( 17 août, 2015 )

Juste après…

Quand mon cœur se serre en voyant une photo,

Quand un regard doux ou pétillant me foudroie,

Quand un sourire me prive de tous mes mots,

Quand j’ai les larmes aux yeux en écoutant une voix,

Je sais qu’il est temps de reprendre ma vie en mains…

Je pose un voile noir sur le miroir de mes souvenirs,

Je couvre d’un drap les errances de mes pensées,

Je ferme un à un tous les volets de mes délires,

Et verrouille mon cœur de quelques tours de clés,

Puis, pas à pas, je m’éloigne pour rejoindre mon destin !

La vie va me reprendre dans son tourbillon,

Je croiserai d’autres regards, vivrai d’autres bonheurs,

D’autres larmes viendront troubler d’autres émotions,

D’autres rires, d’autres colères, d’autres couleurs…

Un œil dans le rétroviseur, je poursuivrai mon chemin…

Je sais que certains soirs, le manque sera plus fort,

Que les souvenirs et la nostalgie balaieront le présent,

Que mon cœur s’éveillera de sa petite mort,

Emporté par la fougue de rêves…inconvenants !

Mon âme, si sage pourtant rougira, c’est certain !

Longtemps j’éviterai de regarder en arrière,

Pour pas fêler mon cœur, pour ne pas me blesser,

Longtemps j’interdirai à mes rêves, mes chimères

De troubler mes nuits blanches et mes matins d’été…

Je laisserai reposer les fleurs de mon jardin !

Si mes saisons sans toi paraissent interminables,

Comme une nuit sans étoiles, un été sans soleil,

Je saurai te rêver, rendre l’absence supportable,

Et raconter l’histoire au long d’mes nuits de veille !

Notre route reste belle, d’hier, jusqu’à demain…

Car, jamais ne s’éteindra cette petite flamme

Que dans un coin d’mon cœur t’as déposé un soir

Pour éclairer ma route et faire chanter mon âme

Et qui réchauffe ma vie, qui éclaire mes espoirs !

J’étais déjà là hier, je serai là demain !

Je n’aime pas les adieux, je n’aime pas les au-revoir

Je n’aime que les souvenirs qui font danser mon cœur !

Je n’aime pas ce manque qui me saisit chaque soir,

Mais j’aime cette attente, cette promesse de bonheurs !

J’en ferai des sourires, des poèmes, des refrains !

 

Colmar – 17 août 2015

( 11 août, 2015 )

Pour oublier,

Ne pas penser, surtout ne pas penser,

Ne pas r’garder derrière, continuer d’avancer,

Travailler, et passer en mode automatique,

Chasser les souvenirs, les pensées nostalgiques !

Faire taire la musique, pas écouter sa voix

Enfouir les sourires, les regards au fond de soi,

Brider un à un tous les rêves et l’imagination,

Refouler les fantasmes, les idées folles, les illusions !

Exiler les émotions, éloigner les désirs,

De force, tourner la page et le laisser partir.

Piétiner les regrets de nos nuits étoilées,

Interdire à nos larmes de perler, de rouler

Maîtriser à tout prix les batt’ments de nos cœurs,

Ignorer le chagrin, le blues et la douleur !

Ne laisser aucune chance à la mélancolie

Reprendre le contrôle de nos rires, de nos vies

Revenir de toute force à la réalité

« Pour gagner cette bataille, pour vivre, pour exister » !

Dans la ronde du monde, retrouver notre place

La tête haute, le regard fier, vaincre la peur et les angoisses.

Sortir du champ de nos miroirs

Les contes pour enfants, les vains espoirs.

Ne pas s’écrire de films, ne pas s’faire son cinéma,

Répéter ad vitam qu’il ne reviendra pas !

