( 17 juin, 2015 )

Les étoiles filantes de ma vie

C’était pour un pari, comme on fait à 16 ans,

Un défi un peu fou qu’on se lance en riant !

Emportée par la fougue de mon adolescence,

Au premier à entrer, j’offrirais une chance !

Mes amies ont dit : NON ! Surtout pas celui là !

Il est trop dangereux, c’est toi qu’il croquera !

Mais mes yeux ont croisé l’éclat vert d’un regard,

Et au premier sourire, c’était déjà trop tard !

Mon cœur en mal d’amour d’un batt’ment s’est soumis,

Au charme ravageur, à mon tour, j’ai souri !

Quand à l’aube naissante vint le dernier baiser,

Je souriais aux anges, j’étais prête à aimer !

Mais ce premier amour, pour lui n’était qu’un jeu,

Pour lui sans conséquence, pour moi jeu dangereux !

J’ai promené ma peine pendant bien des années,

Hantée par son sourire, ses mains et ses baisers,

Et son regard brûlant m’a tenue prisonnière,

M’a poursuivie longtemps dans mes nuits solitaires !

 

Bien des années plus tard, en plein cœur de l’hiver,

Je cherchais le bonheur, au fond de quelques verres

Au hasard d’une soirée dont je n’attendais rien,

Rien d’autre que l’oubli de mon triste destin…

Perdue dans mes pensées, la tête ailleurs et le cœur lourd,

Je crois que je cherchais comme une issue de secours !

Quand mon cœur endormi, d’un rire s’est réveillé,

Quand mon regard perdu vers une flamme s’est tourné !

Au-delà de la flamme pour m’offrir du feu,

Deux yeux bleus me fixaient rieurs et malicieux…

Ainsi a commencé ce qui est à ce jour,

Sans doute mon plus ardent et mon plus bel amour !

Mais mon destin n’est pas, il est clair, d’être heureuse,

La vie m’a tout repris, c’est une garce, une menteuse !

Je l’ai haï, je crois, autant que je l’aimais

Et une partie de moi est à lui à jamais !

C’était il y a longtemps, c’était y’a plus d’vingt ans,

Mais comme dit la chanson, rien ne s’efface vraiment,

Et comme dans la chanson, il revient me chercher,

D’un coup de fil, d’un message il m’empêche d’oublier !

Je lui garde une place, une infinie tendresse,

Peut-être par amour ou par simple faiblesse !?

 

Pendant toutes ces années, quand il se jouait de moi,

J’ai trouvé dans un rêve, un sourire, une voix,

La balance idéale, la force, le réconfort

Dans les mots d’une idole, sa musique, ses accords !

Il faut dire qu’à mes yeux, ils se ressemblent tant,

Que j’aime l’un pour l’autre…ou bien inversement !

Pathétique et risible, puéril bien sûr…

…On combat comme on peut les peines et les blessures !

 

Et puis, plus récemment, dans une autre soirée,

J’ai croisé d’autres yeux qui m’ont fait chavirer !

Je n’m’y attendais pas, c’était si surprenant…

C’est pour moi ce sourire ? Wouah ! qu’est ce qu’il est craquant !

Méfiante et sur mes gardes, j’ai voulu résister,

…Jusqu’à l’instant fatal où nous avons dansé !

Ses yeux au fond des miens, ses mains posées sur moi…

Le temps s’est arrêté, j’y ai cru encore une fois !

Depuis lors on se croise, on s’observe…et j’attends !

Il m’arrive même de croire au jeu des sentiments,

Quand il cherche ma présence, quand il croise mon regard,

Ou quand certains matins, il se montre plein d’égards !

Et même si je sais que c’n’est qu’une illusion,

Je garde encore l’espoir de nouvelles émotions !

 

Voilà, ils sont tous là, les hommes de ma vie,

Ceux pour qui j’ai pleuré, ceux par qui j’ai souri,

Et si, dans d’autres lits, j’ai cherché le bonheur,

Aucun autre n’a su apprivoiser mon cœur !

Ils restent les geôliers de mon cœur enchaîné,

Les fantômes de ma vie, ma croix, ma destinée.

Et si l’un revenait, ironie de l’histoire,

Les autres ne me laiss’raient pas l’ombre d’un espoir !

Ils m’ont aimée un soir, je les aime toujours,

Car on n’guérit jamais, des blessures de l’amour !

 

 

Herrlisheim – 5 février 2015

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