait croire aux histoires d’mon imagination,

J’ai fait taire ma raison, laissé là toute prudence

Pour me laisser tromper par une hallucination…

Mais je ne regrette rien, je veux y croire encore,

De c’rendez-vous étrange, je garde le meilleur,

Je résiste, je persiste, je lutte et m’améliore

Parce qu’on ne peut pas vivre sans rêve dans le cœur !

 

Herrlisheim – 18 septembre 2015

( 15 septembre, 2015 )

Mille questions pour toi

J’ai dans la tête mille questions pour toi,

Celles déjà posées et toutes celles à venir,

De la plus improbable à celle qui laisse sans voix,

De la plus poétique à celle qui fait sourire !

Les coquines, les charmantes et les plus pragmatiques,

Je les ai toutes pensées, composées, rédigées,

J’ai même imaginé les plus mélancoliques,

Mais je n’ai pas trouvé LA seule à te poser !

Je pourrais demander où en sont tes projets,

Si tu écris déjà d’autres mots pour demain,

Essayer de savoir ton plus joli secret,

Ou bien te demander quand est-ce-que tu reviens ?

Je pourrais, c’est certain, te demander conseil,

Te laisser m’expliquer comment écrire pour toi,

Te suggérer de lire ce que nos nuits de veille

Ont produit de meilleur pour un signe de toi !

Je pourrais t’inviter à voir les créations

Que certaines parmi nous partagent au quotidien,

Leurs photos, leurs montages, leurs mots plein d’émotion,

Et te montrer comment tu rassembles « les tiens » !

Je pourrais t’expliquer toutes ces amitiés

Nées au hasard des routes et dans les files d’attente,

Je pourrais, pourquoi pas, lancer quelques idées,

Pour une prochaine tournée, une fête extravagante !

Je pourrais même sans doute parler de mes colères,

Te demander pourquoi certaines ont tous les droits,

Quand d’autres pourtant fidèles depuis tant de concerts

Parviennent à peine à prendre une photo avec toi… :-/

Je pourrais demander si on te manque parfois,

Si l’partage et l’ambiance de nos soirées de fête

Restent chers à ton cœur, t’émeuvent, te mettent en joie,

Et si tu ne crains jamais que le rêve s’arrête ?

Je pourrais, je pourrais, mais je ne trouve pas

La question qui d’un mot me dirait tout de toi,

…alors, je laisse les mots que j’voulais poser là,

Et j’te d’mande…pas grand’chose, juste un sourire…pour moi ? 

 

Herrlisheim – 15 septembre 2015

( 15 septembre, 2015 )

Les fruits de la misère

Nés d’un monde sans valeur où seul le profit compte,

Où ils perdent leur boulot quand d’autres s’enrichissent,

Certains choisissent de suivre ceux qui affichent sans honte

Leur haine de l’étranger dans un sourire factice !

Ils crient avec les loups, ils le montrent du doigt

Ils l’accusent de tout, de rien, surtout du pire,

Ne lui laissant pas même le bénéfice du droit,

Ils se laissent embarquer dans n’importe quel délire !

Ne tenant aucun compte des leçons de l’Histoire,

Ils veulent bâtir des murs au pays des droits de l’Homme,

Ils vendent leur âme au diable, s’enfonce dans le noir

Et sur les ruines d’un peuple, croient bâtir leur royaume !

Nés du mirage illusoire des vitrines étincelantes,

Des chromes rutilants d’une trop belle carrosserie,

Elevés à la lisière d’une vie plus éclatante,

Ils ont choisi de prendre c’que n’offrait pas leur vie !

Spectateurs impuissants d’un monde superficiel

Où tout semble facile, où l’argent coule à flot,

Mais confrontés très  vite à la vie bien réelle,

Ils laissent là les valeurs et sortent du troupeau…

Un langage, une tenue, ils savent se reconnaitre,

Ils se déplacent en bande, chapardent et vandalisent,

Ils jouent à nous faire peur et à défier leurs maîtres,

Ou dans la poudre blanche, ils fuient et se détruisent !

Nés de la plus sombre noirceur de l’âme humaine,

Des barbares sans honneur ont ouvert les enfers !

Trop lâches pour assumer leur soif de pouvoir et leur haine

Ils cachent leurs noirs désirs derrière un dieu en colère !

Comme les hordes sauvages déferlaient sur le monde,

Comme les sanguinaires pirates montaient à l’abordage,

En meutes comme les hyènes, ils avancent et ils grondent

Et trouvent leur plaisir dans les pires outrages !

Ils laissent derrière eux ruines et désolation,

Une nuée de sauterelles qui saccage et détruit,

Une plaie, un cauchemar ou une damnation

Dont personne en ce monde ne sortira grandi !