Sortir de cette folie, redev’nir raisonnable,

Et peut-être qu’un matin, à force de volonté

On s’éveillera sereines, confiantes et apaisées…

Voilà…

J’ai fait tout ça,  suivi tous mes conseils,

J’ai lutté, résisté au long d’mes nuits de veille

J’ai appelé en renfort mon esprit, ma raison,

J’ai cherché l’apaisement de mille et une façons !

Mais comment interdire à mon cœur de pleurer,

De prendre le contrôle de mes rêves éveillés ?

Je n’veux pas espérer, je ne veux rien attendre,

Je ne veux pas rêver, je n’veux pas me faire prendre !

Mais comment empêcher, mon imagination

De réécrire l’histoire, d’en jouer une variation ?

Je ne veux plus pleurer, je n’veux plus être triste,

Je n’veux plus ressembler au clown blanc sur la piste !

Mais comment retrouver l’éclat de mes sourires

Quand le manque, sournois, pollue tous mes plaisirs ?

J’ai l’âme en peine et le cœur lourd,

Le bonheur fané et le corps si gours…

Distraite, les nerfs à fleur de peau,

Je n’fais que des bêtises, m’énerve à tout propos !

Envers et contre tout, je cherche des raisons

D’espérer la lumière bien avant l’horizon…

Je n’veux pas la douleur, mais les souv’nirs heureux,

Je n’veux que les rencontres, les étoiles dans les yeux !

Mais comment arracher à mon cœur cette épine,

Comment garder le meilleur et oublier le spleen ?

 

Colmar – 11 Août 2015

 

( 10 août, 2015 )

Mon petit carnet

Noirci de mes plus intimes pensées, de mes rêves et de mes colères,

Tout tâché, déchiré, raturé, chiffonné et même corné,

Le voilà arrivé au terme de son existence éphémère,

Le petit carnet qui, pendant des mois, ne m’a pas quittée !

Au bureau, en week-end, en balade ou au concert

Il était toujours là, à portée de mots et de crayon !

Il a recueilli mes peines, mes joies et toutes mes prières,

Supporté bien souvent mes larmes, mes trop-plein d’émotion,

Il a subi ma rage et les pages arrachées

Quand les mots refusaient de livrer leur musique !

Ses pages blanches quelquefois m’ont narguée, provoquée

Quand mes vers ne m’offraient rien d’joli, de magique !

Il ne s’est pas vexé de n’être qu’un brouillon,

Ne s’est jamais perdu, ne m’a jamais lâchée !

Il apaise mes angoisses, apprivoise mes passions,

Il est ce que je suis et je suis sa moitié…

Il n’a plus aujourd’hui que deux-trois pages blanches,

Normal que quelques-unes servent à lui rendre hommage !

Il l’a bien mérité, ça sonne comme une revanche

Pour un petit carnet qui a perdu tant de pages…

Comme ses frères avant lui, il devrait disparaître

Dévoré par les flammes, ses cendres dans le vent,

Emportant avec lui mes rêves, mes chansonnettes,

Mes ambitions volages et mes souvenirs vivants !

Il devrait dans sa mort, conduire vers les étoiles

Tout l’amour prisonnier de mon cœur solitaire

Qu’en ses pages j’ai versé en mille mots banals

Pour ne pas étouffer mon âme trop entière !

Consumé, envolé, il devrait à jamais,

Conserver mes trésors au cœur du néant,

Ne révélant mes rêves, mes naïfs secrets

Qu’aux âmes croisées au gré des nuages et du vent !

Comme toutes mes feuilles noircies, mes cahiers, mes calepins,

Il devrait emporter mes chimères, mes espoirs,

Protéger mes amours en les emmenant au loin,

Semer dans les étoiles mes sourires, mes histoires !

Puis, un soir de printemps, les laisser redescendre

Dans une goutte de pluie ou un rayon de lune

Sur une âme fragile, douce, sensible et tendre

Qui ferait de mes mots un chef-d’œuvre de sa plume !

