( 17 juin, 2015 )

Rêver l’amour

Ce soir mon cœur s’emballe, ma raison marque le pas,

Mes rêves et mes fantasmes prennent le pouvoir sur moi !

L’illusion est si forte, l’impression si puissante

Que je me sens soudain un p’tit peu plus vivante !

C’est une déferlante venue de l’intérieur,

Un sentiment puissant qui vient tromper mon cœur !

Ce soir, j’en suis certaine, il va passer ma porte

Cet amour de légende qui me rendra si forte !

D’aussi loin que remontent mes souvenirs d’enfant,

Je l’ai imaginé, désiré si souvent

Qu’il m’arrive parfois de croire qu’il est tout près,

Juste là à m’attendre, comme un joli secret !

C’est une certitude qui me prend au réveil,

Qui me suit tout le jour, me promet des merveilles.

Je scrute le téléphone, vérifie mes appels,

Je m’apprête de mon mieux, essaie de me faire belle.

Je répète dans ma tête tout ce que je vais lui dire,

Tous les mots, tous les gestes qui sauront le séduire !

J’imagine la romance, j’anticipe nos émois,

Sans relâche, je récris l’histoire encor’une fois !

Comme une adolescente au premier rendez-vous,

Je tourne et m’impatiente et mon cœur devient fou !

Dans mon imaginaire, la porte s’ouvre déjà,

Et nos regards se croisent, il m’ouvre enfin les bras.

Comme un feu, la passion nous emporte très loin,

C’est comme une évidence au cœur de nos destins !

Mais l’amour, on le sait, est un ange capricieux

Qui joue avec nos vies, par malice ou par jeu !

Regardez Cupidon ! Cet ange est un enfant !

Il décoche ses flèches sans penser un instant

Aux destins qu’il bouleverse, aux cœurs qu’il va briser,

Ou aux rêves qui s’envolent et aux larmes versées !

Je t’aime à en mourir, mais tu en aimes une autre,

Ou tu ne me vois pas, tes rêves sont tout autres !

Nous sommes faits l’un pour l’autre, nous sommes deux âmes sœurs,

Nos vies se croisent en vain, on s’aime, mais c’est pas l’heure,

C’est pas le bon moment, p’t’être même pas la bonne vie,

Il faudrait trop de « si » pour combler nos envies !

On peut rêver bien sûr, voir des signes, des indices

Dans un geste banal, un mot, un rire complice.

On peut, d’un joli conte, tenter d’leurrer nos cœurs,

Se bercer d’illusions, y voir comme une lueur,

On peut, sur un regard, bâtir toute une histoire

Se convaincre sur un geste qu’on a raison d’y croire,

On peut revivre mille fois l’instant d’éternité

Qui a fait basculer la raison vers l’insensé !

Mais on sait qu’à ce jeu, on est toujours perdant,

C’est rare d’être gagnant, au bal des amants !

 

 

Herrlisheim – 8 mai 2015

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