Celui qui cède aux sirènes et à leur chant trompeur

Et refuse le salut à ceux qu’on tue ou qu’on enchaine

Et celui qui défie les lois, qui ne respecte aucune valeur

Partagent la même misère, portent les mêmes chaînes !

Celui qui laisse gagner sa haine, son mépris et sa peur,

Qui fait taire sa conscience pour un peu de confort

Et celui qui massacre au nom d’un dieu vengeur

Sont nés du même monde, subissent un même sort !

Grandir dans un pays pillé par « l’étranger »,

Ou bien dans un ghetto sans espoir d’en sortir

Ou encore dans un monde privé d’humanité

Effacera tous les rêves, volera tous les sourires.

On a bâti un monde injuste et sans amour

On a creusé sans fin un abîme entre nous

 Et obtenu la guerre, la violence en retour

Dans un monde d’ignorance, de terreur et de fous !

On a fauché l’espoir dans les rêves et les cœurs,

On a semé des graines de peur et de misère,

On a pillé les âmes, ignoré les rancœurs,

Et on récolte les fruits amers des enfers !

Colmar – 15 septembre 2015

( 12 septembre, 2015 )

Les justes valeurs

On se plaint et on gémit pour une peine de cœur,

On perd le contrôle et la raison pour une blessure d’orgueil,

Qu’on nous égratigne l’âme et on crie notre douleur,

Et c’est le drame si on touche à notre portefeuille !

On se plaint du coût de la vie et des impôts,

On s’insurge pour un avion ou un train en retard,

On peste et on s’énerve contre la météo,

Et on crie au scandale au plus petit écart !…

Bien décidés à ne jamais perdre notre place,

Focalisés sur notre petite personne,

Mobilisés contre tout ce qui nous agace,

On n’entend plus les cris du monde qui résonnent !

Par égoïsme, par peur ou par lâcheté,

On a monté des murs et verrouillé des portes !

On s’est bâti un petit univers étriqué,

Dont on chasse l’autre comme un vulgaire cloporte !

Blottis au cœur d’un paradis artificiel,

On noie nos doutes dans notre bonne conscience,

Et quand un nuage de mort vient voiler notre ciel,

On retrouve la lumière dans l’oubli et la danse !

Les yeux ailleurs, le cœur blindé,

On ne voit plus la peur dans un regard d’enfant,

La bouche cousue, l’esprit fermé,

On n’dit plus nos révoltes, on musèle nos sentiments

Pendant qu’on se protège, pendant qu’on tourne le dos,

D’autres fuient la terreur et meurent sur nos plages !

Pendant qu’on réfléchit, qu’on tourne autour du pot,

D’autre prennent tous les risques pour fuir les carnages !

Pendant qu’on tergiverse, qu’on hésite, qu’on se plaint,

D’autres abandonnent leurs rêves, leurs vies, leur souvenirs !

Pendant qu’on se lamente, qu’on craint pour nos lendemains,

C’est aujourd’hui que d’autres voient mourir leur avenir !

Qu’est-il donc arrivé à notre humanité

Pour qu’on laisse nos semblables se perdre au fond des mers ?

Mais où sont nos valeurs, notre solidarité

Pour qu’on accepte la mort d’enfants et leurs mères ?

N’avons-nous plus en nous la moindre compassion

Pour ne voir du monde que notr’reflet dans l’miroir ?

Avons-nous renoncé à tous nos rêves, nos émotions

Pour perdre sans rougir notre avenir dans le noir ?

Mais un jour, le désespoir sera trop grand,

Un jour, les cris et les pleurs briseront tous nos murs,

Un jour, les regards désespérés des enfants

Troubleront nos rêves d’un assourdissant murmure !

Que dirons-nous aux futures générations

Si nous les laissons mourir aux portes de la vie ?

Brimerons-nous longtemps nos plus primaires émotions ?

Echangerons-nous sans honte notre confort pour leur  survie ?

Ne damnons-nous pas à jamais l’avenir de l’humanité

En refusant le salut  à ceux qui en ont besoin ?

Ne perdons nous pas l’essentiel de notre fierté

En leur refusant jusqu’au plus petit bout de pain ?

 

Herrlisheim – 12 septembre 2015

 

( 10 septembre, 2015 )

Elle et lui

Elle

C’est une bulle de champagne légère et pétillante

Prête à tous les défis, les envols, les folies,

Prompte à toutes les révoltes, les colères fulgurantes,

Bien décidée à mettre des couleurs dans sa vie

Lui,

Ses twitts le montre doux, sensible et plein d’humour

Et on dirait  qu’en plus, y’n’ craint pas les sentiments…

Il paraît vouloir tout donner et même plus par amour,

Et rien ne semble vouloir ralentir ses élans…

Elle,

Elle jette sur le papier ses rêves et ses désirs,

Et fait danser les mots pour guérir ses bobos,

Et puis d’un coup, d’un seul, un rien la fait sourire

Et de toutes ses envies, elle repart à l’assaut !