Mais j’ai cédé cette fois, aux sirènes de l’orgueil,

Soumettant mes poèmes au regard du monde,

D’un petit clic, la peur au ventre, j’en ai fait le deuil,

Les perdant à jamais sur la toile profonde…

Et ils m’ont renvoyé des perles de lumière,

Des petits mots gentils et des encouragements.

Ils ont touché des cœurs et trouvé à qui plaire,

Découvert un écho à mes grands sentiments !

Alors, je vais garder, pour une fois, mon carnet

En hommage à tous ceux qui m’ont donné confiance !

Je leur offre ces mots un peu comme un bouquet

De rêves et d’amitié, d’audace et d’espérance !

 

Colmar – 10 Août 2015

( 9 août, 2015 )

Demain c’est tout à l’heure

« J’voulais quand même vous dire », c’est, je crois, la toute première

La toute première chanson écrite juste pour nous,

Pour nous, conquises dès la première fois,

Pour nous, toujours là pour « voulez-vous »,

Pour nous, qui pleurions d’émotion sur « vous »,

Pour nous qui serons là, bien sûr, pour la suivante,

Pour la suivante et pour tous les rendez-vous

Que nous aurons, aussi longtemps que nous serons vivantes !

« Maint’nant qu’il faut partir », c’est pour de bon cette fois ?

C’est vraiment la fin ? C’est pas un faux départ ?

Pas la plus petite chance d’entendre encore ta voix ?

Plus de rendez-vous ? Plus de sourires ? Plus de regards ?

Etait-ce bien la dernière fois que tu nous l’as chantée ?

La dernière pour cette fois…mais quand même…

Il semble que ce soit vrai, c’est la fin de la tournée,

Faut bien partir un jour, on sait, c’est dur quand même !

Le sentiment pour nous, n’en est pas moins violent,

On traîne du vague-à-l’âme, on laisse perler nos larmes,

Nœud dans la gorge, boule au ventre, dérive des sentiments

La tristesse est profonde, sincère, elle vient de l’âme !

Combien de temps encore avant la suivante dis-moi ?

Cinq ans ? Six…Un petit peu moins j’espère !

Cinq ou six ans, c’est bien loin pour une prochaine fois !

Cinq ou six ans, ce soir, c’est à des années-lumière !

Il y aura bien sûr, des dizaines d’autres occasions,

Des clin-d ’œil et des signes, des rendez-vous différents !

Mais rien de comparable à toutes ces émotions,

Rien qui ressemble à tout ce que l’on ressent,

Rien qui ne donne autant de rêves,  de frissons

Que lorsqu’on a le sentiment qu’il chante juste pour nous,

Quand on se berce de l’illusion que ses regards, ses sourires

Ne s’adressent qu’à nous, que lorsqu’il tend la main vers nous

Il suffirait de tendre la nôtre pour la saisir !

Rien ne peut nous offrir cette proximité, cette complicité,

Rien qui nous donne cette joie, cette bonne humeur,

Rien qui motive autant notre créativité,

Rien qui permette mieux aux doux rêveurs

De croire en leurs rêves au lieu de rêver leur vie,

Rien qui nous pousse autant à donner le meilleur,

Rien qui nous revitalise mieux, nous donne autant d’énergie

Rien qui nous rapproche autant du bonheur !

Et en ce soir d’été, c’est la fin de l’histoire !

Fin provisoire, points de suspension bien sûr, pas point final !

Mais fin tout de même, avec son lot de blues et d’idées noires

Avec sa nostalgie et ses larmes…histoire banale !

Et malgré le temps qui passe, malgré la vie et ses plaisirs,

On garde au fond du cœur, planqués dans nos esprits,

Un goût d’inachevé, un manque si difficile à décrire

Et parce que « rien ne s’efface », il n’y aura pas d’oubli !

Mais ça changera, bien sûr, l’attente se fera douce,

Plus supportable quand le rendez-vous approchera vraiment.

