• Accueil
  • > Archives pour juillet 2015
( 27 juillet, 2015 )

Fantasmagorie

Il arrive parfois, au détour de l’été

Que la vie nous réserve un tour à sa façon,

Nous partons en voyage, sans en attendre rien

Et notre vie bascule vers un ciel plein d’étoiles !

J’étais partie sans joie, le cœur un peu serré

Vacances solitaires, voyage sans émotion,

Je traînais mon ennui jusqu’au creux des chemins,

Mes rêves à marée basse au pays des cigales…

Le cœur en bandoulière, l’âme désabusée,

J’étais celle qui pleurait, le soir, sous les lampions,

Celle qui noyait ses rêves au fond d’un verre de vin,

Ivre de solitude en plein milieu du bal !

J’étais celle qui, assise, au fond du vieux café

Jetait sur le papier toutes ses désillusions,

Pleurait ses amours mortes, ses tristes lendemains

Et criait sa détresse en quelques mots banals !

Perdue, le cœur en vrac, je n’ai pas remarqué

Ce regard amusé par mes hésitations,

Je n’ai pas vu non plus le sourire mutin

Qui cherchait à m’atteindre, à faire tomber le voile…

A pleurer sur mon sort, à geindre, me lamenter,

Je n’ai pas vu mon rêve, senti aucun frisson.

Dans la douceur paisible de ce petit matin,

J’ai raté l’occasion d’une rencontre magistrale !

J’ai laissé derrière moi, quelques papiers froissés,

Des mots sans importance, des ratures, des brouillons

Et j’ai repris ma route, mon errance sans fin,

Sans voir qu’on ramassait mes petits vers bancals !

Imaginé mille fois, attendu, désiré,

J’ai croisé mon fantasme, ma plus jolie chanson,

Et l’ai laissé filer comme on rate le train !

Il s’est brisé d’un coup en poussière de cristal !

Les saisons, une à une, douc’ment s’en sont allées,

L’automne, et puis l’hiver, ses frimas, ses frissons

Ont engourdi ma peine et gelé mes chagrins,

Emprisonnant mon cœur d’aurores boréales…

Et puis….

Un froid matin d’hiver, sur un papier froissé,

J’ai r’trouvé à ma porte, mes vers de mirliton

Dans un bouquet de roses, de lys et de jasmin,

Bien loin du vieux café à l’ambiance estivale…

Au bas de mon poème, quelques mots griffonnés

Et un paraphe qui vaut, à mon cœur, des millions…

… Six lettres pour un rêve, un rêve sentimental !

Du premier message aux premiers regards croisés,

Des terreurs, des angoisses, des milliers de questions,

Des secondes d’euphorie et de bonheur serein,

Du doute aux certitudes, une émotion fatale !

Et ce premier sourire, seconde d’éternité,

Gravé à tout jamais au cœur de mes passions,

Sa voix qui me chavire et qui chante mes quatrains,

Et arrache des larmes à mon âme en cavale…

Improbable rêverie, souvent imaginée,

Songe d’un autre temps, onirique vision

Qui laisse sur mes lèvres un p’tit sourire coquin

Quand le réveil l’éteint d’un souffle matinal…

 

Colmar – 27 juillet 2015

( 21 juillet, 2015 )

La carte postale

Quelle que soit l’occasion, quel que soit le message,

Réfléchir,  prendre le temps de bien choisir,

Chercher au fond de soi, l’éclat d’un souvenir

Et mettre tout son cœur dans le choix d’une image.

Souvenir de vacances ou clin d’œil amical,

Pour un anniversaire ou déclarer sa flamme,

Juste pour dire merci ou sécher quelques larmes,

On peut mettre toute son âme dans une carte postale !

Magie d’un paysage, poésie des couleurs,

Le choix est décisif, il n’y a pas de hasard !

Détail d’une œuvre d’art, émotion d’un regard,

D’une carte à trois sous, vous toucherez bien des cœurs !

Prenez quelques minutes, choisissez avec soin,

Ne pensez pas à vous, mais au destinataire,

Rappelez-vous ses goûts, d’aujourd’hui ou d’hier

Et offrez-lui du rêve dans le creux de ses mains !

Quand enfin vous aurez le support idéal,

De la pointe de la plume, tracez-y vos pensées,

Faites chanter les mots et danser les idées

Pour offrir autre chose qu’un message banal !

Aucun mot n’est commun agencé avec art,

Osez la métaphore et la ponctuation,

De trois mots dessinés, créez une émotion

Et d’une formule banale, faites une perle rare !

Ne soyez pas timide, mettez-y votre cœur !

Un joli mot écrit vaut toutes les paroles,

Il se grave dans nos âmes quand les discours s’envolent

Et sauront revenir apaiser nos douleurs !

Puis d’un grand trait de plume, signez votre message,

D’un paraphe, d’un prénom, d’un gribouilli bizarre

Qu’on saura reconnaître au tout premier regard

Comme la promesse, déjà, d’un voyage sans bagage !

Il ne vous reste plus qu’à choisir un écrin,

Joyeux et coloré ou d’un blanc éclatant

Qu’on distinguera sans mal des courriers déprimants

Et qui, de l’amitié aura le doux parfum !

Laissez alors partir cette part de votre cœur,

Confiez là au facteur, qu’il l’amène à bon port…

Imaginez ensuite le sourire du lecteur

Quand de votre enveloppe, il devinera le bord !

La voyez-vous briller au milieu des factures ?

Voyez-vous le sourire qui éclaire un visage ?

Voyez-vous l’impatience de lire votre message

Et la douce émotion d’un souvenir qui dure ?

D’ici ou bien d’ailleurs, qu’y-a-t-il de plus doux

Que quelques mots tracés au dos d’une belle image,

Qu’une jolie photo qui vous mène en voyage

Et vous montre tout l’amour que l’on ressent pour vous ?!

