( 17 juin, 2015 )

L’amour

Y a-t-il quelqu’un en ce monde qui sache ce qu’est l’amour ?

L’amour filial, l’amour pour ses enfants, ça, je sais bien !

L’amour des mots, de la nature, des belles histoires, je vois toujours !

Mais l’A – Mour, celui avec un grand A, romanesque, Hollywoodien ?

C’est la question…

A 15 ans, je le rêvais unique, éternel et passionné,

J’étais Scarlett, Angélique ou Mariane,

J’imaginais des rendez-vous secrets et des baisers volés

Sur l’envol endiablé d’une guitare tzigane !

Illusion….

A 16 ans, il était pour moi, un despote, un tyran,

Un roi cruel qui balaie tout sur son passage,

Qui nous laisse à genoux, meurtris et vides dedans

Et qui noircit nos vies et nos cœurs comme un ciel d’orage !

Déception…

A 20 ans, j’ai cru que douceur, humour et complicité

Seraient les clés d’un amour solide, durable,

Que loin du feu des étreintes passionnées,

L’amour grandirait, vieillirait, sincère et véritable !

Réclusion….

A 25, je l’ai compris, pas d’Amour sans Liberté !

Ce n’est qu’un jeu, cache-cache ou poker, mais juste un jeu !

Un pas en avant, deux en arrière, s’attendre, se chercher,

Se trouver et puis se perdre…et puis se noyer dans ses yeux !

Perversion…

A 30, c’est dans une famille, une tribu, un clan

Que j’ai pensé, enfin, construire une belle histoire !

Trouver dans la tendresse d’un amour confiant,

Le reflet de mes rêves, les rêves de ma mémoire !

Diversion….

Aujourd’hui, j’ai vieilli et le temps a passé,

Et peut-être, oui, peut-être ai-je finalement compris

Qu’au fond, jamais, je ne me suis trompée,

Que l’Amour n’est pas « un », prévisible, défini

Mais qu’il est la somme de nos rêves,  nos espoirs,

Qu’il est toutes tes musiques, qu’il est toutes mes danses,

Qu’il est exactement ce que l’on veut y voir,

Un jardin ordonné ou une jungle sombre et noire…

Et qu’il soit feu de paille ou passion dévorante,

Ou bien sage et tranquille, serein et sans surprise,

Qu’il soit jour de tempête ou lumière éclatante,

Sur une plage au soleil ou au cœur de Venise,

C’est la même destination…

Et qu’on le veuille ou non, qu’on y croie ou bien pas,

Qu’on s’y accroche, qu’on s’en défende,

Qu’on le cherche sans fin, qu’on le fuie à chaque pas,

Qu’on le vive, qu’on le rêve, qu’on le pleure ou l’attende,

On n’y échappe jamais,

       On n’y renonce jamais,

             On ne l’oublie jamais

                    Ce n’est plus la question….

 

Colmar – 4 mars 2015

 

 

 

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