Il y aura, c’est sûr, un « après » à toutes ces secousses !

Un après nostalgie, après regrets, après chagrins d’enfants !

Et nous retrouverons cette frénésie, cette énergie,

Ce plaisir des retrouvailles et des voyages,

Et il « chantera encore pour nous », et nous « danserons encore pour lui » !

Et nous vivrons encore plus forts, plus haut, moins sages…

Ce soir, j’opte pour l’optimisme et la lumière,

J’attends son retour comme on attend les vacances,

Avec joie, bonheur  et sans angoisse, sans vaine prière

Mais avec des projets, des rêves et de l’impatience !

Oui, ce soir, « je vais pas lui dire bonsoir »

Et encore moins adieu, j’vais dire « à tout à l’heure »,

J’vais oser dire, c’est certain on va s’revoir ,

Je vais dire que demain, c’est tout à l’heure !!!

 

Colmar – 9 août 2015

( 9 août, 2015 )

Frustration

Il y a dans le clair-obscur de mes pensées,

Deux forces qui se combattent et s’opposent.

Le bonheur et le plaisir d’avoir pu partager,

Même de loin, même trop peu, même à petites doses,

Et la frustration, le manque de vrais contacts !

Si proche de vous, mais si loin pourtant,

Le cœur battant, les émotions intactes,

Mais si seule, juste là, derrière mon écran !

Le nez collé à la vitrine illuminée,

L’âme tremblante, le désir obsédant,

Je vois l’inaccessible, je vois le rêve brisé,

Et sur mon cœur descend comme un terrible abattement !

J’ai ramassé chaque miette que l’on soufflait vers moi,

J’ai chanté par écrit chaque mot, chaque refrain

J’ai envoyé des cœurs, raconté mes émois,

Ecrit en majuscule mes larmes et mes chagrins,

J’ai posté mille mercis avec reconnaissance,

Partagé mille bonheurs avec sincérité,

J’ai souri dans le noir, j’ai pleuré en silence,

Et de résolutions, j’ai noyé mes regrets !

Et de l’aube au coucher, sans arrêt j’ai écrit,

Au moindre moment vide, j’ai noirci du papier.

En prose ou bien en vers, j’ai crié et j’ai ri,

Dans les mots j’ai cherché la paix à tutoyer…

J’ai écrit toutes mes peines, mes désirs d’être ailleurs,

J’ai écrit tous mes rêves et toutes mes ambitions.

J’ai écrit mes souvenirs, mes colères, mes aigreurs,

Mais aussi mes sourires et toutes mes émotions !

J’ai le bonheur en panne et le cœur vraiment lourd,

Je maquille mes angoisses, je fais semblant d’y croire,

Je m’accroche à un mot, me dis qu’viendra mon tour,

Mais l’amertume se glisse, dévore tous mes espoirs !

Je m’en veux ! A la raison mon cœur est sourd,

Et pendant que là-bas, à l’autre bout de la France,

Les voix se taisent et les lumières s’éteignent,

Ici, face à l’écran noir de mes espérances,

Mon cœur se serre, se fissure, éclate comme une châtaigne…

Colmar – 07 Août 2015

( 8 août, 2015 )

Etre là pour demain

De l’aube au crépuscule, je les regarde partir

Vers d’autres horizons, vers de nouveaux rivages.

Ils emmènent avec eux des larmes et des sourires,

Et des rêves d’ailleurs, de nouveaux paysages !

Parfois, quand j’ai le cœur en mélancolie,

Je m’assieds sur un banc et les regarde filer,

Flèches d’azur et d’argent, ils roulent vers l’infini,

Même prisonnier du rail, ils chantent la liberté !

Les souvenirs en berne, et le cœur en sommeil,

J’ai rêvé bien souvent, assise sur un quai

D’laisser ma vie sans rêve et toutes mes nuits de veille

Et d’monter dans un train sans voir où il allait !

