( 20 juillet, 2015 )

J’aurais pu vous dire

J’aurais pu vous parler de l’attente sous un soleil de plomb,

J’aurais pu vous dire l’herbe brûlée, la poussière et le vent,

Ou ma peine, ma révolte face à l’évident manque de raison,

Evoquer ma colère devant certains comportements…

Mais je préfère vous dire la solidarité,

Le partage, les sourires, le bonheur d’être ensemble !

Je préfère vous montrer la convivialité

Et dessiner pour vous tout ce qui nous rassemble !

De la pointe du stylo, vous dire mon émotion

Quand il a embrassé la fosse d’un seul regard,

Vous décrire toute la force d’une unique passion

Quand la salle s’enflammait au son de sa guitare !

Je vous peindrai mes larmes tout au bord de mes yeux,

Je vous pointerai mes rires et mes bonheurs aussi

Et je n’oublierai pas son beau sourire radieux,

Ni son regard parfois amusé ou surpris !

Je vous dirai encore, son éclat d’rire complice

Quand, d’une seule voix, on corrige une erreur,

Et toutes ses petites piques lancées avec malice

Pour provoquer nos rires, ceux qui font son bonheur !

Entendez-vous nos cœurs chanter à l’unisson ?

Entendez-vous nos voix reprendre les vieux refrains ?

Ecoutez le silence ! Ressentez les frissons

Qui traversent la salle quand se lèvent nos mains…

Je peux vous dire aussi, comment un soir d’été

J’ai retrouvé un peu de mon âme d’enfant,

Comment, sur une plaine, désolée et brûlée,

J’ai cru avoir 15 ans, une seconde, juste avant…

Et je vous chuchoterai cette vague d’émotion

Qui m’a prise par surprise au premier mot chanté,

Ou ce mirage soudain, cette douce illusion

Que son regard, sur moi, un instant s’est posé !

Vous parlerais-je aussi, de ce moment précieux,

Cette unique seconde, ce souffle d’éternité,

Où à force de croire à nos rêves, à nos vœux,

Ils pourraient basculer vers une réalité…

Partagerais-je avec vous, cette impression tenace

De le croire, ce soir-là, aussi heureux que nous ?

Ou encore, sur un mot, ce sentiment fugace

D’une infinie tristesse dans son regard si flou ?

J’aurais aimé trouver, des mots à lui offrir,

Un bouquet poétique qu’il aurait pu chanter

J’aimerais tant qu’il garde au cœur le souvenir

D’une soirée de rêve et de sincérité,

Comme j’aimerais vous dire que ce fut un honneur

De partager ce rêve, cette soirée mémorable

Avec vous, qui, comme moi, gardez au fond du cœur

Une âme d’enfant capable de croire à l’incroyable…

 

Herrlisheim – 20 juillet 2015

2 Commentaires à “ J’aurais pu vous dire ” »

  1. Sandra dit :

    fan fan et tellement vrai

  2. jipsie dit :

    Merciiii!!

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