N’est-ce pas mieux qu’un E-mail au tout dernier moment,

Ou qu’un coup de téléphone, un tweet, un SMS ?

Gardez ça, s’il vous plait pour les jours de détresse,

Quand il faudra faire vite, pour un triste moment !

Offrez à vos amis, offrez à vos amants,

En quelques mots choisis, le bonheur de vous lire.

Laissez-les profiter, retarder le moment,

Et dans une douce attente, faire durer le plaisir…

D’une jolie carte postale choisie avec tendresse,

Vous ferez deux heureux, aujourd’hui et demain !

Allez ! Décidez-vous ! Oubliez la paresse,

Et faites nous le plaisir d’une rose dans nos jardins !

 

Herrlisheim – 21 juillet 2015

 

( 20 juillet, 2015 )

J’aurais pu vous dire

J’aurais pu vous parler de l’attente sous un soleil de plomb,

J’aurais pu vous dire l’herbe brûlée, la poussière et le vent,

Ou ma peine, ma révolte face à l’évident manque de raison,

Evoquer ma colère devant certains comportements…

Mais je préfère vous dire la solidarité,

Le partage, les sourires, le bonheur d’être ensemble !

Je préfère vous montrer la convivialité

Et dessiner pour vous tout ce qui nous rassemble !

De la pointe du stylo, vous dire mon émotion

Quand il a embrassé la fosse d’un seul regard,

Vous décrire toute la force d’une unique passion

Quand la salle s’enflammait au son de sa guitare !

Je vous peindrai mes larmes tout au bord de mes yeux,

Je vous pointerai mes rires et mes bonheurs aussi

Et je n’oublierai pas son beau sourire radieux,

Ni son regard parfois amusé ou surpris !

Je vous dirai encore, son éclat d’rire complice

Quand, d’une seule voix, on corrige une erreur,

Et toutes ses petites piques lancées avec malice

Pour provoquer nos rires, ceux qui font son bonheur !

Entendez-vous nos cœurs chanter à l’unisson ?

Entendez-vous nos voix reprendre les vieux refrains ?

Ecoutez le silence ! Ressentez les frissons

Qui traversent la salle quand se lèvent nos mains…

Je peux vous dire aussi, comment un soir d’été

J’ai retrouvé un peu de mon âme d’enfant,

Comment, sur une plaine, désolée et brûlée,

J’ai cru avoir 15 ans, une seconde, juste avant…

Et je vous chuchoterai cette vague d’émotion

Qui m’a prise par surprise au premier mot chanté,

Ou ce mirage soudain, cette douce illusion

Que son regard, sur moi, un instant s’est posé !

Vous parlerais-je aussi, de ce moment précieux,

Cette unique seconde, ce souffle d’éternité,

Où à force de croire à nos rêves, à nos vœux,

Ils pourraient basculer vers une réalité…

Partagerais-je avec vous, cette impression tenace

De le croire, ce soir-là, aussi heureux que nous ?

Ou encore, sur un mot, ce sentiment fugace

D’une infinie tristesse dans son regard si flou ?

J’aurais aimé trouver, des mots à lui offrir,

Un bouquet poétique qu’il aurait pu chanter

J’aimerais tant qu’il garde au cœur le souvenir

D’une soirée de rêve et de sincérité,

Comme j’aimerais vous dire que ce fut un honneur

De partager ce rêve, cette soirée mémorable

Avec vous, qui, comme moi, gardez au fond du cœur

Une âme d’enfant capable de croire à l’incroyable…

 

Herrlisheim – 20 juillet 2015

( 20 juillet, 2015 )

Le Jardin de mon coeur

Comme les étoiles flamboyantes d’un feu d’artifice

Scintillent en retombant puis s’éteignent une à une,

Les pierres étincelantes de mon cœur à vif

Nimbent mes émotions d’un doux halo de lune

Et rendent douce à mon âme cette belle mélancolie !

Les perles de mes larmes qui, au cœur de la nuit

Pudiquement sont restées accrochées à mes cils

Roulent en plein soleil, en douceur et sans bruit

Quand d’un pas triste et lourd je traverse la ville,

Incapable de masquer mon étrange nostalgie !

Pourquoi faut-il toujours, après un grand bonheur

Qu’on ait le cœur si lourd, le chagrin si pesant ?

Pourquoi y-a-t-il toujours, des peines et des pleurs

Aussi lourds et profonds que le plaisir fut grand ?

Pourquoi mon âme vit-elle bien plus haut que ma vie ?

Mon cœur est un jardin où poussent au hasard,

Des fleurs de passion, de rêve et d’émotion

Mais sans son jardinier qui l’agence avec art,

Il périt peu à peu, s’égare en illusions

Comme la rose du jardin flétrit sans eau de pluie !

Et le jardinier passe parfois, si près de moi,

Bohème et émouvant, rieur, parfois moqueur,

Qu’il fait renaître intact, chaque rêve, chaque émoi

Qui, comme fleur au désert fleurira quelques heures

Et puis s’endormira jusqu’à la prochaine pluie !

L’jardinier est parti vers ses jardins d’hiver,

Mais au fil des saisons, pour qu’il pense à rev’nir,

J’enverrai sur ses traces mes papillons de rêves

Qui sauront, pourquoi pas, l’attirer, le séduire

Et à mon cœur en friche redonner ses envies…

En attendant, je ferme les grilles de mon jardin

Qui n’appartient qu’à lui, où il règne sans partage !

Doucement je reprends, le cours de mon destin,

Accrochant des sourires aux rides de mon visage,

Des rêves et des fantasmes jusqu’au cœur de mes nuits !!

|