Ce soir, plus que jamais, j’aimerais prendre un train,

Traverser le pays, tout droit jusqu’à la mer,

Arriver fatiguée, mais heureuse au matin,

Et m’asseoir sur le sable sans regarder derrière !

Et puis, le cœur léger, sur une jolie terrasse,

Commander un café et sourire aux passants.

Oublier les soucis, me sentir à ma place

Et laisser les regrets disparaître dans le vent !

Je marcherais des heures sous la caresse des flots,

Ma tristesse emportée au large par le reflux…

Abandonner aussi mes rêves comme une vieille peau,

En faire un av’nir plutôt qu’un regret superflu…

Enfin, calme et sereine, je marcherais vers lui,

Je rejoindrais la vague qui déferle en douceur,

J’y trouverais ma place, au chaud, bien à l’abri

Et me laisserais porter par l’onde de bonheur !

Comme une goutte d’eau se joint à la rivière,

Si semblables à ses sœurs, mais unique pourtant,

Je coulerais vers lui comme l’eau à la mer,

Pour jaillir à la vie comme on sort du néant !

Mêmes gestes, même voix, mêmes cœurs, mêmes sourires,

Mêmes regards brillants tournés vers une étoile

Qui au-delà des mots, des notes et des rires,

Nous emporte avec lui jusqu’au cœur de son bal !

Au mitan de la nuit, au sein de mes semblables,

Je nourrirais mon âme de joie et d’émotion,

Je prendrais sans compter, sans me sentir coupable,

Tout l’amour envoyé, la lumière, les passions !

J’en ferais des souv’nirs pour les longues années

Où mon cœur par l’absence, s’engourdirait un peu,

Je laisserais mes larmes déborder et rouler

Car les larmes de bonheur abreuvent les cœurs heureux !

J’ouvrirais grand les bras, je lèverais haut les mains,

J’attraperais au vol ses petits mots sucrés,

Au rythme de la valse, je tournerais sans fin

Et trouverais dans ses rêves la force de patienter !

Oh oui, j’aurais aimé, aujourd’hui prendre un train,

Et faire partie du « cœur » qui, d’une seule voix,

Est là pour lui, ce soir, et sera là demain,

Pour dire, « pars pas trop loin, on est là, on y croit » !!

 

Colmar – 07 Août 2015

( 5 août, 2015 )

L’espérance

Certains disent que l’espoir est l’apanage des naïfs,

Qu’il ne fait vivre que les imbéciles et les fous !

Frère du rêve, philosophie des pensifs,

Il ne serait que tromperie et mirage un peu flou !

Espérer reviendrait à se bercer d’illusions,

A faire passer la vie, la vraie, au second plan,

A se créer des regrets, des colères, des frustrations

Et à laisser filer ses amours, sa jeunesse et son temps !

Pourtant, chacun de nous a succombé un jour

A l’espoir d’une rencontre, d’un sourire, d’une victoire !

C’est c’qui nous tient debout au cœur des mauvais jours,

Ce qui nous fait avancer quand la vie est trop noire !

Quels que soient nos moyens, notre condition, notre âge,

Il est ce qui nous reste quand on a tout tenté.

Au-delà des épreuves, des drames et des orages,

Il est cette force vive qui nous fait avancer…

Au printemps de nos vies, on espère le meilleur,

Une vie riche et comblée d’amour et d’aventures.

A l’été, bien souvent, on veut croire au bonheur,

A l’abri des chagrins, des conflits, des brisures…

A l’automne, nos espoirs courent vers nos lendemains,

Vers le temps qui nous reste, celui qu’on vit plus fort !

Jusqu’à nos crépuscules, qu’on espère sereins,

Un départ en douceur, sans regrets ni remords !

Au-delà de la vie, parfois, on garde l’espoir

D’une douce éternité ou d’une deuxième chance…

C’est humain, quoiqu’on fasse, on veut toujours y croire,

Voir le meilleur de l’Homme, le mieux de l’existence !