Lui,

De quelques mots sensés, il tempère ses colères,

De quelques mots choisis, soutient ses ambitions !

Il oppose des sourires à ses envies de guerre,

Et des encouragements à ses doutes profonds !

Eux,

Quand ils se sont croisés sur le quai d’une gare,

Ils se sont reconnus, ont mêlé leurs destins !

Ils n’ont pas eu besoin de plus que d’un regard

Pour décider de suivre, un temps, le même chemin…

Le « petit oiseau blanc », tout au long de l’été

Entre eux a fait le lien, a tissé l’avenir…

Sur la toile, devant nous, ils se sont dévoilés,

S’apprivoisant l’un l’autre au fil de leurs sourires !

Puis, un soir de septembre, sans qu’on s’attende à ça,

Deux petits mots lancés, peut-être un peu pour voir…

Que s’est-il donc passé pour en arriver là ?

Etait-il sûr de lui ou juste plein d’espoir ?

Elle,

Pas la moindre surprise quand il fait sa demande

Comme si, pour elle déjà, c’était une évidence !

Son cœur a-t-il dansé une joyeuse sarabande

Ou bien s’est-il serré d’une émotion intense ?

Lui,

Avait-il calculé ce grand pas en avant ?

Ce saut dans l’inconnu, en direct, devant nous…

Etait-il sûr de lui ou un peu inconscient

En postulant près d’elle au rôle de l’époux ?…

Eux,

Ils ont choisi l’amour dans un monde de mort,

Ils ont choisi de suivre les mêmes pas de danse,

Ils ont choisi de croire qu’à deux, on est plus fort,

Ils ont choisi d’offrir à l’avenir, une chance.

 

Colmar – 10 septembre 2015

( 2 septembre, 2015 )

Je t’ai rêvé

Endormie à mille lieues de tes rêves sereins

j´ai laissé mon âme rôder près de tes draps,

Je t’ai rêvé cette nuit et mon corps s’en souvient…

Du plus loin de mes songes j’ai retrouvé tes bras !

Dans la douceur bleutée d’une douce nuit d’été,

Guidé par les étoiles et par mes souvenirs,

Mon cœur en mal d’amour près de toi à glissé,

Et tout contre ta peau je me suis vue dormir !

Je t’ai vu t’éveiller en sentant ma présence,

J’ai revu ton sourire et ton œil malicieux,

Ton regard sur mon corps était une évidence,

Et ta bouche sur ma peau comme un cadeau des dieux !

La douceur de ta main qui caresse mon visage,

En dessine chaque détail, en lit chaque contour,

Tu me lis comme un livre, douc’ment, page après page,

Et tes doigts chauds s’attardent sur ma bouche velours !

J’ai senti ton baiser, passionné et brûlant

Et l’étreinte puissante qui libère les passions…

J’ai perçu tout le poids de ton corps impatient

Qui dans une douce violence réveille mes émotions !

Dans ma nuit solitaire, quelques larmes ont roulé

Tant le plaisir insolent me paraissait réel,

Laissant sur l’oreiller des souvenirs salés

De jeunesse envolée, d’aventures sensuelles…

Au matin cependant, quand j’ai ouvert les yeux,

Plus aucune trace de toi au cœur de ma mémoire,

Juste des draps froissés d´un désordre joyeux,

Et une lueur étrange au fond de mon miroir !

Les heures tout doucement sur ma vie ont glissé,

Sereines heures d’été quand on flâne au soleil,

L’esprit libre des contraintes et le cœur léger,

Loin des soirées de peines et des nuits sans sommeil !

Quand, soudain, sans prévenir, au détour d’un rivage,

Dans un curieux frisson, mon corps s’est souvenu

De l’étreinte fusionnelle, de cet étrange voyage,

Pâle écho de tous ceux qu’un jour on a vécu !

Etrange sensation, révélation brutale

Qui a troublé mon cœur bien plus que de raison

Il se serre un instant, marque le pas puis s’emballe

Comme un cheval fougueux piqué par l’éperon !

Papillons dans le ventre, mon regard qui se voile,

Et par flashes aveuglants, mon rêve qui revit !

Etait-ce bien un rêve cette nuit pleine d’étoiles ?

Une simple illusion, reflet de mes envies ?

Ne vais-je pas te trouver sur le pas de ma porte ?

Ne verrais-je pas tes bras s’ouvrir pour m’accueillir ?

Pas de regard brûlant ? De sourires qui m’emportent ?

Ni de douceur mutine comme dans mes souvenirs ?

Depuis lors je te cherche dans mes rêves chaque nuit,

Je me perds dans mes songes, cherchant à te rejoindre,

Mais je ne trouve plus ce chemin qui conduit

A tes bras qui m’enlacent, au bonheur de t’étreindre….

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