( 17 juin, 2015 )

Etre elles

Y’a des soirs où vraiment, j’aimerais m’appeler Lola,

Assise au bas des marches, être cette nana là…

Dans un blouson trop grand, le regarder comme ça,

Et d’un sourire en coin l’emmener où y n’sait pas !

Prendre un air détaché, assise en face de lui,

Au café des délices, à Rome, Cadaquès ou Paris,

Le chercher du regard jusqu’au bout de la nuit,

Dans ses bras audacieux vivre une panne de mélancolie !

Comme j’aurais aimé, dans la nuit de Brighton,

Qu’il me prenne la main sur une musique des Stones

Et danser avec lui sur un air qui résonne,

Juste avant de reprendre nos routes de Madison…

Princesse désabusée qui sait, pas savoir plaire,

J’aurais appris pourtant à ne jamais me taire,

Pour apprendre à donner plus qu’un ciel entrouvert,

Pour apprendre dans ses yeux à sécher ma colère !

Au cœur de Manhattan, j’aurais pu, c’est certain

Lui montrer son étoile, lui faire choisir un train,

J’aurais pu avec lui marcher un peu plus loin,

Même si pour prendre le large, je connais pas l’chemin !

Mais je roule vers lui, et les cigales s’en foutent,

J’ai beau m’casser la voix, ça reste chacun sa route !

Où sont passés mes rêves, il ne reste que mes doutes

Et quand j’lui dis quand même…les cigales s’en foutent !

 

 

 

Colmar – 08 avril 2015

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