( 17 juin, 2015 )

Si tu t’arrêtes

Plus le temps passe, plus j’avance en âge,

Et plus je réalise que la vie est un voyage,

Plus ou moins long, plus ou moins heureux

Dont on ne connaît ni le sens, ni l’enjeu,

Qui débute dans un cri et s’achève dans le silence des étoiles

Le mien, à ses débuts, fut calme et sans galère

Comme sur une autoroute, j’avançais sans barrière

Le tien fut plus ardu, plus flou, plus mouv’menté,

Ponctué de demi-tours et de virages serrés…

Deux routes parallèles, deux destins séparés, mais sous les mêmes étoiles !

J’ai cueilli en chemin les fruits de mes passions

En passant à côté de toutes mes ambitions

Pendant que tu vivais, voyageais, apprenais,

Construisant note à mots la vie dont tu rêvais.

Toi, t’as pris ton envol, moi, je n’ai pas trouvé mon étoile !

Un soir, cependant, nos routes si différentes

Se sont croisées le temps d’une soirée enivrante.

Ton chemin de traverse semé d’or et de miel

A éclairé soudain ma trop sombre ruelle.

T’as fait fuir les nuages, j’ai pu voir les étoiles.

Bien trop vite pourtant, ils se sont séparés,

Ta route vers la lumière bien d’autres en a croisées,

Quand la mienne sans relief et banale à faire peur

Serpentait sans entrain au gré de mes humeurs.

J’ai continué à vivre, le nez dans les étoiles !

Depuis lors, je l’avoue, je cherche ton visage,

A chaque changement de cap, après chaque virage.

J’attends à chaque escale de c’voyage au long cours,

Que ta route à nouveau la mienne suive le cours

Pour qu’un instant encore, je rejoigne les étoiles !

Je sais bien, rassure toi, que ce sont des chimères,

Que nos routes jamais n’croiseront la même clairière,

Mais peut être qu’un jour, t’arrêtant un instant,

Tu finiras par voir, juste là, juste devant,

Ce tout petit chemin qui cherche ton étoile !

J’ai trouvé sur ma route plein de petits bonheurs,

Du soleil et des fleurs pour faire battre mon cœur.

Et toi, as-tu trouvé, sur ta route enchantée

Les trésors qu’enfant, tu espérais croiser ?

Ou cherches tu toujours ton rêve dans les étoiles ?

Nos voyages diffèrent, ils se ressemblent pourtant,

Dans nos rêves peut-être, dans nos valeurs sûr’ment.

Alors, lorsque ta route croisera mon chemin,

Arrête toi un instant, partageons un matin.

Nous attendrons ensemble que se couchent les étoiles !

Je me laisse emporter, j’abuse, je le sais bien,

Il m’arrive même parfois de perdre tout sens commun !

Pardonne ces excès, ce manque de pudeur

Qui me poussent parfois à trop ouvrir mon cœur…

Voilà, je n’suis plus là, j’ai éteint ton étoile…

Ta route continue, elle sera belle encore,

Ces mots là sont de toi, je sais, pardonne encore…

La mienne s’essouffle parfois, mais je s’rai toujours là,

Délaissant mes rivages pour marcher dans tes pas,

Parce que quoi qu’il arrive, on suit la même étoile !

 

Herrlisheim – 17 avril 2015

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