Mais l’espérance n’est rien d’autre qu’un rêve

Si on reste assis là, mendiant de notre vie,

La main tendue, attendant qu’on nous r’lève,

Implorant le destin comme un dieu que l’on prie !

Comme agir sans y croire est voué au naufrage,

Espérer sans agir relève de l’utopie !

N’attendons pas d’miracle au cœur de nos orages

Et l’arc-en-ciel, peut-être, éclairera nos vies !

Restons les artisans de nos rêves, nos désirs,

Et notre étoile, peut-être, d’un souffle nous exaucera !

Ayons toutes les audaces, osons même nos délires,

Et la bonne fortune, un jour, nous sourira !

Qu’importe si on est fous, rien n’est jamais fini,

Rien n’est jamais perdu quand, debout, on y croit !

L’espoir n’est rien tout seul, mais il est infini

Quand on le nourrit d’audace et de confiance en soi !

 

Herrlisheim – 05 Août 2015

( 5 août, 2015 )

Depuis quand n’ai-je pas dit je t’aime ?

Depuis combien de temps n’ai-je pas dit je t’aime ?

Moi qui l’ai tant rêvé, crié et même chanté !

Mais, murmuré les yeux dans les yeux comme un poème,

Voilà bien des rêves que ça n’est pas arrivé !

Et depuis combien de temps ne m’a-t-on pas dit je t’aime 

Ailleurs que dans des chansons ou dans mes rêves, parfois ?

Depuis quand n’ai-je pas séduit, ensorcelé, envoûté même ?

Depuis quand personne n’a-t-il posé son cœur sur moi ?

Quel est ce sort qui me rend invisible à l’amour ?

Quelle malédiction me tient loin des passions brûlantes ?

Quel sortilège me prive de caresses et de baisers velours ?

Quel démon m’interdit ces émotions troublantes ?

Depuis quand ne voit-on plus en moi que la bonne copine ?

Celle qu’on aime comme une sœur, qu’on enlace comme une amie,

Celle qu’on provoque un peu, celle avec qui on badine,

Celle qui sourit toujours mais dont le cœur est à l’agonie !

Je l’ai rêvé si souvent, cet amour idéal,

Tour à tour éternel, fugace ou passionné…

Solide comme un roc, pur comme un beau cristal,

Changeant au fil des âges et au long des années !

J’ai rêvé cent mille fois les tout premiers regards,

Imaginé aussi les gestes, les sourires complices,

 Ces petits jeux d’approche et ces moments à part,

 Inoubliables  instants où on se cherche avec malice !

J’ai fantasmé des nuits entières le premier rendez-vous

Quand rien n’est sûr encore mais que tout est possible,

Quand on retient ses gestes, quand les mots se font doux

Et que vers une étreinte tout doucement, on glisse !

Si souvent j’ai cru voir le feu dans un regard

Quand ce n’était qu’un reflet de mes désirs cachés.

Si souvent j’ai volé, si haut, tel un Icare

Pour un mot mal compris, un geste interprété !

Dans les danses j’ai projeté des moments bien plus tendres,

Pendant qu’une gentillesse f’sait exploser mon cœur

En poussière d’espérance, en éclats d’or et d’ambre,

Ou qu’un sourire m’ouvrait un ciel de pur bonheur !

Mais le temps a passé, les rêves s’en sont allés,

L’illusion s’est perdue quand les rides sont venues,

A chaque cheveu blanc  l’espoir s’est éloigné,

Eté après hivers, le mirage douc’ment a disparu !

Encore combien de temps avant que j’n’ai  plus une chance

De faire encore une fois le voyage de l’amour ?

De vivre la magie d’une rencontre, la force d’un silence ?

Me reste t-il une chance de dire  je t’aime un jour ?

 

Colmar – 5 Août 2015

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